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English  
 LAND OF PALESTINE 
LAND OF PALESTINE / Palestine 2012 — Gaza et la résolution de l’ONU
Date of publication at Tlaxcala: 20/12/2012
Original: Palestine 2012 — Gaza and the UN resolution
Translations available: Deutsch  Español 

Palestine 2012 — Gaza et la résolution de l’ONU

Noam Chomsky Νόαμ Τσόμσκι نوآم چامسکی

Translated by  Jean-Marie Flémal

 

Un vieillard à Gaza brandissait un écriteau sur lequel on pouvait lire : « Vous prenez mon eau, incendiez mes oliviers, détruisez ma maison, confisquez mon emploi, volez ma terre, emprisonnez mon père, tuez ma mère, bombardez mon pays, nous affamez tous, nous humiliez tous mais est de ma faute : je vous ai renvoyé une roquette ! » [1]

Le message du vieil homme fournit le contexte approprié à la chronologie du tout dernier épisode de la punition cruelle infligée à Gaza. Cette chronologie est utile mais tout effort pour fixer un « début » ne pourrait que contribuer à nous induire en erreur. Les crimes remontent à 1948, lorsque des centaines de milliers de Palestiniens s’enfuirent en proie à la terreur ou furent chassés vers Gaza par les forces conquérantes israéliennes, qui continuèrent à les acheminer par camion de l’autre côté de la frontière, des années encore après le cessez-le-feu officiel. La persécution des Gazaouis a adopté de nouvelles formes quand Israël a conquis la bande de Gaza en 1967. De source érudite israélienne très récente, nous apprenons que le but du gouvernement était de chasser les réfugiés vers le Sinaï et, si la chose était faisable, le reste de la population aussi.

Les expulsions de Gaza s’effectuèrent sous les ordres directs du général Yeshayahu Gavish, chef du Commandement du Sud. Les expulsions de la Cisjordanie furent bien plus extrêmes et Israël recourut à divers moyens pour empêcher le retour des gens expulsés, en violation directe des ordres du Conseil de sécurité. Les raisons en furent clairement expliquées lors d’une discussion interne qui eut lieu tout de suite après la guerre. Golda Meir, qui, plus tard, allait devenir premier ministre, informa ses collègues du Parti travailliste qu’Israël devait garder la bande de Gaza « tout en se débarrassant de ses Arabes ». Le ministre de la Défense Dayan et d’autres se dirent d’accord. Le Premier ministre Eshkol expliqua que les personnes expulsées n’auraient pas le droit au retour parce que « nous ne pouvons accroître la population arabe en Israël » — faisant allusion aux territoires occupés de fraîche date et déjà considérés tacitement comme faisant partie d’Israël. En accord avec cette façon de voir, toutes les cartes d’Israël furent modifiées, en effaçant la Ligne verte (les frontières reconnues internationalement), bien que leur publication eût été reportée afin de permettre à l’ambassadeur à l’ONU, Abba Eban, d’en arriver à ce qu’il appelait « une impasse favorable » au sein même de l’Assemblée générale, en dissimulant les intentions d’Israël. [2]

Les objectifs peuvent avoir survécu et pourrait constituer un facteur contribuant aux réticences égyptiennes à ouvrir la frontière et autoriser ainsi le passage des personnes et des marchandises barrées par le siège israélien soutenu par les États-Unis.

L’actuelle reprise de la violence américano-israélienne date de janvier 2006, quand les Palestiniens votèrent « de la façon qui ne convenait pas », lors des premières élections libres du monde arabe. Israël et les États-Unis réagirent immédiatement en recourant à des sanctions très dures contre ces mécréants et en préparant un coup d’État militaire visant à renverser le gouvernement élu – une procédure routinière. La punition fut radicalement intensifiée en 2007, quand la tentative de coup d’État avorta et que le gouvernement élu du Hamas établit son plein contrôle sur Gaza.

