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 20/08/2017 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
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 EUROPE 
EUROPE / Contre le mandat d’arrêt européen : extension du domaine de la lutte au Pays basque nord
Date of publication at Tlaxcala: 10/03/2011

Les Huuit de SEGI
Contre le mandat d’arrêt européen : extension du domaine de la lutte au Pays basque nord

Michel Porcheron

 

 Ça se passe en France, dans le sud-ouest, entre l’Adour et la frontière espagnole. La police française  au service de la justice de Madrid.  

 Huit jeunes Basques indépendantistes de l’organisation Segi, recherchés par la justice espagnole, s’étaient réfugiés en France pour poursuivre leur action.
Ils voulaient rejoindre le combat contre le MAE mené par Aurore Martin, de nationalité française, cachée quelque part au Pays Basque nord depuis plus de deux mois et …candidate aux prochaines élections cantonales (formation Euskal Herria Bai) 
Entre le 28 février et 3 mars, la police française a raflé sept d’entre eux. Ils sont incarcérés à Seysses, au sud de Toulouse, dans l’attente d’une extradition en Espagne, à la demande de la justice de Madrid. Huit cellules les attendent dans huit prisons différentes.

Tout a commencé à Ispoure, au gymnase Bentaberri, le 21 février.                                                     

« Il y a de cela quatre mois, ils et elles ont dû fuir de la scène politique publique suite à la rafle de la police espagnole contre Segi. Ils sont réapparus lors d'une conférence de presse lundi  matin 21 février à Ispoure, avec le soutien d'une centaine de personnes. Cette semaine, en plus de dénoncer leur situation, ils et elles souhaitent renouveler leur engagement politique » (source : http://auroremartin.over-blog.com)  

Le groupe compte cinq jeunes gens et trois jeunes femmes, tous âgés de 20 à 25 ans. Il s'agit de Beñat Lizeaga Urkidi (originaire de Zumaia, 22 ans) , Irati Tobar Eguzkitza (Portugalete, 24ans), Endika Perez Gomez (Larrabetzu, 23 ans), Jazint Ramirez Cruz, Aitziber Plazaola Oregi (Bergara, 25 ans), Xalbador Ramirez Cruz (Saint-Sébastien, 20 ans), Aiala Zaldibar Alvarodo (Vitoria-Gasteiz, 24 ans) et Bergoi Madernaz Del Pozo (Vitoria-Gasteiz, 23 ans).  

Face à la menace d'un mandat d'arrêt européen (MAE) à leur encontre et le risque d'être arrêtés et jugés au tribunal de Pau, les huit jeunes indépendantistes  qui ont assuré avoir toujours mené leur action politique de façon publique, ont fait appel à la population et aux organisations politiques et sociales à les soutenir et à les protéger. Ispoure est une localité de la Basse Navarre,  Pyrénées Atlantiques, près de Saint-Pied de Port.

Leur organisation, Segi, est interdite dans l’État espagnol mais légale en France.

Action des 8 jeunes Basques contre le mandat d'arrêt européen

Selon le quotidien Sud-Ouest, Aiala Zaldibar Alvarado, en cours de formation d'éducatrice, est déjà sous le coup d'un MAE émis par Madrid, activé par la France et validé le 1 février par la cour d'appel de Pau.

Arrêtée le 18 janvier à Bayonne, laissée en liberté sous contrôle judiciaire, Aiala Zaldibar attend le verdict de la Cour de cassation auprès de laquelle elle a déposé un recours. Ceci selon le schéma de la procédure type qui, dans le cas de militants de nationalité espagnole, débouche immanquablement sur une remise à la justice espagnole, ajoute le quotidien Sud-Ouest.

 

Aiala Zaldibar (au premier rang à gauche) à Ispoure. PHOTO JEAN-DANIEL CHOPIN

Tous sous le coup d'un avis de recherche et d'un mandat d'arrêt en Espagne, aucun d'entre eux (exceptée Aiala Zaldibar), précise Sud-Ouest, n'est pour l'heure visé par la justice française.

Tous ont l'intention de passer la semaine au Gymnase Faustin Bentaberri, à Ispoure. 

