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 21/10/2020 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 UNIVERSAL ISSUES 
UNIVERSAL ISSUES / Les vraies raisons du conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie
Date of publication at Tlaxcala: 11/10/2020
Original: What’s really driving the Azerbaijan-Armenia conflict

Les vraies raisons du conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie

Djene Rhys Bajalan ژين ريس باجلان
Sara Nur Yildiz
Vazken Khatchig Davidian Վազգէն խաչիկ Դաւիթեան


Translated by  Jacques Boutard
Edited by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

Le conflit sanglant qui a éclaté entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie n'est pas le fruit de haines ancestrales, ou d'une profonde animosité entre musulmans et chrétiens. C’est le produit d'une longue histoire de colonialisme, de nationalisme et d'autoritarisme.

"En attendant les Barbares":une femme arménienne sur le pas de sa porte à  Stepanakert/Khankendi, capitale du Haut-Karabakh/Republique d'Artsakh, octobre 2020. Photo Pablo González, EFE

Le déclenchement des combats entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan a remis sous les feux de la rampe médiatique internationale le vieux différend à propos du Haut-Karabakh (connu des Arméniens sous son ancien nom, Artsakh).

Les vitupérations rageuses - surtout de la part de l'Azerbaïdjan et de Turquie - sont assourdissantes, tandis que le langage raciste, cocardier et déshumanisant employé par les Azerbaïdjanais, les Turcs et les Arméniens sur les médias sociaux a atteint son paroxysme. Au-delà des sacs mortuaires enveloppés d’un drapeau qui transportent les jeunes conscrits arméniens et azerbaïdjanais et des civils innocents vers leur tombe, il y a beaucoup d'autres victimes au milieu de tout ce vacarme : la vérité, l'information, et toute volonté réelle de résoudre le conflit une fois pour toutes.

La crainte que les tensions entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan ne plongent le Caucase dans la guerre n'est pas nouvelle. Depuis plus d'un quart de siècle, l'Arménie et l'Azerbaïdjan sont dans l’impasse quant au statut du Haut-Karabakh/Artsakh. Si la dernière escalade en date semble avoir pris beaucoup de gens au dépourvu, les observateurs plus avisés la voyaient venir. En avril 2016, au lendemain de quatre jours d'intenses combats, Laurence Broers, qui fait autorité sur ce conflit, mettait en garde contre les dangers que faisaient courir un échec des négociations et un nationalisme incontrôlé conduisant à une « guerre par défaut ».

C'est bien ce qui semble se produire aujourd'hui. Pourtant, ce serait une grave erreur de considérer ce conflit comme le résultat de haines ancestrales irréconciliables ou le produit d'un choc civilisationnel entre musulmans et chrétiens. Nous devons plutôt nous tourner vers l’héritage du colonialisme, du nationalisme, de l'autoritarisme et de la politique des grandes puissances pour expliquer la tragédie qui se déploie sous nos yeux.



Affiche de  D.Moor de 1920 en russe, géorgien, arménien, azéri et koumyk, appelant les peuples du Caucase à rejoindre les Rouges dans la guerre civile en Russie


Colonialisme et nationalisme

Les hauts plateaux du Caucase sont une région d'une beauté naturelle stupéfiante et d'une immense diversité ethnique, linguistique et religieuse. Entre la mer Noire et les rives de la mer Caspienne, elle abrite un large éventail de communautés : Géorgiens, Arméniens,  Azéris, Russes, Turcs Meskhètes/Ahıska, Kurdes, Yézidis, Daghestanais, Abkhazes, Circassiens, Tchétchènes, Talysh, Ossètes et Ingouches, pour n'en citer que quelques-unes.

Les gesticulations nationalistes actuelles ne doivent cependant pas occulter l'énorme richesse du patrimoine culturel que se partagent les peuples incroyablement divers de la région, depuis la musique et la danse jusqu’au folklore et à la cuisine.

Entre le début du XVIe et le début du XIXe siècle, cette région a formé la partie nord d'une vaste zone frontalière mal définie qui séparait l'Empire ottoman sunnite de ses rivaux chiites d’Iran. Bien qu’ils aient fréquemment constitué une zone de conflit entre ces deux puissances musulmanes, les territoires qui constituent aujourd'hui l'Arménie moderne et la République d'Azerbaïdjan se trouvaient généralement dans la sphère d'influence iranienne.

Compte tenu de la géographie et des contraintes technologiques de l'époque, les puissances extérieures exerçaient généralement leur souveraineté avec tact. Dans toute la région, les potentats locaux jouissaient d'un important degré d'autonomie, et les différentes communautés ethniques et religieuses vivaient côte à côte dans une paix relative. Cependant, entre 1801 et 1828, l'expansion militaire russe a forcé les Iraniens à quitter le Caucase oriental et la région a été absorbée par la Vice-royauté du Caucase, administrée depuis la ville cosmopolite de Tbilissi (aujourd'hui capitale de la Géorgie).

