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 23/07/2014 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 LAND OF PALESTINE 
LAND OF PALESTINE / “Pas de quartier” ? Ma réponse à Ali Abunimah & Co.
Date of publication at Tlaxcala: 18/03/2012
Original: Granting No Quarter? Here Is My Response To Ali Abunimah & Co.
Translations available: Español 

“Pas de quartier” ? Ma réponse à Ali Abunimah & Co.

Gilad Atzmon جيلاد أتزمون گيلاد آتزمون

Translated by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

Notre ami Gilad Atzmon, qui est indirectement à l’origine de la création de Tlaxcala en 2005 – c’est à l’occasion de traductions en diverses langues d’une interview de lui que le noyau fondateur de ce réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique s’était connu -, vient de faire l’objet d’une attaque insensée aux USA, où il se trouve en tournée pour présenter son livre The Wandering Who ? Cette attaque a la forme d’une pétition intitulée « sans quartier ». Cet appel calomnieux semble avoir été rédigé et lancé par Ali Abunimah, un citoyen usaméricain d ‘origine palestinienne résidant à Chicago qui dirige le site Electronic Intifada, dont est en droit de se demander quels buts il poursuit avec cet appel au lynchage et s’il est le seul auteur de ce texte. Nous publions la réponse de Gilad Atzmon, ainsi que l’appel de ceux qui lui déclarent la guerre.-Tlaxcala

 

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Pas de quartier : Un appel à désavouer le racisme et l’antisémitisme de Gilad Atzmon

Note : cet appel a d’abord été publié par le Réseau de la communauté US palestinienne (USPCN) et a pour auteurs tous les signataires.
 
Depuis de nombreuses années, Gilad Atzmon, un musicien né en Israël et vivant actuellement au Royaume-Uni, s’est auto-assigné la tâche de définir pour le mouvement palestinien la nature de notre lutte et la philosophie devant la sous-tendre. C’est ce qu’il a fait dans ses divers messages publiés sur Internet, dans des discours et des articles. Il est actuellement en tournée aux USA pour faire la promotion de son dernier livre, intitulé The Wandering Who (sic).

Par cette lettre, nous appelons au désaveu d’Atzmon par les camarades d’organisations palestiniennes ainsi que par les militants de la solidarité avec la Palestine et les alliés du peuple palestinien, et signalons le danger qu’il y a à soutenir le travail et les écrits politiques d’Atzmon et à fournir une quelconque plateforme pour leur  diffusion. Nous faisons cela en tant qu’organisateurs et militants palestiniens, travaillant à travers les continents, les campagnes et les positions idéologiques.
 
La politique d’Atzmon repose sur une affirmation majeure qui lui sert de trempli pour lancer des attaques odieuses contre quiconque n’est pas d’accord avec son obsession de la “ judéité ”. Il proclame que toute politique juive est “tribale” et fondamentalement sioniste. Pour Atzmon, le sionisme n’est pas un projet colonialiste, mais un projet transhistorique “ juif ”, partie intégrante de l’autodéfinition comme juif. C’est pourquoi, proclame-t-il, quelqu’un ne peut pas se décrire comme juif et en même temps travailler à la solidarité avec la Palestine, car s’identifier comme juif , c’est être sioniste. Nous sommes d’un avis diamétralement opposé. De fait, nous croyons que l’argument d’Atzmon est lui-même sioniste car il est en accord avec l’idéologie du sionisme et d’Israël selon laquelle la seule manière d’être juif est d’être sioniste.
 
Nous Palestiniens avons subi deux siècles de domination orientaliste (sic), colonialiste et impérialiste de notre terre natale. Et en tant que Palestiniens, nous considérons ce langage comme immoral et complètement étranger aux valeurs fondamentales de l’humanisme, de l’égalité et de la justice sur lesquelles repose la lutte pour la Palestine et son mouvement national. Comme d’innombrables militants et organisateurs palestiniens, leurs partis, associations et campagnes l’ont attesté durant le siècle dernier, notre lutte n’a jamais été, et ne sera jamais dirigée contre les juifs ou le judaïsme, malgré l’insistance des sionistes à nous faire dire que nos ennemis sont les Juifs. Notre lutte est plutôt dirigée contre le sionisme, un mouvement colonialiste moderne né en Europe et semblable à des mouvements dans d’autres parties du monde dont le but est de déplacer les autochtones et de construire de nouvelles sociétés européennes sur leurs terres.
 