La version standard de ces événements est plus anodine, par exemple, dans le New York Times du 29 novembre : « Le Hamas est entré en politique en préparant des élections et en les remportant dans les territoires occupés, en 2006. Mais il n’a pas été en mesure de gouverner, face à l’opposition occidentale et, en 2007, c’est par la force qu’il a pris le pouvoir dans la bande de Gaza, accentuant encore un peu plus la scission politique [avec le Fatah et l’Autorité palestinienne]. » [3]

Ignorant les propositions immédiates de trêve du Hamas après les élections de 2006, Israël lança des attaques qui tuèrent 660 Palestiniens en 2006, la plupart étant des civils et un tiers des mineurs d’âge. L’escalade des attaques en 2007 tua 807 Palestiniens, dont 360 civils et 152 mineurs d’âge. Les Nations unies rapportent que 2879 Palestiniens furent tués par les tirs israéliens entre avril 2006 et juillet 2012, et que quelques dizaines d’Israéliens perdirent la vie suite à des tirs en provenance de Gaza. [4]

Une trêve conclue en 2008 fut honorée par le Hamas jusqu’à ce qu’Israël la rompît en novembre. Ignorant de nouvelles propositions de trêve, Israël lança son opération Plomb durci, particulièrement criminelle, en décembre. C’est ainsi que les problèmes se sont poursuivis, dans le même temps que les États-Unis et Israël s’obstinent toujours à rejeter les appels du Hamas en faveur d’une trêve à long terme et d’un arrangement politique conformément au consensus international concernant une solution à deux États que les États-Unis bloquent depuis 1976, date à laquelle ils s’étaient opposés à une résolution à cet effet du Conseil de sécurité, résolution introduite par les principaux États arabes.

Fin 2012, les États-Unis déployèrent d’intenses efforts pour bloquer une résolution de l’Assemblée générale visant à rehausser le statut de la Palestine pour en faire un « État observateur non membre ». Les efforts échouèrent, laissant les États-Unis dans leur habituel isolement international, le 29 novembre, quand la résolution fut adoptée par une majorité écrasante, le jour anniversaire du vote de l’Assemblée générale, en 1947, sur la partition. [5] Les raisons avancées en toute franchise par Washington pour son opposition à la résolution étaient révélatrices : La Palestine pourrait approcher la Cour pénale internationale à propos des crimes israéliens soutenus par les États-Unis, crimes qui ne peuvent être examinés par un tribunal pour des raisons bien trop évidentes. Une seconde inquiétude, rapportée par le New York Times, était que « les Palestiniens pourraient utiliser le vote pour chercher à être membres de certaines agences spécialisées des Nations unies », ce qui pourrait amener Washington à ne plus financer ces organisations internationales, comme il a d’ailleurs annulé son financement de l’Unesco en 2011, quand cette dernière osa accueillir la Palestine en tant que membre. Le maître ne tolère en aucun cas la désobéissance. [6]

Israël avait prévenu qu’il allait « verser dans la folie » (« yishtagea ») si la résolution était adoptée, rappelant ainsi ses avertissements des années 1950 prétendant qu’il allait « devenir fou » si on le trahissait – cela n’avait guère de sens à l’époque, mais cela en a beaucoup plus aujourd’hui. [7] Et, en effet, quelques heures après le vote de l’ONU, Israël annonçait sa décision de poursuivre ses implantations dans la zone E1 (reliant le Grand Jérusalem considérablement agrandi et annexé illégalement à la ville de Ma’aleh Adumim, considérablement agrandie elle aussi sous Clinton après les accords d’Oslo) en y ajoutant des terres s’étendant quasiment jusque Jéricho et coupant effectivement en deux la Cisjordanie si le corridor de la zone E1 devait être fermé par des implantations. [8] Avant Obama, les présidents américains avaient contrecarré les efforts d’Israël en vue d’étendre ses colonies illégales à la région E1, de sorte qu’il fut obligé de recourir à des mesures rapides, comme la création d’un poste de police dans la zone. Obama a davantage soutenu les actions criminels d’Israël que ses prédécesseurs et il reste à voir s’il s’en tiendra à un petit coup sur le poignet accompagné d’un clin d’œil, comme avant.

Israël et les États-Unis insistent en disant que des « négociations directes » sont la seule « voie vers la paix ». Ils insistent également sur l’importance de conditions préalables. Tout d’abord, les négociations doivent avoir lieu sous la direction des États-Unis, ce qui a autant de sens que de demander à l’Iran de se charger de la médiation dans les conflits entre sunnites et chiites en Irak. De véritables négociations auraient lieu sous les auspices de quelque partie neutre et avec l’affirmation du respect international, peut-être le Brésil, et elles se dérouleraient avec les États-Unis et Israël d’un côté de la table et la majeure partie du reste du monde de l’autre côté. Une deuxième condition préalable, laissée tacite, serait que l’expansion des colonies israéliennes pourrait se poursuivre sous l’une ou l’autre forme (comme cela s’est produit, par exemple, durant la « suspension » officielle de dix mois), alors que Washington exprimerait sa désapprobation tout en continuant à fournit le soutien requis.

