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 25/09/2018 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 CULTURE & COMMUNICATION 
CULTURE & COMMUNICATION / Douce France
Date of publication at Tlaxcala: 02/05/2006
Original: Dulce Francia
Translations available: English 

De Charles Trenet à Jean Ferrat: deux chansons emblématiques qui montrent les deux visages de la République française
Douce France

Manuel Talens (1948-2015)

Translated by  Paz Gómez Moreno
Edited by  Salim Lamrani

 

Au début de ce mois d’avril, au cours d’une interview pour la chaîne de télévision latino-américaine TeleSUR réalisée dans le but d’accompagner les images des manifestations et des émeutes, ayant eu lieu en France, contre la malheureuse loi du CPE (Contrat nouvelle embauche), je me suis réjoui du courage du peuple français, le seul en Europe étant encore capable de résister à quelques-unes des attaques les plus insolentes du néolibéralisme.

Le peuple français avait déjà démontré son assurance, l’année dernière, lorsqu’il a porté le coup de grâce, par référendum, à un projet de Traité constitutionnel européen qui aspirait à implanter l’économie capitaliste en tant que thème suprême du Traité, sous couvert de démocratie occidentale. Et cela même quand ce texte insupportable sorti de la plume du dinosaure politique Valéry Giscard d’Estaing [1], avait déjà été accepté aussi bien par la droite au pouvoir à l’Élysée que par l’appareil politique officiel du puissant Parti socialiste (PS), la gauche caviar. Cela vaut la peine de rappeler que quelques semaines avant le “NON” français, le peuple espagnol avait accepté, sans broncher, cette même pilule, administrée dans ce cas par la ”gauche caviar” du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) [2], et neuf autres pays de l’UE (L’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Slovaquie, la Slovénie, la Grèce, la Hongrie, l’Italie et la Lituanie) venaient également d’adopter –soit par référendum soit par décision parlementaire - le projet du Traité constitutionnel européen.

Partout dans le monde on a aussi parlé de l’Hexagone pendant les mois de novembre et de décembre 2005, quand les jeunes sans avenir des banlieues ont découvert- peut-être sans le vouloir- une nouvelle forme de lutte de classe en brûlant, pendant plusieurs semaines, le symbole métaphorique du capitalisme corporatif occidental : l’automobile [3,4]. La loi du CPE, imposée par la suite à l’Assemblée nationale par le Premier ministre Dominique de Villepin, sans que des pourparlers préalables aient été engagés, était justement le remède par lequel le gouvernement cherchait à résoudre les problèmes à l’origine des émeutes. Ce remède a été, comme on dit en espagnol, plus mauvais que la maladie, car il imposait par le biais du Parlement une précarité du travail n’étant auparavant, sans cette loi, qu’un excès toléré par lequel la patronal capitaliste s’arrogeait le droit de soumettre des millions de jeunes et de moins jeunes à un état de prolétarisation continuelle et d’incertitude, les privant d’un travail avec avenir [5].

La France, pays qui conserve dans les gênes de la mémoire les images de l’indescriptible Mai 1968, a redonné l’exemple au monde en 2006, en battant le jusqu’à présent charismatique Villepin et brisant, en quelques semaines, son parcours ascendant imparable, qui aurait pu l’amener à la Présidence aux prochaines élections de 2007 [6].

Le côté obscur de la République française

Dans un récent message électronique envoyé à sa liste de contacts, l’écrivain belge Michel Collon s’étonne des opinions déformées qu’ont les New-yorkais sur la France, car dans un reportage télévisé passé à ARTE les interviewés avançaient des généralités telles que “ La France est un pays socialiste ”, “ Les Français sont toujours en vacances” ou “les jeunes manifestants contre le CPE attendent que le gouvernement leur trouve un travail au lieu de le chercher eux-mêmes ” [7]. M. Collon se demande quelle image déformée donnent les médias étasuniens des Français? Les médias internationaux, pas seulement aux États-Unis mais partout dans le monde, sont actuellement aux mains de multinationales et sont devenus les nouveaux missionnaires du capitalisme corporatif [8,9] ; par conséquent, ils transmettent l’image qui convient à leur intérêt, jamais l’image de la réalité. 

