viagra online

http://www.newmoney.gov/newmoney/image.aspx?id=136


TLAXCALA تلاكسكالا Τλαξκάλα Тлакскала la red internacional de traductores por la diversidad lingüística le réseau international des traducteurs pour la diversité linguistique the international network of translators for linguistic diversity الشبكة العالمية للمترجمين من اجل التنويع اللغوي das internationale Übersetzernetzwerk für sprachliche Vielfalt a rede internacional de tradutores pela diversidade linguística la rete internazionale di traduttori per la diversità linguistica la xarxa internacional dels traductors per a la diversitat lingüística översättarnas internationella nätverk för språklig mångfald شبکه بین المللی مترجمین خواهان حفظ تنوع گویش το διεθνής δίκτυο των μεταφραστών για τη γλωσσική ποικιλία международная сеть переводчиков языкового разнообразия Aẓeḍḍa n yemsuqqlen i lmend n uṭṭuqqet n yilsawen dilsel çeşitlilik için uluslararası çevirmen ağı la internacia reto de tradukistoj por la lingva diverso

 14/07/2014 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 UMMA 
UMMA / Bienvenue au printemps kurde
Date of publication at Tlaxcala: 07/08/2012
Original: Welcome to the Kurdish Spring
Translations available: Português  Español 

Bienvenue au printemps kurde

Pepe Escobar

Translated by  Pétrus Lombard

 

Codifiée par Ahmet Davutoglu, ministre des Affaires étrangères, la politique étrangère turque est connue habituellement sous le nom de « zéro problèmes avec nos voisins ». Quand la Turquie a commencé à exiger le changement du régime en Syrie, elle s'est transformée en « problème de premier ordre avec l'un de nos voisins » (même le coriace Davutoglu lui-même a publiquement admis que le changement politique avait échoué).


À présent, dans encore un autre retournement, elle devient « toutes sortes de problèmes avec deux de nos voisins ». La question kurde, tabou ultime d'Ankara, s’ingère inévitablement.

Ankara avait l’habitude de chasser et bombarder systématiquement la guérilla du PKK kurde passant d'Anatolie vers le Kurdistan irakien. Il se pourrait bien désormais qu’elle se positionne pour faire la même chose dans le Kurdistan syrien.

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a foncé bille en tête à la télévision turque : « Nous ne permettrons pas à un groupe terroriste d’installer des camps dans le nord de la Syrie et de menacer la Turquie. »

Il faisait allusion au Parti démocratique kurde (PDK) syrien – parti frère du PKK. Après un accord discret avec le régime d'Assad à Damas, le PDK contrôle désormais les régions clés du nord de la Syrie.

Comme ça, Ankara peut fournir une assistance logistique aux dizaines de milliers de « rebelles » syriens de l'OTAN, qui comprennent de nombreux « insurgés » arabo-sunnites inconditionnels, connus antérieurement sous le nom de terroristes. Mais, à partir du moment où les Kurdes syriens – qui font partie de l'opposition syrienne – montrent une certaine indépendance, ils retournent immédiatement à l’état de « terroristes ».

C’est entièrement conditionné par le cauchemar immédiat d'Ankara ; la perspective d'un Kurdistan syrien semi-autonome, très étroitement lié au Kurdistan irakien.

Suivez le pétrole

Ce rapport suédois [1] contient sans doute la meilleure analyse sur l'opposition syrienne hyper-fragmentée. Les « rebelles » sont dominés par le poids lourd en exil du Conseil national syrien et ses milices de style hydre, plus de 100 gangs composant l’armée syrienne pas exactement libre (ASL).

Mais il y a aussi bien d'autres éléments : socialistes, marxistes, nationalistes laïques, islamistes, plus le Conseil national kurde (CNK), une coalition de 11 partis très proche du gouvernement du Kurdistan irakien, et le PDK.

