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 25/10/2014 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 LAND OF PALESTINE 
LAND OF PALESTINE / Faux pavillon ou comment le Mossad a utilisé l’organisation Jundullah pour sa guerre secrète contre l'Iran
Date of publication at Tlaxcala: 26/01/2012
Original: False Flag: how Israeli Mossad agents posed as American spies to recruit members of the terrorist organization Jundallah to fight their covert war against Iran

Faux pavillon ou comment le Mossad a utilisé l’organisation Jundullah pour sa guerre secrète contre l'Iran

Mark Perry

Translated by  Omar Mouffok عمر موفق
Edited by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

Une série de notes de services de la CIA décrivent comment des agents du Mossad se sont faits passer pour des espions US pour recruter des membres de l’organisation terroriste Jundullah afin de mener leur guerre secrète contre l’Iran.

Enterrée profondément dans les archives des services secrets US, une série de notes de service, rédigées pendant les dernières années de l’administration de George W. Bush, décrit comment des officiers du Mossad israélien ont recruté des agents appartenant au groupe Jundullah en se faisant passer pour des agents US. Selon deux responsables du renseignement US, les Israéliens, pleins de dollars US et portant des passeports US, se sont faits passer pour des officiers de la CIA dans une opération de recrutement d’agents de Jundullah – dans ce qui est communément appelé une opération « sous faux pavillon ».

Les notes de service, comme cela a été rapporté par les deux responsables, dont l’un les a lues alors que l’autre est très au fait de l’affaire, ont enquêté sur des rapports – qu’ils ont déconstruits - datant de 2007 et 2008 dans lesquels la direction de la Maison Blanche accusait la CIA de soutenir secrètement Jundullah – organisation sunnite extrémiste basée au Pakistan. Jundullah, selon le gouvernement US et des rapports publiés, est responsable de l’assassinat aussi bien de responsables du gouvernement iranien que de femmes et d’enfants iraniens.



Mais alors que les notes de services affirment que les USA ont interdit le moindre contact avec Jundullah, selon les deux responsables du renseignement, cela n’était pas le cas pour le Mossad israélien. Les notes de services donnent également des détails sur des rapports de terrain de la CIA affirmant que les activités israéliennes de recrutement se faisaient au nez et à la barbe des officiers du renseignement US, notamment à Londres, la capitale de l’un des plus grands alliés d’Israël, où des officiers du Mossad, se faisant passer pour des agents de la CIA, rencontraient des responsables de Jundullah.

Les responsables ne savent pas si le programme israélien de recrutement et de manipulation de membres de Jundullah continue. Cependant, il sont stupéfaits par l’outrecuidance des efforts du Mossad.

« C’est étonnant de voir comment les Israéliens pensaient s’en tirer », nous a déclaré le responsable du renseignement. « Leurs activités de recrutement se faisaient presque ouvertement. Apparemment, ils se fichaient royalement de ce que nous allions penser ».

Des entretiens avec six officiers du renseignement en service ou à la retraite effectués pendant les 18 derniers mois ont contribué à combler les lacunes concernant l’opération israélienne sous faux pavillon. En plus de deux officiers US du renseignement toujours en service, quatre autres officiers du renseignement à la retraite ont confirmé l’existence de cette opération israélienne sous faux pavillon. Ces officiers retraités ont travaillé à la CIA ou ont surveillé des opérations de renseignement israéliennes à partir de postes importants dans le gouvernement US.

Nous avons demandé à la CIA et la Maison Blanche de commenter sur cette histoire, mais ils n’ont pas encore répondu au moment où cet article était sous presse. Nous avons également contacté les services de renseignement israéliens – le Mossad – par écrit et par téléphone, mais ils n’ont pas répondu. Par tradition, Israël ne confirme ni ne nie jamais son implication dans des opérations de renseignement.