Le Journal du Pays Basque a publié une lettre ouverte d'Aiala Zaldibar Alvarado (transmise par Askatasuna), datée du 19 février 2011

 « J’ai fui… »

Aiala Zaldibar s'est expliquée en ces termes : « Lorsque j'ai appris mon ordre d'arrestation, j'ai décidé de fuir mon village, étant donné que beaucoup de personnes, lors des rafles précédentes, ont été arrêtées et torturées pour leurs idées politiques (…) En participant à la semaine d'action organisée à Ispoure, je souhaite dénoncer ma situation, et plus généralement la situation de toute la jeunesse indépendantiste du Pays basque. Je dénonce aussi le déni de justice que le mandat d'arrêt européen suppose… »

Le lundi 21 février, à visages découverts, ils ont pris la parole dans le gymnase d'Ispoure, sous des banderoles réclamant le respect des « droits civiques et politiques », pour notamment dénoncer le mandat d'arrêt européen qu’émet l’Audiencia Nacional espagnole contre ceux qu’elle accuse d'être proche de ETA, ainsi que la « politique répressive » exercée à leur encontre, selon leurs déclarations.

Les Huit ont exposé   comment ils ont réussi à fuir  l'opération policière d’octobre dernier. Plus de cent personnes entouraient les jeunes de Segi lors de leur conférence de presse. Elles forment un nouveau collectif , le  "Collectif contre le mandat d'arrêt européen", incluant  le parti autonomiste Abertzaleen Batasuna, le parti radical indépendantiste Batasuna interdit en Espagne, l'union syndicale « Solidaires » et le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

« Il est clair, indiquait, au nom du Collectif Francis, Francis Charpentier après avoir évoqué le cas d'Aurore Martin, que le débat entourant le mandat d'arrêt européen n'est pas celui de la nationalité mais celui des atteintes aux droits civils et politiques, le vrai problème est là… (…) Les illégalisations de Segi et d'autres organisations comme Askatasuna, Batasuna... laissent carte blanche à l'Etat espagnol pour condamner une activité politique. Ce ne sont pas des actions qu'ils jugent mais des idées.»

Aurore Martin vit cachée depuis le 21 décembre pour se soustraire à sa remise à l'Espagne, validée par la justice française.

L'un des jeunes Basques a estimé que «c'est parce que nous menons la lutte en faveur de l'indépendance et du socialisme que nous sommes en permanence punis, fichés, arrêtés, torturés et persécutés. Nous sommes définis comme `terroristes' parce que nous militons dans les assemblées d'étudiants, dans les mouvements féministes, en faveur du droit au logement ou encore parce que nous travaillons en faveur du gaztetxe.» Il a également fait allusion au nouveau contexte politique demandant aux «Etats espagnol et français [...] d'ouvrir la voie de la négociation.»

Un document comportant des témoignages de cinq jeunes (dont deux femmes) arrêtés en octobre et décembre 2010, sur les pressions et mauvais traitements (1) auxquels seraient soumis les militants basques arrêtés en Espagne a été distribué.

Entré en vigueur en France le 12 mars 2004, le mandat d'arrêt européen a été mis en place à la demande de l'Espagne pour simplifier les procédures d'extradition. Le mandat d'arrêt est dénoncé par les organisations des droits de l'homme comme « permettant de museler les opposants politiques, notamment par une extension abusive de la notion de "terrorisme" qui peut englober désormais toute expression politique tant soit peu radicale".

Les mobilisations contre le mandat d'arrêt européen se sont intensifiées au Pays Basque nord après le feu vert de la justice française au MAE de l'Espagne à l'encontre d'Aurore Martin, ancienne dirigeante de Batasuna, parti indépendantiste légal en France mais interdit en Espagne (2) .

Avec Aurore Martin, le MAE était appliqué pour la première fois envers une militante politique basque de nationalité française pour des supposés « crimes et délits » qui, aux yeux de la loi française, n'en sont pas, ce qui a poussé de nombreuses voix du monde politique et associatif à s'élever contre l'application du mandat d'arrêt européen, selon le site eitb.com qui rappelle que des formations politiques nationales comme le PC, PS, NPA, Modem, le conseiller général UMP Max Brisson et le maire de Biarritz, Didier Borotra, pour n'en citer que quelques-uns, se sont publiquement prononcés contre le MAE visant Aurore Martin, de nationalité française.