Le meilleur moyen pour que rien ne change en France consiste à la présenter à l’opinion publique mondiale comme un pays capable de vaincre la globalisation néo-libérale par des manifestations dans les rues, une vision qui est absolument faussée, mais qui sert à engourdir la bonne conscience du mouvement altermondialiste, pendant que les politiciens professionnels et leurs partenaires corporatistes continuent de détruire la fonction de l’état de bien-être.
 

 
 Le cri, par Juan Kalvellido

Est-t-il alors logique d’admirer la République française en qualité d’appareil institutionnel ? Je ne le crois pas, car le fait d’admirer le courage social de certains personnages de la gauche extraparlementaire gauloise, comme le syndicaliste José Bové, ou la vision de ces millions de Français solidaires qui n’hésitent pas à descendre dans la rue pour protester, est complètement différent au fait de croire que, dans la pratique, la valeur de leur geste (même si elle est énorme, pourvu que le reste des occidentaux fassions comme eux !) ne soit rien de plus qu’un remède chez un malade souffrant de cancer. Un remède qui peut atténuer sa souffrance, mais pas plus, car le seul espoir réel d’une guérison effective est celui de l’élimination chirurgicale du mal. La France, comme la plupart des pays, souffre du capitalisme et la défaite du CPE ne fera pas pencher la balance du côté des personnes les plus défavorisées. Autrement dit, les lois et les politiciens changent, mais le système demeure. Il est possible que Dominique de Villepin pleure et crie aujourd’hui, avec amertume, son revers à la manière de Munch exprimée par Juan Kalvellido dans la vignette précédente, mais demain son poste sera occupé par un autre de ses collègues, aussi néfaste que lui et cela continuera comme si rien ne s’était passé. 

La République française, c’est connu, est née d’une révolution dont l’objectif essentiel était celui d’en finir avec le féodalisme le remplaçant par l’ordre de la bourgeoisie et malheureusement, cela se voit. C’est toujours la même République qui a rétabli l’esclavage, à l’origine aboli dans sa colonie haïtienne, de sorte que le petit pays des Caraïbes a dû conquérir son indépendance par la violence ; la même République qui s’est opposée à la Commune, a puni Dreyfus, a collaboré avec le nazisme, a fait une sale guerre en Algérie, s’est déshonorée en Indochine [10], a écrasé Mai 1968, a porté atteinte à Greenpeace, a fait exploser des bombes atomiques au Pacifique, maintient encore une armée coloniale en Afrique et a accompagné récemment les Etats-Unis lors de l’indécent coup d’État contre le Président constitutionnel d’Haïti, Jean Bertrand Aristide. En ce qui concerne l’idéal de solidarité entre les êtres humains, la République française est une véritable calamité.

De Robespierre à M. Chirac les formes ont évolué, mais pas le fond. Les révolutionnaires bourgeois ne cherchaient pas à améliorer le monde, mais seulement les prérogatives de la classe sociale à laquelle ils appartenaient. Ni Chirac et encore moins Mitterrand, le représentant parfait de la social-démocratie, la corruption de l’idéal socialiste qui accepte le capitalisme et dénature ainsi la gauche, la transformant en un simple slogan servant à gagner des élections inutiles. Il est vrai que, s’il faut choisir le moins mauvais parmi les pires, il vaudra toujours mieux avoir comme Président un Mitterrand qu’un Chirac, mais c’est tout car la limite qui sépare l’injustice sociale de la redistribution démocratique de la richesse n’a jamais été en danger, ni avec Mitterrand, ni avec Chirac.