Personne ne nie l’existence d’une campagne secrète et sanglante toujours en cours pour obliger l’Iran à arrêter son programme nucléaire. Cependant, aucune preuve n’a surgi pour établir un lien entre Jundullah et les récents actes de sabotage et d’assassinat à l’intérieur de l’Iran. De nombreux rapports ont cité Israël comme étant l’architecte de cette campagne secrète qui a fait sa dernière victime le 11 janvier dernier à Téhéran, lorsqu’un motard a glissé un engin explosif muni d’un aimant sous la voiture de Mostafa Ahmadi Roshan, un scientifique nucléaire iranien. L’explosion a tué Roshan, qui est le quatrième scientifique assassiné ces deux dernières années. Les USA ont fermement nié être derrière ces assassinats.

Selon un officier de la CIA à la retraite, les informations sur l’opération sous faux pavillon ont été signalées à la hiérarchie du renseignement US. Elles sont parvenues au Directeur des Opération de la CIA, Stephen Kappes, sont adjoint, Michael Sulick ainsi qu’au chef du Centre de Contre-Espionnage. Tous ces responsables sont aujourd’hui à la retraite. Le Centre du Contre-Espionnage, selon son site, a pour mission d’enquêter sur « les menaces posées par les services de renseignement étrangers ».

Le rapport est ensuite arrivé à la Maison Blanche, selon l’officier US du renseignement toujours en service. L’officier a également affirmé que Bush « pris un coup de sang » lorsqu’il a été informé du contenu du rapport.

“Le rapport a rendu la Maison Blanche inquiète dans la mesure où le programme israélien pouvait mettre des USaméricains en danger », m’a affirmé l’officier du renseignement. « Personne ne remet en cause la coopération entre les USA et Israël dans des opérations de collecte de renseignements contre les Iraniens, mais ceci a été différent. Peu importe ce que l’on en pense, nous ne sommes pas impliqués dans l’assassinat de responsables ou de civils iraniens ».

Les relations d’Israël avec Jundullah ont continué à perturber l’administration Bush jusqu’à son dernier jour, selon le même officier du renseignement. Les activités d’Israël on mis en péril les relations fragiles qu’avait l’administration avec le Pakistan – qui subissait une grande pression de la part de l’Iran pour réprimer Jundullah. Ceci a également discrédité les USA qui affirmaient qu’ils ne combattraient jamais le terrorisme par le terrorisme, et cela a ouvert la voie à des attentats contre le personnel US.  

« Il est facile de comprendre pourquoi Bush était si en colère », nous a affirmé un ex-officier du renseignement. « Après tout, il est difficile d’avoir des engagements avec un gouvernement étranger s’il est convaincu que vous tuez ses propres gens. Une fois que vous commencez à le faire, il se sentira en droit de faire la même chose ».

Un haut responsable du renseignement a même menacé de « cesser de prendre des gants » avec Israël, selon un officier US du renseignement. Cependant, les USA n’ont rien fait – ce que l’officier a attribué à une « inertie politique et bureaucratique ».

« Enfin », selon l’officier, « il était plus facile de ne rien faire que de -vous savez ? – mettre les pieds dans le plat ». Malgré cela, le même officier a fait remarquer que l’opération du Mossad a suscité, au moins pour une courte période, un débat qui a divisé l’équipe de sécurité nationale de Bush, opposant ceux qui se demandaient « de quel côté étaient ces gars [d’Israël] » et ceux qui disaient que « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ».

Le débat sur Jundullah n’a été résolu que lorsque Bush a quitté la présidence. C’est alors que, pendant les premières semaines de sa présidence, Barack Obama a radicalement réduit l’importance des programmes conjoints usaméricano-israéliens de renseignement visant l’Iran, à en croire plusieurs officiers en service ou à la retraite.

La décision a été controversée au sein de la CIA, où des officiers ont été contraints de mettre un terme à « certaines opérations importantes de collecte de renseignements », comme l’a confirmé un officier de la CIA à la retraite. Cette action a été suivie, en novembre 2010, par l’ajout de Jundullah à la liste des organisations terroristes étrangères par le Département d’Etat US. Décision qu’un ex-officier de la CIA a qualifiée d’« allant de soi ».