Après des rassemblements permanents à Ispoure jusqu’au 25 février, la semaine d’action a prévu un concert (kantaldi) réunissant des grands noms de la chanson basque à Cambo et le 5 mars à Bayonne « une chaîne humaine ».

Avant l’opération d’Ispoure, l’organisation Segi avait annoncé qu’elle manifestera le 25 février à Saint-Jean-de-Luz, tandis que se déroulera le Conseil municipal de la commune auquel devrait assister Michèle Alliot-Marie. Les jeunes radicaux abertzale réclament que « MAM dégage du gouvernement et du Pays basque » :

« Ces dernières semaines, les pratiques d'Alliot se sont dévoilées au grand jour, nous avons vu, comme tout le monde, quels étaient les méthodes et le fameux savoir-faire français. Nous avons vu aussi pour quelles causes ce savoir-faire se transmet : pour stopper les révoltes contre les dictatures et pour pérenniser les intérêts de la France avec ces dernières. Du lacrymogène, de la matraque, en passant par le savoir-faire militaire reconnu par les plus grands tortionnaires du siècle passé… En respect pour ceux qui sont tombés dans cet hiver arabe, Michèle Alliot-Marie doit quitter le gouvernement. Sa place est dans un tribunal… Elle représente le mépris qu'a la France envers notre peuple, de ce fait elle n'a pas sa place ici », ont notamment indiqué les jeunes radicaux (Sud-Ouest, 16 février).


 

    10 jours d’intense activité policière, avec cagoules, armes, etc…

28 février 2011 : Les deux jeunes indépendantistes basque Segi, Alaia Zaldibar, 24 ans, et Bergoi Madernaz del Pozo, 23 ans, sont interpellés à Bayonne, au surlendemain de la clôture d'une opération de « sensibilisation » qui s'était tenue durant toute une semaine dans la salle d’Ispoure. Deux autres parmi « les Huit d’Ispoure » sont arrêtés à Saint Jean Pied de Port : Benat Lizeaga, 22 ans, et Aitziber Plazaola, 25 ans.

1er mars : La Cour d'appel de Pau accepte le transfert en Espagne d'une militante basque espagnole

La Cour d'appel de Pau a accepté mardi 1er mars le transfert en Espagne d'Eider Zuriarrain Mendiguren (qui ne fait pas partie des Huit), une militante basque espagnole arrêtée le 10 février à Bayonne en vertu d'un mandat d'arrêt européen délivré par l'Espagne. Âgée de 31 ans, elle est soupçonnée par l’Espagne de "collaboration active avec des membres de l'ETA". Placée en détention après son interpellation, elle avait été remise en liberté sous contrôle judiciaire lors de sa première comparution devant la Cour d'appel

Sept jeunes militants espagnols, membres de l'organisation Segi, ont été arrêtés au cours de la semaine passée au Pays basque français, en vertu de mandats d'arrêt européens émis par Madrid pour leur appartenance à cette organisation

« On s’en fout, petit con »

3 mars 2011 : Des élus qui avaient offert leur toit à des membres de Segi ont témoigné lors d’une conférence de presse du « Collectif contre le mandat d'arrêt » tenue la veille, dénonçant les « interpellations musclées » à Arcangues de Xalbador et Jazi Ramirez Krutz, 20 et 23 ans, deux autres membres des Huit, domiciliés à Saint-Sébastien, qu'ils transportaient dans leur voiture pour se rendre à Bayonne. Ils avaient interceptés par un groupe de policiers cagoulés et armés.
 
Deux témoins de l'opération, Jean-François Bederede et Éliane Etcheverria, élus à Saint-Pée, ont déclaré avoir été insultés et menacés par armes, sans ménagements. Jean-François Bederede : « Nous avons avancé notre statut d'élu. On m'a répondu ''on s'en fout, petit con…'' On a demandé à être interpellés et menottés avec les jeunes. Mais très vite, ils ont forcé le passage. »
 
Dans l’après midi,Endika Perez, 23 ans, a été arrêté sur la route qui le ramenait de Bayonne à Urrugne, où l'hébergeait la conseillère municipale Isabel Etxeberria, lors d’une intervention policière intempestive, aux dires des témoins parmi lesquels des journalistes. Jean-François Bederede était au volant : « Les policiers également cagoulés et armés ont brisé une vitre arrière de ma voiture, une autre a été frappée. » Jeudi 3 mars, les conseillers municipaux et leurs avocats étudiaient l'éventualité d'un dépôt de plainte pour « menaces, insultes et violences ».
 