Nous réaffirmons qu’il n’y a pas de place dans cette analyse de l’histoire et des fondements de notre lutte pour une quelconque attaque contre nos alliés juifs, les Juifs ou le judaïsme, ni pour une négation de l’Holocauste, ni pour une association, sous quelque forme que ce soit, avec quelque théorie conspirationniste que ce soit, quelques arguments , associations et entités d’extrême-droite, orientalistes et racistes que ce soit. Affronter le sionisme, y compris le pouvoir illégitime d’institutions qui soutiennent l’oppression des Palestiniens, et l’usage illégitime d’identités juives pour protéger et légitimer l’oppression, ne doit jamais devenir une attaque contre des identités juives, ni le dénigrement et la négation d’histoires juives dans toute leur diversité.
 
De fait, nous considérons toute tentative de lier ou d’adopter un langage antisémite ou raciste, même si c’est dans le cadre d’une politique se présentant comme anti-impérialiste et antisioniste, comme une réaffirmation et une légitimation du sionisme. En plus d’être immoral, ce langage occulte le rôle fondamental de l’impérialisme et du colonialisme dans la destruction de notre patrie, dans l’expulsion de son peuple et le maintien de systèmes et d’idéologies d’oppression, d’apartheid et d’occupation. Il met celui qui l’adopte totalement en dehors de la véritable solidarité avec la Palestine et son peuple.
 
L’objectif du peuple palestinien a toujours été clair : l’autodétermination. Et nous ne pouvons exercer ce droit inaliénable que par la libération, le retour de nos réfugiés (qui sont la majorité absolue de notre peuple) et par l’obtention de droits égaux pour tous par la décolonisation. En tant que tels, nous sommes aux côtés de tout et chaque mouvement réclamant la justice, la dignité humaine, l’égalité et les droits sociaux, économiques, culturels et politiques. Nous ne ferons jamais de compromis sur les principes et l’esprit de notre lutte de libération. Nous ne nous laisserons pas l’opportunisme nous pousser à des alliances avec ceux qui attaquent, dénigrent ou s’en prennent de tout autre manière à notre fraternité politique avec toutes les luttes de libérations et tous les mouvements pour la justice.
 
C’est notre devoir collectif, en tant que Palestiniens, que nous soyons en Palestine ou en exil, d’assurer la bonne orientation de notre lutte de libération à la base. Nous devons protéger l’intégrité de notre mouvement, et pour cela nous devons continuer à être vigilants à ce que ceux auxquels nous fournissons des estrades parlent vraiment en respectant ces principes.

Quand le peuple palestinien appelle à l’autodétermination et à al décolonisation de notre patrie, nous le faisons avec la promesse et dans l’espoir d’une communauté fondée sur la justice, où tous sont libres, égaux et où tous sont bienvenus.

Jusqu’à la libération et au retour.


Signataires:

  • Ali Abunimah
  • Naseer Aruri, Professeur émérite, University of Massachusetts, Dartmouth
  • Omar Barghouti, militant des droits humains
  • Hatem Bazian, president des Musulmans américains pour la Palestine
  • Andrew Dalack, Comité national de coordination, Réseau de la communauté US palestinienne
  • Haidar Eid, Gaza
  • Nada Elia, Boycott universitaire et culturel d’Israël aux USA
  • Toufic Haddad
  • Kathryn Hamoudah
  • Adam Hanieh, chargé de cours, Ecole d’études orientales et africaines (SOAS), Londres
  • Mostafa Henaway, Tadamon! Canada
  • Monadel Herzallah, Comité national de coordination, Réseau de la communauté US palestinienne
  • Nadia Hijab, auteur et défenseure des droits humains
  • Andrew Kadi
  • Abir Kobty, blogueur et militant palestinien
  • Joseph Massad, Professeur, Université Columbia, NY
  • Danya Mustafa, coordinateur national US de la Semaine apartheid israélien  & Etudiants pour la Justice en Palestine- Université du Nouveau-Mexique
  • Dina Omar, Etudiants pour la Justice en Palestine Columbia
  • Haitham Salawdeh, Comité national de coordination, Réseau de la communauté US palestinienne
  • Sobhi Samour, Ecole d’études orientales et africaines (SOAS), Londres
  • Khaled Ziada, SOAS Palestine Society de l’ Ecole d’études orientales et africaines (SOAS), Londres
  • Rafeef Ziadah, poétesse et défenseure des droits humains

