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 09/08/2020 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 EDITORIALS & OP-EDS 
EDITORIALS & OP-EDS / Guerre coloniale contre la Libye
Date of publication at Tlaxcala: 28/08/2011
Original: Guerra colonial contra Libia
Translations available: Deutsch  فارسی 

Guerre coloniale contre la Libye

Stella Calloni استلا کالونی

Translated by 

 

La perversité avec laquelle les agences de presse usaméricaines et européennes et leurs valets de par le monde s'acharnent à qualifier les évènements libyens de « guerre civile » montre bien comment une intervention de type colonial contre un pays que les USA et leurs partenaires souhaitaient s’approprier pour diverses raisons a été transformée en une « rébellion » intérieure qu’il fallait soutenir pour des raisons « humanitaires ».

La vérité, c’est que le peuple libyen subit depuis la mi-mars les bombardements de l’OTAN sur un pays de 6 millions d’habitants, en grande partie désertique. Ces bombardements ont semé la mort et la destruction dans tout le pays pour aplanir la route devant les mercenaires qui ont été d’emblée le moteur de la prétendue « rébellion » du peuple libyen contre Kadhafi.
 
Il n’existe aucun cliché montrant cette « rébellion » populaire ni des prétendus « bombardements de son propre peuple par Kadhafi », « l’excuse » qui a justifié cette brutale intervention en plein XXIe siècle. Depuis, cette même population civile est massacrée par ses « protecteurs », qui détruisent également ses foyers, ses écoles, résidences médicalisées, laboratoires médicaux, universités et hôpitaux, couvrant en outre toute la zone d’uranium appauvri, une catastrophe écologique et humaine à venir.

Victoire des rebelles, par Patrick Chappatte - International Herald Tribune

 
La résolution 1973 de l’ONU votée le 17 mars de cette année, qui prétendait établir au-dessus de la Libye une zone d’exclusion aérienne n’avait en fait d’autre but que d’empêcher le gouvernement de cette nation souveraine de se défendre. Cette résolution a été adoptée sans audition préalable des observateurs directs.
 
Les agresseurs s’assuraient ainsi que la Libye ne pourrait employer de DCA. Et l’on peut parler de défaite morale si l’on songe que ce pays a résisté 6 mois aux bombardements de l’OTAN, prouvant ainsi que les prétendus « rebelles » n’existeraient pas sans l’OTAN.
 
Pour se faire une idée de l’ampleur des réalités que cachent les médias, il suffit de regarder une photo qui circulait durant ces dernières heures et publiée par certains médias. Elle montre de prétendus « opposants libyens », dont l’allure, les vêtements et les armes sont typiquement ceux des mercenaires que les puissances belligérantes ont fait entrer dans ces régions.
 

Les rebelles ont fêté, mardi après-midi, la prise du quartier général du dictateur libyen en saccageant les symboles du pouvoir déchu.

"Rebelles" prenant la pose pour une photo souvenir de  Sergey Ponomarev/AP (Associated Press) le mardi 23 août, devant le désormais mondialement célèbre bunker de Kadhafi

 
Pour pouvoir lancer et mener à bien leur intervention les USA et leurs alliés ont utilisé les médias du monde entier placés de fait sous leur contrôle militaire et sécuritaire. En l’occurrence ils ont également pu compter sur la collaboration intéressée ou désintéressée, mais parvenant au même but, de quelques journalistes ou intellectuels considérés comme « progressistes », qui ont été ainsi complices de cette intervention et du tissu de mensonges destiné à la justifier.
 
Pour pouvoir se justifier ils attendent désormais la victoire de l’OTAN qui permettra aux vainqueurs de répandre le conte des «effrayantes violations des droits humains » commises par le gouvernement libyen afin de cacher les exactions des mercenaires et troupes d’invasion. Comme ils l’ont fait en Afghanistan, en Irak et bien avant.
 
Ont-ils déjà oublié les Contras nicaraguayens qui à partir de leurs bases honduriennes ont attaqué le Nicaragua sandiniste, détruit des villages, massacré, torturé, violé femmes et es jeunes filles ? Ronald Reagan les appelait alors « combattants de la liberté. »
 
Donner le nom de « rebelles » aux troupes mercenaires sous commandement de la CIA et de ses alliés, c’est faire affront à tous les authentiques rebelles qui de par le monde luttent pour leur liberté.
 
Le peuple et le gouvernement libyens avaient non seulement le droit, mais le devoir de se défendre. Tout pays dans le monde victime d’une agression étrangère se doit de le faire.

Commentaire de la rédaction de la rubrique OUMMA  de Tlaxcala:

On trouve parmi ceux qui critiquement durement l'agression de l'OTAN contre la Libye, des défenseurs de théories conspirationnistes. Cet article est écrit dans cette perspective. Les articles de ce genre sont dignes d'attention étant donné que les médias occidentaux informent des événements en Libye à partir de leur propre point de vue. Mais la réalité des faits ne restera pas éternellement occultée. On verra bientôt clairement dans quelle mesure les forces combattant Kadhafi s'appuient sur le peuple libyen et jusqu'à quel point elles sont au service des intérêts de puissances étrangères.





Courtesy of Tlaxcala
Source: http://www.telam.com.ar/vernota.php?tipo=N&dis=1&sec=1&idPub=234841&id=443489&idnota=443489
Publication date of original article: 25/08/2011
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=5627

 

Tags: LibyeOTANGuerres impérialistesImpérialisme humanitaireAutodéfenseConseil national de transition (CNT)
 

 
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