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 26/09/2018 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 ASIA & OCEANIA 
ASIA & OCEANIA / Contamination de la chaîne alimentaire après la catastrophe de Fukushima
Date of publication at Tlaxcala: 30/05/2011
Original: Katastrophe von Fukushima erreicht die Nahrungskette
Translations available: English 

Contamination de la chaîne alimentaire après la catastrophe de Fukushima

Dirk Zimmermann

Translated by 

 

Greenpeace a envoyé sur place le Rainbow Warrior pour faire des prélèvements durant deux semaines. Les  premiers résultats fournis par le compteur Geiger étaient déjà effarants. À certains endroits, la contamination des algues par la radioactivité était si élevée qu’on ne pouvait pas effectuer de mesures.

 Le Rainbow Warrior

Les algues ainsi que d’autres échantillons ont été soumises ces dernières semaines dans des laboratoires indépendants français et belges à des tests qui ont confirmé les premiers résultats. Une partie des algues présentait une contamination plus de 50 fois supérieure au maximum autorisé. Rares étaient les échantillons peu contaminés.

Les laboratoires ont également constaté une élévation de la radioactivité chez les poissons et fruits de mer. La plupart des échantillons dépassent les seuils autorisés au Japon. Ceci concerne les anchois et « morid fish », mais aussi les moules, les huîtres, les concombres et étoiles de  mer. 

Les responsables ont mal estimé le danger 

Au Japon, on a dit que la radioactivité libérée dans la mer par Fukushima allait se diluer et donc ne mettrait pas en péril les écosystèmes marins locaux, encore moins les produits de la pêche dans le Pacifique. Mais il s’avère de plus en plus que cette affirmation des officiels japonais est fausse.

L’optimisme affiché ne résiste pas aux données actuelles. Même loin des  réacteurs les mesures révèlent qu’il faudra être très prudent pendant longtemps et qu’ il est plus que souhaitables de procéder à des enquêtes approfondies. D’autant plus que le poisson et certains fruits de mer ainsi que les algues comptent parmi les bases de l’alimentation japonaise.

Pour bien nous faire comprendre: la consommation d’un kg d’algues fortement contaminées équivaut à l’absorption d’une dose de 2,8 millisieverts (msv), soit presque trois fois la dose maximum fixée par les normes internationales (pour un an, s’entend).

S’y ajoute toute la radioactivité apportée par l’ingestion d’autres aliments ainsi que par l’élévation de la radioactivité ambiante, surtout dans les districts voisins de Fukushima. De surcroît le strict maximum pour un an, soit au Japon 20 msv , y compris pour les enfants, ne prend en compte que les radiations extérieures, mais ni les aliments, ni l’eau, ni l’inhalation de poussière radioactive. 

Il faut à tout prix des enquêtes indépendantes

Les résultats de Greenpeace sont tout à fait conformes aux craintes récentes concernant les aliments. Les tests effectués par les autorités officielles japonaises révèlent une contamination croissante des produits de la mer. Ces test concernent jusqu’ici les poissons, les coquillages et les algues ; outre les produits dépassant le seuil maximal de radioactivité, on en a trouvé beaucoup  d’autres qui présentaient des taux de radioactivité plus élevés que d’ordinaire.

Et l’on ne  contrôle que les aliments ; on n’a pas lancé de veille globale. La seule qui fonctionne à ce jour ne concerne que l’air et l’eau. Et le gouvernement se fie largement aux mesures effectuées par TEPCO. Or la société gestionnaire de Fukushima, au cours des derniers mois, n’a pas brillé par sa fiabilité.

Il est donc indispensable d’effectuer des mesures indépendantes. Greenpeace poursuivra ses efforts dans ce sens. En définitive les conséquences  de la catastrophe atomique pour le Pacifique ne seront connues que dans plusieurs mois, voire des années.

Toutefois, aussi pessimiste qu’on soit, on ne peut nier que dans une certaine mesure la radioactivité se dilue (ce qui en revanche  comporte des risques de dissémination à longue distance). Un accident de ce type dans un réacteur allemand aurait aussi des conséquences beaucoup plus importantes dans notre région, pour l’Isar, le Neckar  (affluents respectifs du Danube et du Rhin, arrosant respectivement Munich et Stuttgart)ou la Deutsche Bucht (Baie allemande, en Mer du Nord, Frise orientale). Une raison de plus pour sortir au plus vite de cette énergie mortifère qu’est le  nucléaire.





Courtesy of Tlaxcala
Source: http://www.greenpeace.de/themen/atomkraft/nachrichten/artikel/katastrophe_von_fukushima_erreicht_die_nahrungskette/
Publication date of original article: 26/05/2011
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=4897

 

Tags: FukushimaGreenpeaceContamination radioctiveChaîne alimentaireOcéan Pacifique
 

 
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