Fuente: http://uspcn.org/2012/03/13/granting-no-quarter-a-call-for-the-disavowal-of-the-racism-and-antisemitism-of-gilad-atzmon/

 

- 2 -

Réponse à Ali Abunimah & Co.

Gilad Azmon
 

Le fait qu’Ali Abunimah & Co. se présentent comme des défenseurs d’un “ seul État démocratique en Palestine ” me laisse perplexe : quel genre de démocratie ont-ils exactement en tête ? Car en appelant à me “ désavouer ”, ils démontrent sans ambigüités qu’ils ne peuvent pas même tolérer la plus élémentaire critique culturelle, une critique qui est endossée et appréciée par quelques-uns des penseurs les plus respectés dans notre mouvement et au-delà.
 
De fait, je suis plutôt ravi des réactions indignées que suscitent mes idées. Je suppose que cela nous permet de cartographier le discours et ses frontières et signifie que ces frontières sont maintenant officielles. Mon dernier livre , The Wandering Who? Le…quoi? errant) ne fait pas seulement des vagues, il a aussi réussi à mettre d’accord Alan Dershowitz et Abe Foxman avec Ali Abunimah et Max Blumenthal. C’est plutôt encourageant : la paix est donc possible.
 
Mais j’ai une mauvaise nouvelle pour ceux qui voudraient me réduire au silence, qu’ils soient palestiniens ou juifs. Je n’ai aucune intention de baisser la garde ou de changer de cap. Je suis un musicien de jazz et quelqu’un qui pense en toute indépendance. Je suis fondamentalement un électron libre : je dis ce que je pense et je pense ce que je dis. La popularité de mes écrits parmi les Palestiniens, les militants de la solidarité et ceux qui cherchent la vérité est le résultat direct de mon approche sincère de cette thématique.
 
Que mes détracteurs le veuillent ou non, la force de mes arguments est fondée sur la transparence et la véracité de mes prémisses. Jusqu’à présent, aucun de mes adversaires n’a été en mesure de pointer la moindre contradiction dans mon argumentation ou dans les faits que j’expose. J’affirme par exemple que puisque Israël se définit lui-même comme l’État juif – avec ses tanks et ses avions ornés de symboles juifs
, il est de notre devoir de poser la question : qui sont les Juifs ? Qu’est-ce que le judaïsme ? Et qu’entend-on par judéité ?
 
Le fait que certains militants craignent et évitent de poser ces questions ne veut pas dire que tous les autres devraient adopter la même attitude lâche.
 
Au cas où mes détracteurs – qu’ils soient sionistes, sionistes antisionistes ou Palestiniens – ne s’en seraient pas encore rendus compte, la Palestine n’est plus seule, et elle n’est plus l’objet d’un discours isolé et lointain. Au moment même où j’écris ces lignes, l’AIPAC continue publiquement et inexorablement à pousser l’Amérique vers un nouveau conflit mondial. En Grande-Bretagne, 80% des députés conservateurs font partie des Amis conservateurs d’Israël. Nous sommes en train d’assister à un passage très clair du discours sioniste de la “ terre promise ” à la “ planète promise ”. Je suis convaincu que cela pourrait réellement sauver le monde –y compris les Américains, les Britanniques, les Iraniens et les Palestiniens - que d’appeler un chat un chat. Mais cela peut aussi sauver les Juifs des graves conséquences potentielles que leur infligeraient les lobbies juifs.
 