L’appel à des « négociations directes » sans substance est une vieille tactique d’Israël visant à empêcher des démarches vers un arrangement diplomatique qui entraverait ses projets expansionnistes. Après la guerre de 1967, le diplomate respecté Abba Eban, à qui on avait confié cette tâche, fut hautement apprécié par Golda Meir et d’autres collègues du Parti travailliste au pouvoir pour ses succès aux Nations unies lorsqu’il avait fait avancer « la stratégie de pacification d’Israël », consistant en fait à semer la confusion et à retarder au maximum les choses, qui finit par « acquérir l’ampleur d’une véritable politique étrangère de tromperie », comme elle est décrite par l’érudit israélien Avi Raz dans une examen détaillé de rapports internes. [9] À l’époque, cette tactique irrita grandement les hauts responsables américains, qui protestèrent avec véhémence, quoique sans effet. Mais beaucoup de choses ont changé depuis, et particulièrement après que Kissinger eut repris le contrôle de la politique et que les États-Unis se furent grandement écartés du monde à propos d’Israël et de la Palestine.

La pratique du « report à plus tard » remonte aux plus anciennes implantations sionistes, qui cherchaient à « créer des faits établis » sur le terrain tout en entretenant l’obscurité sur leurs objectifs. Même l’appel à un « Commonwealth juif » ne fut jamais officialisé par l’organisation sioniste avant une certaine réunion de mai 1942 qui se tint à l’hôtel Biltmore, à New York.

Pour en revenir à Gaza, un élément de la torture sans répit infligée à son peuple consiste en la « zone tampon » créée par Israël à l’intérieur de Gaza même et dont l’entrée est interdite aux Gazaouis. Elle représente près de la moitié des terres arables déjà limitées de Gaza, affirme Sara Roy, l’éminente spécialiste universitaire de Gaza. De septembre 2005, après qu’Israël eut transféré ses colons vers d’autres régions des territoires occupés, à septembre 2012, les forces de sécurité israéliennes ont tué 213 Palestiniens dans cette zone, y compris 154 personnes qui ne participaient aucunement aux hostilités et dont 17 étaient des enfants. [10]

De janvier 2012 au déclenchement par Israël de sa dernière frénésie meurtrière, le 14 novembre – l’opération Pilier de défense – on rapporte qu’un seul Israélien a été tué par des tirs en provenance de Gaza, alors que 78 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens. [11]

L’histoire tout entière est évidemment plus complexe et considérablement plus horrible.

La première action de l’opération Pilier de Défense consista à assassiner Ahmed Jabari. Aluf Benn, rédacteur en chef de Ha’aretz, le décrit comme un « sous-traitant » d’Israël et comme un « garde frontalier » à Gaza, ajoutant qu’il a assuré un calme relatif à Gaza pendant plus de cinq ans. [12] Le prétexte de son assassinat fut que, durant ces cinq années, Jabari avait créé une force militaire du Hamas, dotée de missiles en provenance de l’Iran. [13] Tout simplement, si la chose est vrai, on n’en savait rien le 14 novembre.

Une raison plus crédible a été fournie par le militant israélien pour la paix, Gershon Baskin, qui avait été impliqué dans des négociations directes avec Jabari durant des années, négociations comprenant des plans en vue de la libération du soldat israélien capturé, Gilad Shalit. Baskin rapporte que, quelques heures avant l’assassinat de Jabari, « il avait reçu une ébauche d’un accord de paix permanent avec Israël comprenant des mécanismes de maintien du cessez-le-feu dans le cas d’une conflagration entre Israël et les factions de la bande de Gaza ». Une trêve était en place, à ce moment, et elle avait été déclarée par le Hamas le 12 novembre. Apparemment, Israël tira parti de la trêve, rapporte Reuters, pour attirer l’attention sur la frontière syrienne dans l’espoir que les dirigeants du Hamas relâcheraient leur surveillance et qu’il serait donc plus aisé de commettre un assassinat. [14]