Depuis les ordres initialement donnés par Obama, les services de renseignement US ont obtenu l’autorisation de coopérer avec Israël dans un certain nombre d’opérations de collecte de renseignements secrets concernant notamment le programme nucléaire iranien, selon un officier en service. Ces opérations sont hautement techniques et n’impliquent pas des actions secrètes visant des infrastructures ou des responsables politiques ou civils de l’Iran.  

« Nous ne jouons pas au ‘pan-pan-boumboum’ », a déclaré un officier du renseignement qui a récemment pris sa retraite. « Et nous ne commettons pas d’ assassinats politiques ».

Israël propose régulièrement de mener des opérations secrètes contre les Iraniens, mais essuie des refus tout aussi régulièrement, selon des officiers du renseignement en retraite ou toujours en service. « Ils arrivent dans la salle et ils présentent leurs plans, mais nous hochons juste la tête », selon un officier haut placé du renseignement, "et nous leur disons : ‘N’y allez même pas. La réponse est non’".

Contrairement à l’organisation des Moudjahiddines du peuple, ce groupe terroriste iranien en exil qui cherche à renverser le régime de Téhéran et qui était soutenu par d’importants dirigeants US, Jundullah reste relativement inconnu – mais pas moins violent. En mai 2009, un kamikaze de Jundullah s’est fait exploser à l’intérieur d’une mosquée à Zāhedān, la capitale du Sistan-Baloutchistan, province du sud-est de l’Iran, sur la frontière pakistanaise, et ce, pendant un festival religieux chiite. L’attentat a tué 25 Iraniens et en a blessé de nombreux autres.  

L’attentat a déclenché la furie de Téhéran qui a remonté la piste des auteurs jusqu’à une cellule travaillant au Pakistan. Le gouvernement iranien a remis une note aux Pakistanais sur la menace de Jundullah et a leur a enjoint d’ attaquer les bases du mouvement situées le long de la frontière irano-pakistanaise. Mais la réaction des Pakistanais a été lente dans la zone frontalière, ce qui a poussé Téhéran à suspecter les services de renseignement du Pakistan de protéger Jundullah.  

L’attentat de 2009 n’a été qu’un parmi tant d’autres attentats terroristes attribués à l’organisation. En août 2007, Jundullah a kidnappé 21 camionneurs iraniens. En décembre 2008, l’organisation a capturé et exécuté 16 garde-frontières iraniens – l’horrible tuerie qui a été filmée rappelle tristement la décapitation de l’homme d’affaires US Nick Berg en Iraq par le chef d’Al Qaïda, Abu Moussab Al-Zarqaoui. En juillet 2010, Jundullah a perpétré un double attentat-suicide à l’extérieur d’une mosquée, dans la ville de Zāhedān, tuant des dizaines de personnes, y compris des membres du Corps des Gardes de la Révolution Islamique.

Le Département d’Etat dément de façon vigoureuse que le gouvernement US ait eu ou it un quelconque lien avec Jundullah. « Nous avons affirmé plusieurs fois, et nous le réitérons encore une fois, que les USA n’ont pas soutenu Jundullah», selon un e-mail transmis au Wall Street Journal par un porte-parole, suite à la désignation de Jundullah comme une organisation terroriste. « Les USA ne sponsorisent aucune forme de terrorisme. Nous continuerons à travailler avec la communauté internationale pour couper le soutien aux organisations terroristes et prévenir la violence contre des civils innocents. Nous avons également encouragé d’autres gouvernements à prendre des mesures comparables contre Jundullah». Une série d’articles et de reportages faits en 2007 et 2008, dont un reportage d’ABC News et un article du New Yorker, suggèrent que les USA ont fourni un soutien secret à Jundullah. L’affaire revient, aujourd’hui, au centre de la scène, avec l’assassinat de scientifiques nucléaires iraniens, qui a indigné certains officiers du renseignement - aussi bien en service qu’à la retraite - qui craignent que les opérations israéliennes ne mettent en danger des vies USaméricaines.

