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 20/04/2021 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
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 AFRICA 
AFRICA / Cinquante jours de grève de la faim et pas une lueur d'humanité pour le prisonnier sahraoui Haddi et sa mère
Date of publication at Tlaxcala: 04/03/2021
Original: 55 días de huelga de hambre y ni un atisbo de humanidad para el prisionero saharaui Haddi y su madre

Cinquante jours de grève de la faim et pas une lueur d'humanité pour le prisonnier sahraoui Haddi et sa mère

Cristina Martínez

Translated by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

La mère de Mohamed Lamine Haddi attend depuis 4 jours devant la prison de Tiflit 2 pour voir son fils qui fait une grève de la faim depuis 50 jours. Elle a parcouru 1 300 km depuis El Ayoun - Sahara occidental occupé - jusqu'à Tiflit - Maroc - près de Rabat.

 

Ils ne la laissent pas le voir ni lui donnent de nouvelles. Depuis le samedi 27 février, elle se trouve à Tiflit, une prison marocaine réputée pour ses atrocités. Menina, la mère du journaliste Haddi, s'est rendue à la prison lundi. Ils l'ont faite entrer, l'ont faite attendre, puis ont dit qu'il n'était pas possible de lui rendre visite. Mardi, cela n'a pas été possible non plus. Elle ne sait plus si son fils est vivant. « S'il est encore vivant, ils devraient nous permettre de lui rendre visite ; et s'il est mort, ils devraient nous donner ses restes. »

Menina se démène. Elle est allée à la Direction de l'administration pénitentiaire. Et elle a rencontré l'AMDH, l'Association marocaine pour les droits de l'homme. Sans résultats. Elle continuera à essayer.

Des initiatives sont prises pour le sort de Haddi. L'Association Sahraouie de la Communauté de Madrid et le Collectif ESPISAHARA ont commencé une collecte de signatures sur la plateforme change.org, demandant l'intervention d'Amnesty International, du gouvernement espagnol et du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Dimanche, il y a eu une manifestation devant l'ambassade du Maroc à Madrid. Le Mouvement pour les prisonniers politiques sahraouis maintient une présence quotidienne devant le ministère des Affaires étrangères, témoignage de la responsabilité espagnole. De nombreuses associations et parlementaires ont soutenu l'appel du CODESA - Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme au Sahara occidental - demandant à la Croix-Rouge internationale d'agir. L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme, un programme conjoint de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la FIDH, demande leur libération, une enquête et des signatures. La gauche du Parlement européen a posé une question à la Commission, s'inquiétant de la violence dans les territoires occupés et demandant qu'une délégation rende visite à Haddi. La Délégation sahraouie pour l'Espagne lance un appel pour sauver la vie de Haddi. Elle demande l'intervention de la Croix-Rouge internationale et souligne le devoir légal et moral de l'Espagne de se conformer au droit international.

Déjà, en 2017, le groupe de travail sur la détention arbitraire et plusieurs rapporteurs spéciaux sur les droits humains, la torture, la liberté d'expression, entre autres, ont décrit les tortures et les violations du droit à un procès équitable des personnes condamnées pour Gdeim Izik, un groupe auquel Haddi appartient ; et ils ont ajouté que ces violations étaient dues à l'exercice par les Sahraouis de la liberté d'expression et d'opinion. On en est restés là. Une telle reconnaissance explicite n'a pas eu de conséquences.

Mohamed Lamine a été condamné dans le procès grotesque de Gdeim Izik à 25 ans, dont il a purgé 10. Il a commencé la grève à cause des conditions de détention, qui étaient insupportables, « mieux vaut la mort que de continuer comme ça ». Sa situation en prison est désespérée. Il demande, lui et les autres prisonniers sahraouis, la libération inconditionnelle en tant que prisonnier de conscience, ou au moins le transfert dans une prison de leur territoire comme l'indique le droit international humanitaire, la fin de l'isolement - dans son cas pendant trois ans et demi - puisqu'il a été transféré de la prison d'El Arjat à la prison de Tiflit 2 à l'occasion de la dispersion forcée du groupe de Gdeim Izik ; Il demande qu'il soit mis fin à la négligence médicale intentionnelle, aux abus des geôliers qui le harcèlent par des humiliations, par des raids dans la cellule sans mesures de sécurité contre le COVID, par des fouilles de ses affaires ; il veut être autorisé à étudier ; il veut de l'hygiène, une nourriture décente ; il veut ne pas être en permanence dans le noir ; il veut pouvoir téléphoner et communiquer physiquement avec sa famille. Il n'a pas été autorisé à recevoir de visiteurs depuis un an.

Les gardiens de prison lui manquent de respect dans des moments aussi difficiles et vont jusqu'à lui demander s'il n'est pas encore mort. Un médecin ne lui a pas rendu visite pour surveiller sa grève - Haddi n'a jamais été suivi médicalement à cause de sa grève - mais pour le menacer de le mettre en cellule d’isolement. Le directeur de la prison l'a menacé de mort s'il n'arrêtait pas la grève.

Le Maroc porte la répression politique à ses ultimes conséquences : ne pas céder d'un pouce face aux justes exigences et ne pas permettre à une mère de voir son fils dans un état si grave.

►Plus d'nformation sur Mohamed Lamine Haddi

 

 

 http://tlaxcala-int.org/upload/gal_21691.jpg





Courtesy of Tlaxcala
Source: https://contramutis.wordpress.com/2021/03/03/cincuenta-dias-de-huelga-de-hambre-y-ni-un-atisbo-de-humanidad-para-haddi-y-su-madre/
Publication date of original article: 03/03/2021
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=30951

 

Tags: Mohamed Lamine Aabidin HaddiPrisonniers politiques sahraouisTiflit 2Grèves de la faimGroupe de Gdeim IzikDroits humainsSahara occidental occupéOccupation marocaine
 

 
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