La nostalgie de Charles Trenet

Comme d’habitude, ce sont peut-être les artistes qui ont toujours le mieux exprimé la réalité de l’environnement où ils sont nés et morts. Bernal Díaz del Castillo, Victor Hugo, S. M. Eisenstein ou Pablo Picasso nous ont laissé des monuments impérissables permettant d’analyser dialectiquement les conditions socio-économiques de leur époque. Cependant, je ne vais pas m’occuper dans ces écrits considérés par les papes de la culture comme des “chefs d’œuvre ”, mais plutôt de deux chansons toutes simples, apparemment insignifiantes - Qui serait l’insensé qui a classé la chanson populaire comme imitation de l’art? - qui, toutefois, définissent magnifiquement l’idéologie de la République en tant qu’appareil du pouvoir : La première –Douce France- du point de vue flatteur de la bourgeoisie et la seconde –Ma France- du point de vue de la gauche révolutionnaire. 

N’importe quel texte filmique, pictural ou littéraire, “est” ce qu’il dit, indépendamment du réalisateur, du peintre ou de l’écrivain qui l’a produit. Et, sauf de manière anecdotique, le fait de se baser sur des renseignements relatifs à la biographie de son auteur pour son analyse est une supercherie. C’est vrai que le grand chansonnier Charles Trenet (1913-2001) [11], compositeur de La Mer et de Douce France – deux des chansons les plus connues de l’histoire de la chanson française - est né au sein d’une famille aisée. Son père était notaire, ce qui a permis au petit Charles d’avoir accès à la culture dans une époque particulièrement difficile pour les classes les plus défavorisées et, certes, ce détail peu insignifiant, a contribué au fond idéologique de Douce France qui comme le lecteur peut le vérifier ci-dessous, met nostalgiquement l’accent sur ses souvenirs familiers, mais sans les dépasser. Ce n’est pas pour rien que l’on a dit que la nostalgie, qui entraîne une bonne conscience exempte de critique, est un sentiment à droite. Tout en Douce France (écrite en 1934, lors du gouvernement de Vichy) est à l’eau de roses : le chemin de l’école, les paysages, les maisons, l’horizon. Et que dire de à “l’insouciance”, ce terrible mot qui lui échappe inconsciemment, au beau milieu des vers, comme un lapsus freudien ? Mais oublions un instant Charles Trenet pour nous concentrer sur la “voix narrative” qui raconte l’histoire, en réalité c’est cet “appareil de communication” qui parle au lecteur/auditeur et dans cette chanson elle représente la voix de la bourgeoisie française. Ses mots chargés de gaieté habitent la no man’s land de l’autosatisfaction narcissique et dévoilent l’égoïsme héréditaire bourgeois, son incapacité à comprendre ou à se révolter face aux inégalités sociales qui jalonnent la pustule capitaliste. La France qui s’ouvre en rythme de Douce France est le pays des merveilles, le jardin de l’Eden, l’idée hallucinatoire que l’appareil étatique de la République française a de soi-même, ses airs de grandeur, son égotisme et la vacuité de sa rhétorique des droits de l’homme, de la démocratie, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

Douce France [12]

Il revient à ma mémoire
Des souvenirs familiers
Je revois ma blouse noire
Lorsque j'étais écolier
Sur le chemin de l'école
Je chantais à pleine voix
Des romances sans paroles
Vieilles chansons d'autrefois

Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t'ai gardée dans mon cœur !
Mon village au clocher aux maisons sages
Où les enfants de mon âge
Ont partagé mon bonheur
Oui je t'aime
Et je te donne ce poème
Oui je t'aime
Dans la joie ou la douleur
Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t'ai gardée dans mon cœur

J'ai connu des paysages
Et des soleils merveilleux
Au cours de lointains voyages
Tout là-bas sous d'autres cieux
Mais combien je leur préfère
Mon ciel bleu mon horizon
Ma grande route et ma rivière
Ma prairie et ma maison.