En ce qui concerne spécifiquement le Haut-Karabakh/Artsakh, on peut retracer le lien entre les Arméniens et la région jusqu’à l'Antiquité. La région est toujours parsemée de monastères médiévaux arméniens et d'autres monuments architecturaux majeurs. Cependant, bien qu'elle soit un centre important de la culture et de la religion arméniennes, la région a longtemps eu un caractère cosmopolite.

 Aux XVIIIe et XIXe siècles, la ville de Chouchi/Choucha est devenue un lieu de renaissance culturelle à la fois pour les Arméniens et les Turcs d'Azerbaïdjan. Lors de la soviétisation, les recensements montrent que les Arméniens chrétiens étaient neuf fois plus nombreux que les Azerbaïdjanais sur les hauts plateaux (c'est-à-dire le Haut-Karabagh), alors que dans les plaines environnantes, la population était majoritairement musulmane.

Comme c’est le cas de nombreux régimes colonialistes, la politique de l'administration russe a accru les tensions entre les différents peuples du Caucase, tendance exacerbée par la montée du nationalisme. À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, les relations intercommunautaires ont été de plus en plus mises à rude épreuve, les populations en étant venues à se considérer comme membres de communautés nationales distinctes.

C'était particulièrement vrai pour les Arméniens chrétiens et les Turcs musulmans du Caucase qui, au début du XXe siècle, ont adopté le nom d'Azerbaïdjanais (« Azerbaïdjan » faisant historiquement référence à la province à prédominance turque du nord-ouest de l'Iran et non à l’actuelle république d'Azerbaïdjan).

Dans une certaine mesure, l'autocratie tsariste à réussi à contrôler les tensions liées au nationalisme ethnique, mais au fur et à mesure que la Russie impériale a commencé à se désintégrer, le Caucase a fait de même. En 1905, alors que l'empire était en plein bouleversement révolutionnaire, une vague de massacres intercommunautaires mettant aux prises les Arméniens et les Turcs azerbaïdjanais a balayé la région, faisant des centaines de morts. Puis vint la barbarie de la Première Guerre mondiale.

Pour la communauté arménienne, la guerre a été particulièrement terrible en raison de la décision du gouvernement ottoman, en 1915, de lancer une campagne génocidaire de déportations, de viols et de massacres contre la communauté arménienne de l'empire, faisant jusqu'à 1,5 million de morts.

Bien que les Arméniens de l'Empire russe aient échappé à cet holocauste, ce génocide a profondément marqué le peuple arménien dans son ensemble. Une part importante de la population de l'Arménie moderne est composée de descendants de réfugiés ayant survécu au génocide, et les événements de 1915 sont donc devenus le prisme à travers laquelle est perçu le conflit avec les Azerbaïdjanais.

La guerre a eu une importance énorme pour une autre raison : comme cause directe des révolutions de 1917 qui ont mis fin à l'autocratie tsariste, elle a précipité l'effondrement de l'autorité russe dans le Caucase. Au lendemain de l'effondrement de l'administration coloniale russe, l'Allemagne, l'Empire ottoman et, après la défaite des puissances centrales, la Grande-Bretagne, ont toutes tenté (sans succès) d’étendre leur influence dans la région.

Le lendemain des révolutions de 1917 a également vu une fragmentation politique croissante avec la formation - malgré une brève tentative de fédération au printemps 1918 - de républiques indépendantes en Géorgie, en Arménie et en Azerbaïdjan.

Le résultat en fut la guerre. Les nationalistes cherchèrent à imposer leurs revendications sur des régions souvent ethniquement mixtes, et les hostilités éclatèrent entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie. Cette première guerre entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, qui dura deux ans, ne prit fin que lorsque les Soviétiques envahirent la région en 1920.

"Nous battrons la tuberculose": affiche soviétique en azéri et en russe, 1927

L'héritage du stalinisme

 La soviétisation de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan n'a guère contribué à réconcilier les deux parties. En effet, c'est Joseph Staline qui a décidé d’intégrer les hautes terres à majorité arménienne du Haut-Karabakh/Artsakh - un  lieu de rivalité intense entre les forces arméniennes et azerbaïdjanaises pendant la guerre - à la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan, malgré l'opposition de l'écrasante majorité de la population locale. Comme dans d'autres régions de l'URSS nouvellement formée, plutôt que de résoudre les conflits nationaux, la politique soviétiques n’a fait qu’exacerber la défiance.