Tour au long de ses années, Gaza a été maintenue dans une situation de stricte survie, emprisonnée à tous les niveaux : terrestre, maritime et aérien. La veille de la dernière attaque, l’ONU rapportait que 40 % des médicaments essentiels et plus de la moitié des fournitures médicales essentielles étaient hors stock. [15] L’une des premières photos de la série de documents horribles envoyés depuis Gaza en novembre montrait un médecin tenant le corps carbonisé d’un enfant mort. Cette photo en particulier avait une résonance personnelle. Ce médecin est directeur et chirurgien en chef à l’hôpital de Khan Yunis, que j’avais visité quelques semaines plus tôt. Dans ma relation de ce voyage, je parlais de sa demande vibrante et médicaments et d’équipements chirurgicaux, lesquels faisaient désespérément défaut. Cela fait partie des crimes du siège américano-israélien, avec la complicité de l’Égypte.

Les chiffres des décès lors de l’épisode de novembre se situaient dans la normale : plus de 160 Palestiniens tués, y compris de nombreux enfants, et 6 Israéliens. Au nombre des morts figuraient trois journalistes. La justification officielle d’Israël annonçait : « Les cibles sont des personnes en rapport avec des activités terroristes. » Parlant de ces « exécutions » dans le New York Times, David Carr fait remarquer que « cela revenait à ceci : tuer des membres des médias d’information peut se justifier par une expression aussi amorphe que ‘en rapport avec des activités terroristes’ ». [16]

La destruction massive fut concentrée intégralement sur Gaza. Israël utilisa des équipements militaires américains de pointe pour ses massacres et ses destructions et s’appuya sur le soutien diplomatique américain, qui comprenait l’habituelle intervention américaine destinée à bloquer l’appel au cessez-le-feu du Conseil de sécurité de l’ONU. [17]

Avec chaque exploit de ce genre, l’image de marque d’Israël dans le monde subit une érosion. Les images de terreur et de destruction et le caractère même du conflit ne laissent que d’infimes parcelles de crédibilité du côté d’une armée qui se prétend « la plus morale du monde », du moins chez les gens qui ont les yeux en face des trous.

Les prétextes de l’agression étaient également les prétextes habituels. Nous pouvons laisser de côté les déclarations prévisibles des responsables d’Israël et de Washington, mais même des personnes décentes demandent ce qu’Israël devrait faire quand il est attaqué par un barrage de missiles. C’est une question honnête et on peut y répondre de façon très directe.

Une réponse pourrait être qu’il convient de respecter les lois internationales, qui autorisent le recours à la force sans l’accord du Conseil de sécurité dans un seul et unique cas : en autodéfense après avoir informé le Conseil de sécurité d’une attaque armée, et après que le Conseil a pris acte de la chose (Charte de l’ONU, article 51). Israël sait très bien tout cela. C’est la façon de faire à laquelle il a recouru lors du déclenchement de la guerre de juin 1967 (guerre des Six-Jours) mais, bien sûr, l’appel d’Israël fut non avenu quand on apprit très vite, avec certitude, que c’était Israël qui avait déclenché l’attaque. Israël n’a pas suivi ce cours en novembre, sachant bien ce qui aurait été révélé lors d’un débat au sein du Conseil de sécurité.

Une autre réponse très pertinence serait de se mettre d’accord sur une trêve, et la chose aurait été très possible juste avant le lancement de l’opération, le 14 novembre, comme elle l’aurait souvent été auparavant aussi.

D’autres réponses vont beaucoup plus loin. Par coïncidence, un exemple fait justement l’objet d’une discussion dans le dernier numéro du journal National Interest. Les auteurs, les spécialistes de l’Asie Raffaello Pantucci et Alexandros Petersen, décrivent la réaction de la Chine après les émeutes dans la province occidentale du Xinjiang, « au cours desquelles des bandes de Ouigours ont défilé à travers la ville et ont battu à mort d’infortunés Han [chinois] ». Le président chinois Hu Jintao a rapidement rallié la province en avion, afin de prendre les choses en main, des hauts responsables de la sécurité ont été limogés et toute une série de projets de développement ont été entrepris afin de traiter les causes sous-jacentes des troubles. [18]

À Gaza aussi, une réaction civilisée est possible. Les États-Unis et Israël pourraient mettre un terme à l’incessante et impitoyable agression et ouvrir les frontières, et s’occuper de la reconstruction – et, si la chose était imaginable, des réparations suite à des décennies de violence et de répression.