Malheureusement, Ali Abunimah a dénaturé ma pensée. Il est évident qu’il n’y a dans mes écrits aucun racisme, aucun antisémitisme et aucune négation de l’holocauste. Aussi déterminés soient-ils à en trouver trace, mes détracteurs n’ont pas pu trouver le moindre début de preuve de telles tendances dans mon travail. Ali Abunimah me fait dire que “ l’on ne peut pas se définir comme Juif et en même temps faire un travail de solidarité avec la Palestine, car s’identifier comme juif, c’est être sioniste ”. C’est là une interprétation grotesque de mes écrits, dans lesquels je m’efforce toujours de définir la question en termes catégoriques. Ce à quoi je m’oppose de toute évidence, c’est l’exclusivité raciale juive. Si Israël a tout faux en voulant être un État-pour-les-seuls-Juifs – c’est mon argument -, alors ses critiques juifs seraient mieux avisés de le combattre en recourant à une idéologie et à une pratique inclusive et universaliste.
 
Je suis bien critique à l’égard de toute politique identitaire juive, culture juive et idéologie juive. Je suis aussi critique vis-à-vis de l’attitude culturelle juive face à l’histoire. Je critique la judéité et toute forme de militantisme politique exclusivement juif. Et je me demande pourquoi quiconque cherche la justice et la paix devrait faire des objections à ma démarche. La culture ou la politique identitaire juives sont-elles à l’abri de toute critique ? Les Juifs seraient-ils après tout les élus ?
 
Désolé de décevoir la ligue de mes opposants palestiniens et juifs, mais il semble bien que leur terminologie soit défectueuse et induise en erreur : le sionisme n’est pas un colonialisme, car le colonialisme est défini comme l’échange matériel entre une mère patrie et un État de colons. Le fait qu’il n’existe pas de mère partie juive indique que le sionisme ne rentre pas dans le modèle colonial.
 
Israël n’est pas non plus un État d’apartheid, car l’apartheid est défini par l’exploitation de résidents indigènes. Mais l’État juif préfèrerait la disparition pure et simple des Palestiniens. En d’autres termes, nous avons affaire ici à une philosophie expansionniste à base raciale pas vraiment différente du Lebensraum nazi.
 
Israël n’est pas le sionisme et vice-versa. Israël est le produit du projet sioniste. Si le sionisme est la promesse d’établir un “ foyer national juif en Palestine ”, Israël est son produit postrévolutionnaire. D’ailleurs, les Israéliens sont très peu familiarisés avec la pensée et l’idéologie sioniste. De leur pont de vue, les rengaines antisionistes sont un discours lointain émanant de la diaspora.
 
Shalom ne veut pas dire paix, réconciliation ou harmonie. Sa traduction exacte est “ sécurité pour les Juifs ”. La culture israélienne manque d’une notion claire de la “ paix ” telle que nous l’entendons, c’est-à-dire harmonie et réconciliation.
 
Je suggère à mes détracteurs de consacrer un certain temps à réfléchir à cela, afin qu’ils comprennent que les questions liées à ce conflit et à sa résolution vont bien au-delà du simple discours politique.
 
Je saisis l’occasion pour signaler à mes adversaires que leur campagne est contre-productive. Ceux que mes idées intéressent se rendent compte que nous vivons à une époque post-politique et post-idéologique. Tout comme moi, ce qui les intéresse, c’est l’argument éthique. Ils ne sont pas encartés et ne reçoivent pas d’ordres de groupes ou d’appareils idéologiques sectaires. Ils ne font qu’écouter leur cœur. Les organisations pro-palestiniennes qui sponsorisent mon actuelle tournée aux USA réalisent très bien que mon travail galvanise le traçage d’une ligne de démarcation entre la vérité et ses ennemis.

La campagne acharnée de dénigrement de mes écrits n’a abouti à rien d’autre qu’à mettre au jour une accablante intolérance intellectuelle dans nos propres rangs. Si ceux qui s’opposent à moi sont intéressés par mes idées, ils devront apprendre à débattre. Mais avant cela, j’imagine, il faudra que mes détracteurs commencent par lire mon livre et décident contre quoi ils sont exactement.






Courtesy of Tlaxcala
Source: http://www.gilad.co.uk/writings/washington-report-to-disavow-or-debate-gilad-atzmon.html
Publication date of original article: 14/03/2012
URL of this page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=7021

 

Tags: PalestineIsraëlSionismeracismecolonialismeapartheidjudéitéidentité juive
 

 
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