Dans une certaine mesure, le statut d'oblast autonome au sein de l'Azerbaïdjan du Haut-Karabakh/Artsakh a protégé la population arménienne de certains des pires excès de l’ingénierie démographique  soviétique.

Dans l'enclave azerbaïdjanaise de Naxcivan/Nakhichevan, prise en sandwich entre l'Arménie, la Turquie et l'Iran, la population ethnique arménienne - qui constituait près de la moitié de la population au début des années 1920 – était quasiment réduite à néant lorsque l'URSS s’est désintégrée.

Néanmoins, dans le Haut-Karabakh / Artsakh, les autorités de Bakou ont poursuivi une politique d'implantation d’Azerbaïdjanais pour tenter de diluer la majorité arménienne - investissant dans ces nouvelles communautés, tout en laissant les villes et villages arméniens sans infrastructures de base. Des décennies de sous-investissement et de discrimination ont alimenté un nouveau ressentiment - ressentiment qui a atteint un crescendo pendant l’agonie de l'Union soviétique.

Le 22 février 1988, les autorités locales du Haut-Karabakh/Artsakh ont organisé un référendum demandant l'indépendance vis-à-vis de l'Azerbaïdjan comme étape préliminaire à l'unification avec l'Arménie. Suite à ce vote, tenu malgré l’opposition de Bakou [capitale de l'Azerbaïdjan, NdT] un pogrom anti-arménien a éclaté dans la ville azerbaïdjanaise de Sumqayit. Des dizaines de personnes furent tuées, entraînant une escalade de violence dans toute la région, et un massacre de civils azerbaïdjanais à Khojaly/Xocalı en 1992 qui a fait des centaines de morts.

Après la dissolution de l'URSS en décembre 1991, ce cycle de violence s'est transformé en une guerre de grande ampleur entre les nouveaux États indépendants d'Azerbaïdjan et d'Arménie. Au moins trente mille personnes furent tuées et plus d'un million furent déplacées par le nettoyage ethnique, des Arméniens étant contraints de quitter l'Azerbaïdjan et des Azerbaïdjanais encore plus  nombreux chassés d'Arménie et des régions autour du Haut-Karabagh.

Le statu quo suivant le cessez-le-feu fut une victoire pour l'Arménie qui, en occupant les districts de Kalbajar et de Lachin - peuplés principalement d'Azerbaïdjanais et de Kurdes - établit une zone de contrôle reliant de façon continue la République arménienne autoproclamée d'Artsakh à l'Arménie proprement dite.

Depuis 1994, aucune solution permanente au conflit n’a été trouvée. Les négociations tenues au sein du groupe de Minsk de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), un organisme composé de onze États et présidé par la France, la Russie et les États-Unis, ont échoué. Et des affrontements le long d’une « Ligne de contrôle » fortement militarisée, mise en place après le cessez-le-feu de 1994, ainsi qu’à d'autres endroits de la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan,  ont constitué une menace permanente pour la paix de la région.

Une femme de  106 ans sur le pas de sa porte dans le sud de l'Arménie, 1990. © Nations Unies

L'escalade vers la guerre

Toutes les parties au conflit ont sans aucun doute leur part de responsabilité dans l’absence de solution. L’Arménie est satisfaite du statu quo et elle n'est donc guère motivée pour renoncer à son avantage militaire et territorial, tandis que les Azerbaïdjanais se sentent lésés. En outre, le nationalisme et l’ostensible et permanente menace azerbaïdjanaise ont jusqu'à récemment fourni une excuse pratique à l'élite post-soviétique corrompue  pour légitimer sa domination sur le pays, qui a duré pendant une grande partie de son histoire après l'indépendance.

Pour la Russie, qui cherche à maintenir le Caucase dans sa sphère d'influence, les tensions persistantes entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont permis à cette ancienne puissance coloniale de maintenir son influence sur les deux parties. En effet, pour Poutine, le déclenchement des combats peut être considéré comme un rappel utile au gouvernement arménien de Nikol Pashinyan, au pouvoir depuis la Révolution de Velours pacifique de 2018, du caractère indispensable du soutien russe dans son conflit avec un Azerbaïdjan beaucoup plus riche et plus peuplé et soutenu par la Turquie.

Cependant, pour comprendre les spécificités de cette dernière escalade, il faut se tourner vers Bakou et Ankara. Ce sont les forces azerbaïdjanaises qui sont passées à l'offensive fin septembre, soutenues activement, sous forme de matériel militaire et de mercenaires syriens, par le gouvernement du président turc Recep Tayyip Erdoğan.

