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 CULTURE & COMMUNICATION 
CULTURE & COMMUNICATION / Foot, sionisme et racisme : Forever Pure, un documentaire sur le Beitar Jerusalem Football Club
Date of publication at Tlaxcala: 12/11/2019
Original: ‘Forever Pure’, a documentary on Beitar Jerusalem Football Club


Foot, sionisme et racisme : Forever Pure, un documentaire sur le Beitar Jerusalem Football Club

Eve Mykytyn

Translated by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

Forever Pure (Purs pour l’éternité), un documentaire captivant de Maya Zinshtein actuellement disponible sur Netflix, relate la saison 2012-2013 du club de foot israélien Beitar Jersualem FC.  En 2005, Arcadi Gaydamak, milliardaire d'origine russe et trafiquant d'armes condamné, a acheté l'équipe et l'a utilisée comme outil de propagande dans sa campagne électorale infructueuse de 2008 pour la mairie de Jérusalem (il a obtenu moins de 4% des voix). En 2012, Gaydamak a emmené l'équipe en Tchétchénie pour un match amical. Avant le voyage, l'un des joueurs s'inquiétait : "Là-bas y va y avoir des musulmans qui nous haïssent." Au lieu de cela, ce qui les attendait en Tchétchénie, c'était un match nul, un banquet et une danse sur des chants israéliens. Un fonctionnaire tchétchène a dit qu'il voulait développer des liens avec Israël, pour suivre son prophète qui avait dit qu'il devait "développer des liens économiques avec les Juifs, pas les tuer".

Peut-être en réponse à l'accueil enthousiaste, Gaydamak a engagé deux jeunes footballeurs tchétchènes pour rejoindre son équipe, alors la seule équipe de football de la ligue israélienne qui n'avait jamais eu un seul joueur arabo-musulman. Les Tchétchènes ont été accueillis dès leur premier entraînement par des supporters du Beitar qui criaient "guerre" et "mort aux Arabes". Au début, les Tchétchènes semblent déconcertés, l’un d’eux disant : "Quelqu'un devrait expliquer que nous ne sommes pas des Arabes." Même la mère de l'athlète le coache naïvement, lui conseillant : "Assure-toi de bien jouer, comme ça les fans t’ adoreront".

L'équipe porte le nom du mouvement Beitar, un mouvement sioniste révisionniste qui a combattu avec l'Irgoun contre le mandat britannique. Parmi les fans de l'équipe se trouve un groupe bruyant d'extrême droite, pour la plupart des Juifs mizrahim (arabes) de la classe ouvrière, appelés "La Familia", qui considèrent l'équipe comme leur propriété. Des politiciens comme Lieberman et Netanyahou assistent régulièrement aux matches de Beitar, adoptant un profil bas devant les supporters de l'équipe, dont l'un se vante : "Aujourd'hui nous sommes le pays. Le deuxième Israël est devenu le premier Israël."

Alors que l'hostilité envers les joueurs musulmans s'intensifie, certains Israéliens disent au cinéaste que La Familia ne représente qu'un petit pourcentage des fans du Beitar. Les membres de La Familia manifestent devant les maisons des joueurs et des entraîneurs et, à un moment donné, crient des obscénités et des menaces à l'endroit du président, y compris une menace répétée de violer sa fille âgée de 6 ans.

 

"Guerre ! Ne nous cherchez pas"

Au stade Teddy du Beitar, La Familia affiche une grande banderole sur lequel on peut lire "Beitar, purs pour toujours". Le président de l'équipe supplie pour la tolérance, et dit que des Juifs ne devraient pas brandir un tel slogan étant donné les parallèles entre le racisme de la banderole et le racisme auquel les Juifs ont été confrontés. La réaction de Gaydamak au racisme flagrant de La Familia est d’affirmer qu’il  a invité les joueurs tchétchènes, non pas en raison de leurs talents de footballeurs, mais pour "montrer cette société (Israël) telle qu'elle est réellement".

Après avoir appris que les suspects de l'attentat à la bombe à Boston sont tchétchènes, La Familia appelle au boycott du Beitar. Le stade, généralement rempli de dizaines de milliers de spectateurs, n’en compte que quelques centaines. Certains membres de l'équipe se demandent ce qui est arrivé à tous les Israéliens qui prétendaient que les racistes n'étaient qu'un petit groupe. Les bureaux du Beitar et son musée des trophées, apparemment un must sur de nombreuses photos de bar mitzvah, sont détruits par une bombe incendiaire.

La pression sur l'équipe est évidente et un joueur dont le frère fait partie de La Familia honore le boycott.  Déconcentré et découragé, le  Beitar commence une longue dégringolade.

A la fin de la saison, La Familia annule le boycott pour un match seulement, le dernier match crucial, ironiquement contre la seule équipe palestinienne de la ligue israélienne, le Bnei Sakhnin FC, , pour déterminer laquelle des deux équipes se qualifiera pour rester dans sa ligue. Après une égalité de score en faveur de Beitar, sa saison se termine et les Tchétchènes rentrent chez eux. Gaydamak cède la propriété du club, le cédant littéralement Beitar. L'année suivante, le manager et le président ont été congédiés, et le joueur qui a rejoint le boycott devient le plus jeune capitaine de la ligue.

Épilogue pour rester dans le sujet : en 2018, le propriétaire du Beitar, Moshe Hogeg, a engagé un joueur nigérian du nom d'"Ali Mohammed". Quand La Familia commence ses protestations, en scandant "Mohamed est mort" et "Ali est mort", Hogeg exige des excuses et menace des poursuites judiciaires.  Apparemment, vu qu'Ali Mohamed est chrétien, La Familia décide de l'accepter bien qu'ils jurent de "faire en sorte que son nom soit changé pour qu’entend pas Mohamed au Teddy Stadium".

"Forever Pure" a été financé en partie par le libéral "New Israel Fund", qui utilise son site web pour prétendre que les slogans (racistes) se sont adoucis et que le racisme a été expulsé du terrain de football. D'autres peuvent être moins optimistes.

 





Courtesy of Tlaxcala
Source: https://www.evemykytyn.com/reviews/review-of-forever-pure
Publication date of original article: 23/10/2019
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=27437

 

Tags: Beitar Jerusalem FCLa FamiliaSupporters racistesArkadi GaydamakFoot sionisteMaya ZinshteinCinéma israélienPalestine/Israel
 

 
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