L’accord de cessez-le-feu déclarait que les mesures destinées à concrétiser la fin du siège et le ciblage des résidents dans les zones frontalières « seraient traitées 24 heures après le début du cessez-le-feu. » Il n’y a aucun signe de démarche en ce sens. Pas plus qu’il n’y a d’indication d’une volonté de la part des États-Unis et d’Israël de mettre un terme à leur politique consistant à séparer Gaza de la Cisjordanie – en violation des accords d’Oslo –, de mettre un terme aux implantations illégales de colonies et aux programmes de développement tout aussi illégaux en Cisjordanie, lesquels visent à rendre impossible tout accord politique, ni non plus d’abandonner de quelque manière que ce soit la politique de rejet des dernières décennies.

Un jour ou l’autre, et il faudrait que ce soit bientôt, le monde répondra au vœu exprimé par l’éminent défenseur gazaoui des droits de l’homme, Raji Sourani, alors qu’une fois de plus, des bombes pleuvaient sur des civils sans défense à Gaza : « Vous réclamons la justice et nous demandons des comptes. Nous rêvons d’une vie normale, dans la liberté et dans la dignité. » [19]


Notes
[1] http://www.independent.co.uk/voices/comment/the-war-between-israel-and-hamas-has-its-roots-in-britains-shameful-betrayal-of-the-palestinians-8327052.html.
[2] Avi Raz, The Bride and the Dowry (La mariée et sa dot), (Yale, 2012).
[3]
http://www.nytimes.com/2012/11/29/world/middleeast/leader-of-hamas-calls-for-palestinian-unity.html?src=twrhp.
[4] Slater, International Security, novembre-décembre 2012.
http://www.economist.com/blogs/pomegranate/2012/11/israel-and-palestinians.
[5]
http://www.un.org/News/Press/docs/2012/ga11317.doc.htm.
[6]
http://www.nytimes.com/2012/11/29/world/middleeast/us-and-israel-look-to-limit-impact-of-palestinian-authority-upgrade.html.
[7] Barak Ravid, Ha’aretz, 26 octobre, sous le titre « Yisrael Mazhira et Ha-Olam: Ba’al Habayit Yishtagea » (« Israël prévient le monde : le chef de ménage va devenir fou »).
http://www.haaretz.co.il/news/politics/1.1850595
[8] http://topics.nytimes.com/top/news/international/countriesandterritories/israel/index.html.
[9] Raz, op. cit.
[10] Roy, http://www.bostonglobe.com/opinion/2012/11/23/roy/sctFniw6Wn2n9nTdxZ91RJ/story.html?s_campaign=8315. http://www.nytimes.com/2012/11/24/world/middleeast/israel-gaza-conflict.html?ref=global-home.
[11] Ibid.
[12] http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/israel-killed-its-subcontractor-in-gaza.premium-1.477886.
[13] http://www.nytimes.com/2012/11/18/world/middleeast/arms-with-long-reach-bolster-hamas.html?_r=0.
[14] http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/israeli-peace-activist-hamas-leader-jabari-killed-amid-talks-on-long-term-truce.premium-1.478085. http://www.theatlantic.com/international/archive/2012/11/who-started-the-israel-gaza-conflict/265374/. http://www.nytimes.com/reuters/2012/11/15/world/middleeast/15reuters-palestinians-israel-deception.html?scp=5&sq=bronner+Jaabari&st=nyt.
[15] Mads Gilbert, 11-17-12.
[16] http://www.nytimes.com/2012/11/26/business/media/using-war-as-cover-to-target-journalists.html?_r=0.
[17] http://www.foxnews.com/world/2012/11/20/us-blocks-un-security-council-call-for-gaza-cease-fire-as-unbalanced-against/.
[18] http://nationalinterest.org/article/chinas-inadvertent-empire-7615.
[19] http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2012/11/20121117115136211403.html.





Courtesy of Plateforme Charleroi-Palestine
Source: http://chomsky.info/articles/20121201.htm
Publication date of original article: 01/12/2012
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=8832

 

Tags: PalestineGazaIsraëlONUCrimes sionistesRésistance palestinienneHamas
 

 
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