Ne jouissant pas de légitimité démocratique, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, qui a hérité le pouvoir de son père Heydar Aliyev en 2003, manie le ressentiment nationaliste à propos du statu quo défavorable à l’Azebaïdjan dans le Haut-Karabakh/Artsakh, afin de détourner l'attention du mécontentement croissant dû à l'accroissement des inégalités économiques, à la dilapidation des richesses pétrolières du pays et à son gouvernement kleptocratique. Il ne fait guère de doute non plus qu'il ressent le besoin de renforcer sa légitimité nationaliste après que des manifestants pro-guerre ont pris d'assaut le Parlement à la suite d’affrontements sur le front au début de l'été.

Dans le même ordre d'idées, la rhétorique panturque et anti-arménienne renforce également la base droitière d’Erdoğan en cette période de grave crise économique - tout en divisant l'opposition en factions favorables à la guerre, dont le CHP ( Parti républicain du peuple), le plus grand parti d'opposition,  et anti-guerre, notamment le Parti démocratique du peuple (PDP), persécuté et marginalisé.

En outre, cette rhétorique alimente les prétentions d'Ankara au statut de grande puissance, s'inscrivant dans un schéma plus large d'aventurisme en matière de politique étrangère qui a vu les interventions armées turques en Syrie et en Libye, et une position militaire de plus en plus agressive en Méditerranée orientale, qui détournent l'attention des problèmes intérieurs croissants.

En bref, la guerre est utilisée - comme c'est si souvent le cas- comme instrument de consolidation d’une politique autoritaire.

Et maintenant ?

Bon, et maintenant ? Si le bon sens l'emportait, les deux camps baisseraient immédiatement les armes et accepteraient de mener des négociations sérieuses.

L'Azerbaïdjan et la Turquie doivent comprendre que s’ils n’accordent pas aux populations du Haut-Karabakh / Artsakh le droit de déterminer leur propre avenir, il ne peut y avoir de solution. Il y a eu trop de violence pour que les habitants de la région se sentent en sécurité sous un régime aussi antidémocratique et corrompu que celui d'Ilham Aliyev.

Les Arméniens du Haut-Karabakh/Artsakh n'ont qu'à regarder du côté du Naxcivan/Nakhichevan, où le régime d'Aliyev a mené une campagne que de nombreux experts qualifieraient de génocide culturel visant à détruire les sites historiques arméniens de la région, pour contempler leur propre oubli. En même temps, ceux qui insistent sur un retour complet aux frontières de l'ère soviétique doivent comprendre qu'ils demandent la légitimation du colonialisme dominateur de Staline, au mépris des souhaits d'autodétermination de la population locale.

Les Arméniens doivent comprendre que, sans un traité de paix définitif, le statu quo sera constamment remis en question. Cela est particulièrement vrai si le régime d'Aliyev survit et doit détourner l’attention de son peuple de sa détresse domestique. Mais les Arméniens doivent également reconnaître que le mécontentement et l'exaspération des Azerbaïdjanais face à l'absence de progrès sont justifiés.

Les centaines de milliers de réfugiés azerbaïdjanais victimes du nettoyage ethnique lors des combats et qui sont retenus en otage dans des conditions sordides par leur propre régime, pour être instrumentalisés à des fins de propagande, doivent être autorisés à retourner dans leurs villes et leurs villages dans les régions actuellement contrôlées par les forces arméniennes ; avant cela, il pourrait être impossible pour les réfugiés arméniens de retourner en Azerbaïdjan.

Enfin, un véritable processus de vérité et de réconciliation doit s’engager pour discuter de toutes les violations des droits humains commises des deux côtés, de Sumqayit à Khojaly/Xocalı.

Tôt ou tard, ce cycle de haine et de guerre doit finir afin que les deux peuples puissent panser leurs blessures et entrevoir un avenir où ils seront des voisins pacifiques. Pour cela, il faut abattre le pouvoir des dirigeants corrompus et sans scrupules qui exploitent et propagent le ressentiment nationaliste et la haine ethnique pour se maintenir au pouvoir.

Ce n'est que dans la paix et la véritable démocratie que l'on peut travailler à améliorer la vie des gens plutôt que pour accumuler les instruments de mort. Il n'y a pas de vainqueurs dans la guerre, à part les gouvernements autoritaires et les marchands d'armes.

Personne ne gagne quand des vies humaines sont perdues

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Courtesy of Tlaxcala
Source: https://jacobinmag.com/2020/10/azerbaijan-armenia-conflict-nationalism-colonialism
Publication date of original article: 08/10/2020
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=29807

 

Tags: Haut-KarabakhArménie-AzerbaïdjanTranscaucasieConflits post-soviétiquesRussie-Turquie-Iran
 

 
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