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 CULTURE & COMMUNICATION 
CULTURE & COMMUNICATION / La plus ancienne preuve de consommation d'olives trouvée en Méditerranée
Date of publication at Tlaxcala: 07/02/2021
Original: Oldest evidence for olive eating found below the sea
Translations available: Español 

La plus ancienne preuve de consommation d'olives trouvée en Méditerranée

Daniel Sonnenfeld דניאל זוננפלד دانيال سونينفيلد

Translated by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

La découverte faite au large des côtes de Haïfa par un groupe de chercheurs de la plupart des grandes universités israéliennes montre que la production d'olives destinées à la consommation a commencé il y a au moins 6 600 ans.

Des noyaux d'olives vieux de 6 600 ans ont été découverts sur le site archéologique de Hishuley Carmel, sur la côte méditerranéenne, près de Haïfa. Photo Ehud Galili

Dans un site sous-marin, datant d'environ 6 600 ans, les archéologues ont découvert deux structures de pierre remplies de milliers de noyaux d'olives. Les noyaux, pour la plupart bien conservés et entiers, prouvent que les olives ont été traitées industriellement pour être consommées à ce stade très précoce. Les preuves antérieures étaient peu claires, les premières indications montrant que les olives ont été consommées pour la première fois au cours du premier millénaire avant l’ère chrétienne.

Les olives et leur huile sont un ingrédient clé du régime méditerranéen et ont une valeur symbolique dans de nombreux pays. Cette dernière étude montre maintenant que les habitants de la région n’ont pas seulement utilisé les olives pour en faire de l’huile depuis des milliers d'années - comme cela a été révélé précédemment - mais qu'ils en ont également mangé.

L'étude a été publiée la semaine dernière dans la revue Scientific Reports - Nature* par des chercheurs de l'université de Haïfa, du Technion - Institut israélien de technologie, de l'université de Tel-Aviv, de l'université hébraïque de Jérusalem, du Centre Volcani et d'autres institutions de recherche en Israël et à l'étranger.

Le Dr Ehud Galili, archéologue à l'Institut Zinman d'archéologie de l'université de Haïfa, qui a découvert le site en Méditerranée au large de la côte nord d'Israël en 2011, a déclaré à The Media Line que l'on sait que des sites préhistoriques existent sous l'eau dans des étendues proches de la côte qui étaient au-dessus du niveau de la mer pendant les périodes glaciaires. « Les tempêtes déplacent parfois le sable qui recouvre ces sites », a-t-il expliqué, ajoutant que les archéologues marins qui sont conscients de cela recherchent des vestiges préhistoriques après des périodes de mauvais temps.

Le site de la découverte, appelé Hishuley Carmel, commence très près de la côte et s'étend à environ 150 mètres dans la mer, dit Galili. Les structures spécifiques dans lesquelles les noyaux d'olive ont été découverts étaient situées près de la plage et dans une mer très peu profonde. Deux ovales construits avec des dalles de pierre étaient placés perpendiculairement au sol, et les structures consistaient en des cercles de la taille de petites pièces dans lesquelles, selon l'archéologue de Haïfa, « se trouvaient des noyaux d'olives sur 10 centimètres de profondeur ».

La recherche sur les sites préhistoriques nécessite l'apport multidisciplinaire de chercheurs ayant des compétences dans de nombreux domaines différents. Pour ce faire, les noyaux ont été envoyées à un groupe diversifié de chercheurs dans la plupart des grandes universités israéliennes.

« Nous avons chacun travaillé sur un aspect différent », dit la Docteure Daphna Langgut du département d'archéologie et des cultures anciennes du Proche-Orient de l'université de Tel-Aviv, à The Media Line. Mme Langgut, qui dirige le laboratoire d'archéobotanique et des environnements anciens, a déclaré qu'elle a comparé le degré de rupture des noyaux aux vestiges d'un site découvert précédemment, appelé Kfar Samir, dans lequel l'huile d'olive était fabriquée au 8e siècle avant Jésus-Christ. Kfar Samir, le plus ancien site de fabrication d'huile d'olive découvert à ce jour, est situé à environ 1,5 km de Hishuley Carmel.

« J'ai montré que la plupart des noyaux sont entiers, et ceux qui ne le sont pas ont été cassés le long du pli des noyaux ... leur point de rupture naturel. Les restes de la trituration des olives pour l'huile, cependant, consistent en une purée de noyaux d'olives », dit-elle.

« Une telle concentration de milliers de noyaux entiers non broyés atteste du fait que ces olives étaient en cours de préparation », a-t-elle déclaré à The Media Line. « Pour éliminer leur amertume, il faut les traiter, comme nous le faisons encore aujourd'hui avec de l'eau salée ou du gros sel. En fait, la proximité de ces noyaux avec la mer nous apprend qu'ils ont probablement utilisé du sel de mer, ou l'eau de mer elle-même, pour traiter les olives ».

Cette idée a été renforcée lors de recherches menées au sein du département de biotechnologie et d'ingénierie alimentaire du Technion. Une expérience menée par le professeur Ayelet Fishman y a montré qu'il est possible de traiter les olives dans l'eau de mer. « Le marinage des olives dans les ustensiles découverts là-bas a pu avoir lieu après que les fruits aient été lavés à plusieurs reprises dans l'eau de mer afin d'en réduire l'amertume, puis trempés dans l'eau de mer, éventuellement avec l'ajout de sel de mer », a déclaré Fishman dans un communiqué publié par l'Université de Haïfa.

Mme Langgut a plaisanté en disant que cette découverte donne à Israël un avantage dans la compétition patriotique entre les universitaires méditerranéens travaillant sur le sujet, qui souhaitent tous prouver que les olives ont été utilisées pour la première fois dans leur pays. Et, sur une note plus sérieuse, la chercheuse a expliqué que la découverte a des implications pour les tentatives de déterminer quand les arbres fruitiers ont été domestiqués pour la première fois, un développement lié à la croissance de sociétés plus complexes.

M. Galili, qui a dirigé les recherches, a déclaré que l'importance plus large de la découverte commune des Israéliens réside dans la lumière qu'elle apporte sur l'évolution de l'olive et de ses utilisations, si vitales pour la région, son histoire et sa culture. Il a ajouté qu'il espérait également voir les olives être à nouveau traitées à l'eau de mer pour être rendues comestibles, « comme elles l’ont été à l'origine ».

* Early production of table olives at a mid-7th millennium BP submerged site off the Carmel coast (Israel)

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_21691.jpg





Courtesy of Tlaxcala
Source: https://themedialine.org/by-region/oldest-evidence-for-olive-eating-found-below-the-sea/
Publication date of original article: 02/02/2021
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=30758

 

Tags: Consommation d'olives préhistoriqueArchéobotaniquePalestine/Israël
 

 
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