Le regard inquisiteur de Jean Ferrat

De l’autre côté du spectre idéologique se trouve la chanson Ma France, paroles et musique de Jean Ferrat (1930- ) [13] composée en 1969, après l’échec du Mai 1968. Ferrat, l’une des gloires encore vivantes, avec Charles Aznavour de l’époque dorée de la chanson française, a connu une envergure internationale beaucoup plus limitée que celle d’Aznavour ou que celle d’autres géants tels que Gilbert Bécaud, Charles Trenet ou Édith Piaff, et cela probablement du fait de son ferme engagement avec la gauche marxiste. Internationaliste acharné et conséquent, il a rendu des hommages musicaux à Antonio Machado ou à Federico García Lorca et il a chanté beaucoup de poèmes de Louis Aragon et d’autres poètes de gauche. On lui doit des chansons inoubliables comme Cuba sí, Potemkine, La Montagne, À Santiago (de Cuba) ou cette merveille intitulée Nuit et brouillard sur les victimes du nazisme.

Concentrons-nous, toutefois, sur Ma France, chantée par Ferrat avec un beau timbre de voix caressant. De même que pour Douce France, la voix narrative ne cache jamais son amour pour le pays auquel ces vers sont dédiés (Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson / Ma France), cependant cette fois-ci ni la nostalgie, ni la dissimulation du côté obscur de l’histoire de la France sont présentes. Bien au contraire, l’amère réalité se présente, soudainement, faisant appel aux politiciens professionnels qui salissent le nom de la République (Cet air de liberté au-delà des frontières / Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige / Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige) et rappelant au lecteur/auditeur qu’une partie du peuple français garde effectivement une mémoire révolutionnaire (Elle répond toujours du nom de Robespierre / Ma France). Une fois ces prémisses établies, la voix narrative prend partie, sans ambiguïté, pour le rang des plus défavorisés- complètement absents dans Douce France, comme s’ils n’existaient pas - des enfants travaillant dans les mines, des ouvrières travaillant dans les usines, de ceux qui, comme Marx l’avaient signalé, ne possèdent que la force de leurs bras, la chanson s’achevant par l’image poétique de l’apothéose d’une France insurgée qui monte des mines et descends des collines, la belle France, la France rebelle. Le regard inquisiteur de Jean Ferrat n’est pas touché par la cécité coupable comme celui de Trenet, il connaît parfaitement la réalité de la République française et ces vers, âgés de 37 ans, n’ont pas vieilli : n’importe qui pourrait les écrire aujourd’hui. 

Ma France [14] 

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France

 

 

La liberté guidant le peuple coule, transphotografie anonyme d’art digital dotée de mouvement trouvée sur le net, selon le tableau original d’Eugène Delacroix (1798-1863)


La démocratie bourgeoise comme problème

L’esprit de lutte du peuple français, l’une des conséquences les plus merveilleuses de sa Révolution, fait que les politiciens contrôlant l’appareil de l’État de la République ont énormément du mal à duper les masses lorsque les mensonges sont de grande taille. Voilà l’une des caractéristiques essentielles qui font la différence entre les Français et le reste de leurs voisins européens, proie facile des apprentis sorciers contrôlant la res publica continentale.

Cependant, dans ce monde globalisé, le fait de gagner quelques batailles partielles comme celle du Traité constitutionnel européen ou celle de la loi du CPE, ne sert pas à grande chose car elles ne sont que des simples incidents dans le chemin du libéralisme, toujours bien retranché derrière l’appareil étatique. Au moins pour l’instant, cette guerre totale contre les libertés du peuple est gagnée par l’ennemi, puisque le vrai problème – il n’y a pas de doute, cher lecteur - est l’ordre socio-économique défendu et représenté en Occident, d’Helsinki à Buenos Aires, par la démocratie bourgeoise. Actuellement cet ordre-ci, toujours présent sous sa même forme, a le rôle d’une camisole de force empêchant tout avancée vers le socialisme. Les partis politiques français et européens qui se disent à gauche et ayant la possibilité de gouverner – autodénomination acceptée avec plaisir par les milieux corporatistes globaux, constitue en réalité une autre preuve de sa fausseté - sont, à la limite, des partis social-démocrates, car leur seul intérêt consiste à bénéficier des prérogatives du pouvoir.

