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 24/08/2019 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
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 EUROPE 
EUROPE / L'accord de Prespes sur le nom de la Macédoine et l'honneur de la gauche grecque
Date of publication at Tlaxcala: 27/02/2019
Original: Η Συμφωνία των Πρεσπών και η τιμή της ελληνικής αριστεράς

L'accord de Prespes sur le nom de la Macédoine et l'honneur de la gauche grecque

Panos Tsepenekas Πάνος Τσεπενέκας

Translated by  Jacques Boutard

 

Après le parlement de Skopje le 11 janvier dernier, le parlement grec a ratifié le 25 janvier l’accord de Prespa/Prespes signé en juin dernier entre les gouvernement grec et macédonien sur le nom de l’ancienne république yougoslave, qui s’appellera donc République de Macédoine du nord. Cela débloquera les procédures d’adhésion de la petite république à l’UE et à l’OTAN. Cet accord a donné lieu à d’importantes protestations dans toute la Grèce. L’auteur de l’article critique les positions prises par une bonne partie de la gauche et de l’extrême-gauche grecques sur cette question.-Tlaxcala

L'accord de Prespes a finalement été adopté au Parlement grec par 153 députés.                                                                                   

Quel que soit le point de vue de chacun sur le contenu de l'accord, il est incontestable que cet accord sert fidèlement les plans et les ambitions de l'OTAN, de l'Union européenne, de l'Allemagne et des USA dans les Balkans. Et il reste à savoir dans quelle mesure ces plans sont favorables à la paix et la sécurité de la région.

Il est en outre incontestable qu'un gouvernement de gauche a été l'allié le plus fidèle et le plus précieux de l'Occident dans la mise en œuvre de ces projets. Enfin, il convient de noter que la grande majorité des Grecs est totalement opposée à cet accord, ce qui explique d'ailleurs pourquoi laquelle son approbation n'a été soumise à aucun référendum.

Pour leur part, le KKE (Parti communiste) et LAE (Unité populaire) étaient hostiles à l'accord. Mais comme les Spartiates à la bataille de Marathon, ils se sont rencontrés pour la première fois le jour même du vote (!), histoire de sauver en quelque mesure les apparences. La même chose s’est produite avec plusieurs autres mouvements de gauche plus petits qui, au cours de la période critique, ont mis en avant des questions sans rapport avec l'accord, tout en organisant des contre-manifestations visant à intimider et à entraver la croissance montante du mouvement populaire hostile à  l'accord. Il convient ici de rappeler le sabotage des occupations estudiantines qui avaient éclaté principalement dans le nord de la Grèce. Au bout du compte, qu'elles l’aient fait consciemment ou non, ces organisations ont en fait  aidé l'accord à se concrétiser.



Alexandre le Grand, par Yannis Papanelopoulos

Ce qui a rapproché toutes les nuances de la gauche, ce fut leurs attaques - principalement sur les réseaux sociaux - contre ceux qui  participaient aux grandioses manifestations patriotiques. Les participants ont été traînés dans la boue et traités de fascistes, de nationalistes, de populistes, de fantoches, d'extrémistes de droite, d'écervelés, de lâches, d’illettrés, de  victimes et de crapules.

Et quand le mont Athos a pris ouvertement position contre l'accord, décidant de participer au rassemblement à Athènes, les camarades se sont souvenus de la lettre des moines du Mont Athos à Hitler en 1941 et l'ont publiée sur Internet. Cette lettre demandait que le Mont Athos soit placé sous la protection personnelle d’Hitler en soit pas incorporée à la zone d’occupation bulgare du nord de la Grèce. Ils ont voulu de cette façon établir un lien logique qui veut que les moines aussi sont des fascistes, en rabâchant leur vile propagande bien connue, non attestée et hostile à la Grèce. Impitoyables envers les petites fautes mais s'accommodant des grandes, ils oublient toujours le pacte Molotov-Ribbentrop conclu entre l'Union soviétique et l'Allemagne nazie pour une attaque conjointe contre la Pologne, et le massacre du peuple polonais par les deux envahisseurs. C'était, selon eux, une tactique intelligente de Staline, tandis que la lettre des moines était une trahison impardonnable. Mais propagande n'est pas vérité et la fin ne justifie pas les moyens.

Il serait injuste de ne pas mentionner ici certaines exceptions honorables, d’abord Mikis Theodorakis, Manolis Glezos, Giorgos Karabelias et quelques autres lanceurs d’ « étincelles » patriotiques qui ont fait ouvertement état de leur patriotisme [Spitha, Étincelle, est le nom du mouvement de citoyens indépendants créé par Theodorakis, NdT].  Ils n'ont bien sûr pas échappé aux flèches empoisonnées de leurs anciens camarades. Est-ce qu'ils suffisent à sauver l'honneur de la gauche grecque ? Probablement pas. La société grecque rejette lentement mais sûrement des contre-vérités antipatriotiques et antihistoriques que la propagande de gauche a cultivées avec maestria dans notre pays au cours des dernières décennies.

Il est temps que nous nous regardions tous un peu plus attentivement dans le miroir avant de lancer la pierre aux  autres, de voir la responsabilité personnelle de chacun d'entre nous dans le déclin de notre patrie. De réfléchir à qui profite notre conflit interne. La patrie et la liberté ont été conquises dans le sang. Sommes-nous aujourd'hui dignes de la liberté que nos ancêtres nous ont léguée ? Méditons sur la lutte titanesque des Kurdes et des Palestiniens pour conquérir leur propre patrie aujourd'hui. Ne prenons rien pour acquis à l'époque périlleuse où nous vivons. Les mémorandums et le Contrôle Financier International ont dangereusement resserré la corde qu'ils nous ont mise autour du cou, abolissant de fait notre démocratie et notre souveraineté nationale. Maintenant, l'unité et la résistance des Grecs sont en train de devenir les conditions de notre survie.

La défense de la foi, de la patrie, de la liberté, de la tradition et de l'unité des Grecs est au-dessus de toute idéologie.

L'homme ne vivra pas de pain seulement (Matthieu 4 :4)

 

 





Courtesy of Tlaxcla
Source: https://bit.ly/2SvG5Ix
Publication date of original article: 08/02/2019
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=25487

 

Tags: Accord de Prespes/PrespaNom de la MacédoineGrèceGauche grecqueUEropeOTAN
 

 
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