“Ce n’est certainement pas la première fois que ça arrive, bien que ce soit le pire cas dont j’ai entendu parler », nous a affirmé le Général Joe Hoar – ex-chef du Commandement central– à propos de l’opération israélienne, juste après qu’il en eut été informé. « Cependant, même si les opérations sous faux pavillon ne datent pas d’hier, elles sont extrêmement dangereuses. Là, vous utilisez votre amitié avec un allié pour vos propres objectifs. Israël joue avec le feu. Il nous implique dans sa guerre clandestine même si nous ne voulons pas y être impliqués ».  

L’opération israélienne a énormément frustré plusieurs officiers de la CIA qui ont récemment pris leur retraite. « Avec ce genre de choses, il sera très difficile pour les USA de se distancer d’une attaque israélienne contre l’Iran », m’a affirmé l’un d’entre eux.  

Le chef de Jundullah, Abdulmalek Rigi, a été capturé par l’Iran en février 2010. Même si les premières informations disaient qu’il avait été capturé par les Iraniens après avoir pris un vol de Dubaï à destination du Kirghizistan, un officier du renseignement à la retraite au fait de cet événement, m’a informé que Rigi avait été arrêté au Pakistan par des officiers du renseignement pakistanais. L’officier a affirmé que Rigi a été livré aux Iraniens après que le gouvernement pakistanais eut informé les USA qu’il avait l’intention de le faire. Les USA, selon cet officier, n’ont émis aucune objection à la décision pakistanaise. Entre temps, l’Iran a constamment affirmé que Rigi a été arraché aux mains de la CIA, qui, selon eux, le soutenait. « Ceci n’a pas d’importance », a affirmé l’ex-officier du renseignement à propos des accusations iraniennes. « Ce qu’ils disent n’a pas d’importance, puisque nous connaissons la vérité ».

Rigi a été interrogé, passé en justice et condamné par les Iraniens qui l’ont exécuté par pendaison le 20 juin 2010. Avant son exécution, Rigi a affirmé, dans un entretien avec les médias iraniens – dont on peut supposer qu’il était sous contrainte – qu’il avait toujours douté du soutien US à Jundullah. Il a raconté qu’il aurait eu une réunion avec des « responsables de l’OTAN » au Maroc en 2007, réunion qui a éveillé ses soupçons. « Lorsque nous y avons pensé, nous avons conclu qu’ils étaient ou bien des USaméricains travaillant sous couvert de l’OTAN ou bien des Israéliens », a dit Rigi.

Alors qu’aujourd’hui nous avons beaucoup de détails à propos de l’implication d’Israël dans le soutien à Jundullah, il n’en demeure pas moins que beaucoup d’autres détails restent mystérieux – et il se peut bien qu’ils le restent pour toujours. Les notes de service de la CIA à propos de cet incident ont été « classées bleu », ce qui signifie qu’elles ont été transmises à de hauts responsables de la grande communauté US du renseignement ainsi qu’à des responsables haut placés du Département d’Etat.

Ce qui est clair comme le jour, cependant, c’est la grande colère exprimée par de hauts officiers du renseignement à propos des actions israéliennes. « Ceci a été stupide et dangereux », m’a affirmé l’officier du renseignement qui a été le premier à m’informer de l’affaire. « Israël est supposé travailler avec nous, pas contre nous. S’ils veulent une effusion de sang, il serait beaucoup mieux que ce soit leur propre sang, et non le nôtre. Vous savez ? Ils sont supposés être un atout stratégique. Mais devinez quoi ? Il y a beaucoup de gens, aujourd’hui, des gens importants, qui pensent que ce n’est pas vrai ».

 





Courtesy of Tlaxcala
Source: http://www.foreignpolicy.com/articles/2012/01/13/false_flag?page=full
Publication date of original article: 13/01/2012
URL of this page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=6701

 

Tags: IsraëlUSAIranMossadCIAFaux pavillonGuerre secrèteJundullahTerrorisme d'EtatAssassinats politiquesPakistanBaloutchistanBushObama
 

 
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