TLAXCALA تلاكسكالا Τλαξκάλα Тлакскала la red internacional de traductores por la diversidad lingüística le réseau international des traducteurs pour la diversité linguistique the international network of translators for linguistic diversity الشبكة العالمية للمترجمين من اجل التنويع اللغوي das internationale Übersetzernetzwerk für sprachliche Vielfalt a rede internacional de tradutores pela diversidade linguística la rete internazionale di traduttori per la diversità linguistica la xarxa internacional dels traductors per a la diversitat lingüística översättarnas internationella nätverk för språklig mångfald شبکه بین المللی مترجمین خواهان حفظ تنوع گویش το διεθνής δίκτυο των μεταφραστών για τη γλωσσική ποικιλία международная сеть переводчиков языкового разнообразия Aẓeḍḍa n yemsuqqlen i lmend n uṭṭuqqet n yilsawen dilsel çeşitlilik için uluslararası çevirmen ağı

 28/09/2020 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 ASIA & OCEANIA 
ASIA & OCEANIA / L’Inde fait imploser sa propre Nouvelle Route de la Soie
Date of publication at Tlaxcala: 14/09/2020
Original: India implodes its own New Silk Road
Translations available: Português/Galego 

L’Inde fait imploser sa propre Nouvelle Route de la Soie

Pepe Escobar Пепе Эскобар پپه اِسکوبار

Translated by  Réseau international

 

Avec l’intégration croissante entre la Chine, l’Iran et le Pakistan, l’Inde n’est intégrée qu’avec ses propres incohérences.

Il fut un temps où New Delhi vendait fièrement l’idée d’établir sa propre Nouvelle Route de la Soie – du Golfe d’Oman à l’intersection de l’Asie Centrale et du Sud – pour concurrencer l’Initiative Ceinture et Route de la Chine (BRI).

Aujourd’hui, il semble que les Indiens se soient eux-mêmes poignardés dans le dos.

En 2016, Téhéran et New Delhi ont signé un accord pour construire une ligne de chemin de fer de 628 km du port stratégique de Chabahar à Zahedan, tout près de la frontière afghane, avec une extension cruciale jusqu’à Zaranj, en Afghanistan, et au-delà.

Les négociations ont impliqué Iranian Railways et Indian Railway Constructions Ltd. Mais en fin de compte, il ne s’est rien passé – parce que l’Inde a traîné les pieds. Téhéran a donc décidé de construire la voie ferrée quand même, avec ses propres fonds – 400 millions de dollars – et son achèvement prévu pour mars 2022.

La voie ferrée était censée être le principal corridor de transport lié aux importants investissements indiens à Chabahar, son port d’entrée du Golfe d’Oman pour une Nouvelle Route de la Soie alternative vers l’Afghanistan et l’Asie Centrale.

L’étape suivante consisterait à moderniser les infrastructures ferroviaires et routières de l’Afghanistan vers ses voisins, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. Toute l’opération a été inscrite dans un accord trilatéral Inde-Iran-Afghanistan – signé en 2016 à Téhéran par le Premier Ministre indien Narendra Modi, le Président iranien Hassan Rouhani et le Président afghan Ashraf Ghani.

L’excuse officieuse de New Delhi tourne autour de la crainte que le projet soit accablé par les sanctions américaines. New Delhi a en fait obtenu une dérogation aux sanctions de l’administration Trump pour Chabahar et la ligne ferroviaire vers Zahedan. Le problème était de convaincre un ensemble de partenaires d’investissement, tous terrifiés à l’idée d’être sanctionnés.

En fait, toute la saga est davantage liée au souhait de Modi de s’attendre à obtenir un traitement préférentiel dans le cadre de la stratégie indo-pacifique de l’administration Trump, qui repose sur un endiguement de facto de la Chine par la Quad (États-Unis, Inde, Australie, Japon). C’est la raison pour laquelle New Delhi a décidé de couper toutes ses importations de pétrole en provenance d’Iran.

Jusqu’à présent, à toutes fins pratiques, l’Inde a jeté l’Iran sous le bus. Pas étonnant que Téhéran ait décidé d’agir seul, surtout maintenant avec le « Plan Global de Coopération entre l’Iran et la Chine » de 400 milliards de dollars sur 25 ans, un accord qui scelle un partenariat stratégique entre la Chine et l’Iran.

Dans ce cas, la Chine pourrait finir par exercer un contrôle sur deux « perles » stratégiques dans la mer d’Oman et le Golfe d’Oman, distants de seulement 80 km l’un de l’autre : Gwadar, au Pakistan, un nœud clé du corridor économique Chine-Pakistan (CEPC), d’une valeur de 61 milliards de dollars, et Chabahar.

Lire la suite



Trump à Modi : "Ne bouge pas"-Dessin de Yusuf Munna, Inde





Courtesy of Réseau international
Source: https://www.globalresearch.ca/india-implodes-own-new-silk-road/5722914
Publication date of original article: 12/09/2020
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=29590

 

Tags: Nouvelles Routes de la SoieInde-Chine-Iran
 

 
Print this page
Print this page
Send this page
Send this page


 All Tlaxcala pages are protected under Copyleft.