Dans la soirée, seule l'une des Huit du groupe d'Ispoure, Irati Tobar Eguzkitza (24 ans, Portugalete) était encore en liberté. Comme ses sept compagnons elle avait échappé à l'opération de police du 22 octobre 2010, menée dans les provinces basques espagnoles et s'était réfugiée côté français, « pour échapper aux risques de tortures et continuer son action politique ».
 
Six de ses sept compagnons étaient incarcérés à Seysses, le septième devait passer la nuit au commissariat de police de Bayonne. Les juges de la cour d'appel de Pause se pencheront sur leur cas le 8 mars prochain.
 
4 mars 2011- Irati Tobar est « prise en charge » par des élus. Kotte Ecenarro, conseiller municipal et conseiller général du canton, a pris fait et cause pour Irati Tobar qu'il a accompagnée avec deux autres édiles (dont Chantal Kahrig du groupe de gauche) jusqu'à son nouveau domicile. Mercredi soir d'autres élus, des Hendayais ont pris le relais pour encadrer la seule militante du groupe des huit encore en liberté.
 
6 mars 2011 : A Anglet, un millier de personnes vêtues d’un tee-shirt orange, se sont rassemblées pour former une chaîne humaine sur l'ex-RN10. Cette mobilisation entendait dénoncer la procédure de mandat d'arrêt européen et notamment celle qui vise les militants de Batasuna ou Segi (légaux en France, interdits en Espagne).
 
 7 mars 2011 :- Irati Tobar Eguzkitza a commencé en compagnie de Xabi Irigoyen et d'Iker Elizalde, deux élus abertzale de Briscous et d'Hendaye, une grève de la faim de deux semaines, devant le centre d'accueil de l'Autoport à Hendaye. Cette grève de la faim débute alors que le MAE de trois des jeunes interpellés et incarcérés la semaine dernière (Aitziher Plazaola, Beñat Lizaga et Bergoi Madernaz Del Pozo), est examiné par la cour d'appel de Pau. .
Pour la « défense des droits civils et politiques », ils demandent de nouveau à ce que « s'engage un processus démocratique », avec « l'arrêt des procédures en cours » et la légalisation des organisations de la gauche radicale basque côté espagnol.
 
 8 Mars 2011 :- Interpellation d'un militant indépendantiste de nationalité française à Bidache : Membre du mouvement Segi, le Français Ibai Agirrebarrena, a été interpellé mardi 8 mars à Bayonne, a indiqué le Comité de défense des prisonniers basques Askatasuna. Il avait  été arrêté une première fois en juin 2009 dans le cadre d'un coup de filet policier au Pays basque français visant notamment Segi, en raison de ses liens présumés avec le groupe armé ETA. Un autre militant français Jon Goio a été interpellé à Bayonne. Il est considéré comme un membre d'ETA par les services antiterroristes espagnols. Il est soupçonné d'avoir fomenté un attentat contre José Maria Aznar en 2001. Il a été incarcéré à Seysses. .
 
8 mars 2011 : - Comparaissent devant la cour d'appel de Pau, trois des militants de Segi, sous le coup de mandats d'arrêt européen. Il s'agit de Beñat Lizeaga, Aitziber Plazaola et Bergoi Madernaz del Pozo. Le procureur estimant que l'engagement d'élus basques à les accueillir chez eux n'a aucune valeur, a décidé leur maintien en détention (prison de Seysses) et demandé l'acceptation des mandats d'arrêt lancés à leur encontre par l'Espagne. Le jugement sera rendu le 15 mars. Ce jour-là trois autres membres de Segi arrêtés la semaine dernière, comparaîtront.
 