Le CNK et le PDK peuvent se chamailler à propos de tout le reste, mais ils sont fondamentalement d'accord sur l'essentiel : la guerre civile en Syrie ne doit pas toucher le Kurdistan syrien. Après tout, quand il s'agit des aspects pratiques, ils ne sont ni pro-Assad, ni pro-opposition, ils privilégient leurs intérêts kurdes. L'accord a été scellé sous les auspices de leurs cousins, les Kurdes irakiens. Et ça explique pourquoi ils ont désormais le plein contrôle d’une enclave, de facto kurde, dans le nord de la Syrie. Pour autant que la paranoïa turque puisse s’appliquer, elle est longue et sinueuse, la route allant d'une région semi-autonome à un Kurdistan indépendant, réunissant les Kurdes syriens et irakiens – sans mentionner, à long terme, les Kurdes turcs. Mais la moitié d'un possible futur Kurdistan indépendant serait de fait turque. Le cauchemar actuel d'Ankara est que les Kurdes irakiens et syriens les plus proches communiquent la joyeuse agitation aux Kurdes turcs, en Anatolie.

Mais les priorités divergent : pour les Kurdes d'Irak, être indépendants de Bagdad est la seule chose qui compte. Après tout, ils ont un tas de pétrole. D'autre part, le Kurdistan syrien n'en a pas. Ce qui l'exclut de tout rôle dans le Pipelineistan régional.

Cela concerne surtout les deux objectifs stratégiques, les pipelines pétrolier et gazier allant de Kirkouk à Ceyhan – un accord direct entre Ankara et les Kurdes d'Irak, qui, en théorie, court-circuite Bagdad.

Eh bien, pas vraiment. Car Bagdad a clairement fait savoir qu’il n’est pas question que ces pipelines soient opérationnels sans que le gouvernement central en obtienne une tranche assez importante ; après tout, il paie 95% du budget du Kurdistan irakien.
 

Montrez-moi votre pièce d’identité de terroriste

Massoud Barzani, le président du Kurdistan irakien, a dit à Al-Jazeera [2] que, oui, ils forment les Kurdes de Syrie qui désertent de l'armée syrienne pour défendre leur enclave de facto. C’est Barzani qui a supervisé l'l'accord clé, scellé à Erbil le 11 juillet, qui a conduit les forces d'Assad à se retirer du Kurdistan syrien.

Ce qui est décrit comme des « villes libérées » [3] est désormais « gouverné conjointement » par le PDK et le CNK. Ils ont formé ce qu'ils appellent l'Organe suprême kurde.

On ne peut jamais sous-estimer la capacité des Kurdes à se tirer dans le pied (et ailleurs). Pourtant, on peut aussi imaginer que tout ce frénétique cross-country kurde a de quoi terrifier pas mal de gens à Istanbul et Ankara. Ertuğrul Özkök [4], chroniqueur au quotidien Hurriyet, ne s'est pas trompé : “ Ce sont les Arabes qui se battent et les Kurdes qui gagnent. ” Le printemps kurde est à portée de main. Et il toque déjà aux frontières de la Turquie.

Davutoglu a dû le voir arriver. Quand une ancienne politique étrangère « zéro problème » évolue en sanctuaire pour l’opposition armée à un gouvernement voisin, vous allez forcément avoir des ennuis.

Surtout quand ça commence à vous démanger d’occire les « terroristes » vivant sur le territoire de votre voisin – même si vos alliés occidentaux les considèrent comme des « combattants de la liberté ». En attendant, vous soutenez activement les djihadistes salafistes – les « insurgés » connus autrefois sous le nom de terroristes – allant et venant à travers vos frontières.

Un Erdogan de plus en plus imprévisible a invoqué un « droit naturel » [5] à combattre les « terroristes ». Mais ils doivent d'abord produire une pièce d'identité : Si ce sont des Arabes sunnites, ils s'en tireront. Si ce sont des Kurdes, ils mangeront du plomb.
 

Notes

  1. Voir ici.

  2. Les Kurdes irakiens entraînent leurs frères syriens, Al-Jazeera, 23 juillet 2012.

  3. Voir Selon le chef du PDK, les forces Peshmergas du Kurdistan irakien seront appelées en Syrie en cas de besoin, Kurd Net, 26 juillet 2012.

  4. Le printemps arabe s'est transformé en le printemps kurde, Hurriyet Daily News, 27 juillet 2012.

  5. Le premier ministre déclare que l'intervention en Syrie est un « droit naturel », Hurriyet Daily News, 27 juillet 2012.





Courtesy of Alterinfo
Source: http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/NG28Ak02.html
Publication date of original article: 28/07/2012
URL of this page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=7906

 

Tags: KurdistanSyrieTurquieIrak
 

 
Print this page
Print this page
  Send this page
Send this page


 All Tlaxcala pages are protected under Copyleft.