À mesure que la date des élections présidentielles françaises de 2007 approche et Dominique de Villepin étant tombé en disgrâce, actuellement seulement deux candidats capables d’être à la tête des rangs en lice se profilent : Nicolas Sarcozy du côté de la droite classique (car le fasciste Front National fait beaucoup de bruit mais il n’y réussira jamais) et Ségolène Royal, du côté de la droite modérée, c’est-à-dire, la droite du Parti socialiste. Cette dernière, compagne de François Hollande, Secrétaire général du PS, a fait l’objet, ces dernières semaines, d’une véritable campagne de relations publiques dans tous les médias, ce qui sans doute mènera à son investiture en tant que candidate de la “gauche”. Cependant, même si elle réussit à devenir la première femme ayant eu accès à la Présidence de la République, le modèle social ne changera point, car en Europe, en général, et tout particulièrement, en France les Castro, les Chavez, les Marcos ou les Morales, qui sont le soleil resplendissant de l’Amérique latine - le seul endroit au monde, je l’ai déjà mentionné dans d’autres articles, où habite l’espoir - n’ont toujours pas vu le jour.

Notes

[1] Valéry Giscard d’Estaing (1926- ), Président de la République française de 1974 à 1981.


[2] 
Le pourcentage d’abstention en Espagne a été énorme, 57,68%.

[3] Voir Michel Collon, 
Banlieues : 10 questions

[4] Voir l’article en espagnol de Manuel Talens, 
Lucha de clases en el patio trasero del país de Robespierre (Lutte de classes dans l’arrière-cour du pays de Robespierre)

[5] Voir l’article en espagnol d’Osvaldo Coggiola, 
Francia inaugura una nueva etapa política en Europa (La France inaugure une nouvelle étape politique en Europe).Traduction par S. Seguí y Ulises Juárez Polanco. Révisée par Caty R.

[6] Dominique de Villepin a une carrière de diplomate, un physique d’acteur de cinéma et il ne s’est jamais présenté aux élections. En 2005, le Président Jacques Chirac l’a choisi au hasard pour remplacer le très peu charismatique Jean-Pierre Raffarin dans le poste de Premier ministre et pour neutraliser ainsi les bons pourcentages d’acceptation publique qui obtenait l’ultraconservateur Nicolas Sarkozy, détesté par le Président, malgré leur appartenance au même parti politique, face aux prochaines élections présidentielles de 2007. Dans cette société médiatisée qui est la notre, dans laquelle les idées sont remplacées par l’image, tout s’est très bien passé pour le charmant Dominique de Villepin jusqu’à ce qu’il commette l’erreur d’essayer d’imposer la loi du CPE, une erreur qui probablement lui aura coûté son avenir politique.

[7] Voir Michel Collon, 
La imagen de los franceses (L’image des Français). Traduction par Beatriz Morales Bastos.

[8] Voir Edward S. Herman y Robert W. McChesney,The Global Media: The New Missionaries of Corporate Capitalismo (Cassell, 1997).

[9] Voir l’article en espagnol de Carlos Martínez, 
Atacando el monopolio de la información desde los medios digitales (Attaquer le monopole informatif depuis les médias digitaux ).Traduction vers l’anglais par Manuel Talens, révisée par Mary Rizzo: Axis of Logic.

[10] Le lecteur est invité à chercher et à écouter une chanson merveilleuse écrite en 1966 par Jean Ferrat et dédié au musicien et écrivain Boris Vian, Pauvre Boris, dans laquelle il dit: “
Voilà quinze ans qu’en Indochine la France se déshonorait

[11] Pour une brève 
biographie de Charles Trenet

[12] 
www.paroles.net/chansons/14099.htm.

[13] Pour une brève 
biographie de Jean Ferret

[14] 
www.paroles.net/chansons/17677.htm.





Courtesy of Manuel Talens
Publication date of original article: 25/04/2006
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=727

 

Tags: FranceJean FerratCharles Trenetbipartidisme institutionnelcapitalismedémocratie bourgeoise
 

 
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