9 mars 2011 : Ibai Aguirrebarrena, membre de Segi, placé en garde à vue au commissariat de Bayonne, est en attente de transfert à Seysses.
 
(chronologie d’après le quotidien Sud-Ouest)

(1)- « Mon nom a été soutiré sous la torture »

Les huit jeunes ont indiqué que leurs noms ont été arrachés par les policiers espagnols «sous la torture» et des témoignages de leurs camarades arrêtés en octobre et décembre ont été distribués.

Extraits :

Oihana Lopez raconte que quand elle refusait de répondre aux questions, les policiers l'obligeaient «à faire des exercices physiques : en haut, en bas, en haut, en bas... Ils m'obligèrent à faire des flexions, et ils voulaient que je réponde, sinon ils allaient me taper la tête contre le mur. [...] Je faisais des efforts pour ne pas tomber par terre, parfois j'avais des vertiges, mais ils m'obligeaient à continuer, de plus en plus vite ; ils me frappaient et me tiraient les cheveux...»

Imanol Beristain a fait un récit similaire : «Ils m'ont déshabillé de force et m'ont pris par le cou pour me jeter par terre. Ils touchaient l'urine avec ma tête et me crier que j'allais devoir la lécher. [...] Ils me tiraient par les cheveux et par les testicules aussi, sans arrêt. Tout cela à quatre pattes, à genoux et sur le front. Ils m'obligeaient à rester dans différentes positions, jusqu'à ce que je tombe par terre. [...] En même temps, quand j'étais à quatre pattes, ils m'attrapaient par les testicules et me les frottaient avec un sac. Ensuite, ils me mettaient le sac sur le nez, pour que je sente l'odeur et pour que j'étouffe. Ils m'ont mis le sac sur la tête, encore et encore, jusqu'à en déchirer quatre. J'essayais de les déchirer avec les dents quand j'avais la sensation d'étouffer. Alors, deux policiers me serraient très fort le nez et la bouche avec leurs mains [...]».

Ainara Ladron Urbieta raconte, elle : «Ils m'ont obligée à me déshabiller et à m'allonger sur la table (pendant que je me déshabillais, ils se sont mis à rire) [...]. Ils ont essayé d'écarter mes jambes mais je les serrais de toutes mes forces. [...] Après un long moment d'interrogatoire, il s'est mis à me frapper sur les fesses avec la main ouverte. Puis il m'a posé une canette métallique très froide contre la fesse. Il a ensuite passé son doigt sur mon anus et mon vagin, en me touchant [...]».

(2)- La Cour d’Appel de Pau a mis en délibéré au 1er mars sa décision sur le transfert en Espagne d'Eider Zuriarrain Mendiguren, militante basque espagnole soupçonnée de liens avec l'organisation ETA, arrêtée sur la voie publique le 10 février à Bayonne en vertu d'un mandat d'arrêt européen délivré par l'Espagne, apprenait-on mardi 22 février.

Selon le site sudouest.fr, la militante, âgée de 31 ans, soupçonnée de « collaboration active avec des membres de l'ETA », avait été placée en détention après son interpellation. Elle avait été remise en liberté sous contrôle judiciaire lors de sa première comparution devant la Cour d'appel.

Le Comité de défense des prisonniers basques Askatasuna avait dénoncé son arrestation, assurant dans un communiqué qu'Eider Zuriarrain Mendiguren "vivait publiquement à Urrugne et travaillait à l'ikastola (école basque, ndlr) de Bayonne » Selon des informations publiées dans la presse espagnole, la jeune Basque, originaire de Bilbao, était en fuite depuis février 2010 et figurait depuis lors sur la liste des « terroristes les plus recherchés » par la Garde civile.  Elle est soupçonnée, selon ces sources de presse, d'avoir hébergé en 2009 à son domicile le membre de l'ETA Euri Albizu Telleria et d'avoir aidé un autre etarra, Ibai Beobide, à fuir vers la France

►http://www.lejpb.com/paperezkoa/20110222/249945/fr/Huit-membres-Segi-menaces-par-le-mandat-d%E2%80%99arret-europeen

►http://bellaciao.org/fr/spip.php?article113958





Courtesy of Michel Porcheron
Publication date of original article: 10/03/2011
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=4187

 

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