TLAXCALA تلاكسكالا Τλαξκάλα Тлакскала la red internacional de traductores por la diversidad lingüística le réseau international des traducteurs pour la diversité linguistique the international network of translators for linguistic diversity الشبكة العالمية للمترجمين من اجل التنويع اللغوي das internationale Übersetzernetzwerk für sprachliche Vielfalt a rede internacional de tradutores pela diversidade linguística la rete internazionale di traduttori per la diversità linguistica la xarxa internacional dels traductors per a la diversitat lingüística översättarnas internationella nätverk för språklig mångfald شبکه بین المللی مترجمین خواهان حفظ تنوع گویش το διεθνής δίκτυο των μεταφραστών για τη γλωσσική ποικιλία международная сеть переводчиков языкового разнообразия Aẓeḍḍa n yemsuqqlen i lmend n uṭṭuqqet n yilsawen dilsel çeşitlilik için uluslararası çevirmen ağı

 19/02/2019 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 AFRICA 
AFRICA / Dans son rapport annuel, Reporters sans frontières ignore les journalistes sahraouis emprisonnés
Date of publication at Tlaxcala: 11/02/2019
Original: Los periodistas saharauis presos ignorados por Reporteros Sin Fronteras

Dans son rapport annuel, Reporters sans frontières ignore les journalistes sahraouis emprisonnés

Alfonso Lafarga

 

Six journalistes sahraouis dans des prisons marocaines condamnés à des peines allant de quatre ans à la prison à vie
"Silence médiatique" : la seule référence de RSF au Sahara Occidental occupé par le Maroc dans son rapport annuel
2018n 2019, le harcèlement des journalistes sahraouis se poursuit

Periodistas saharauis presos

 

 

Une brève allusion. C'est ainsi que Reporters sans frontières (RSF) fait référence à la situation de la presse au Sahara occidental occupé par le Maroc, où six journalistes sont emprisonnés, purgent de lourdes peines et la liberté de la presse est entravée.

Dans son "Rapport Annuel 2018", RSF cite au passage l'ancienne colonie espagnole, incluse dans le chapitre sur le Maroc, et ce pour indiquer que "le même silence médiatique imposé au Sahara occidental" existe dans le Rif, "un autre territoire qui a été oublié par les médias". C'est tout.

Reporters sans frontières, dont les principales missions sont d'œuvrer pour la liberté de la presse dans le monde, de lutter contre la censure, de soutenir et de protéger les journalistes, qualifie le Sahara occidental de "territoire qui, selon l'ONU, attend la décolonisation et qui, depuis le milieu des années 1970, est administré par le Maroc qui le considère lui-même comme ses provinces du sud" sans préciser que ce dernier est occupé militairement depuis fin 1975.

Les rapports annuels de RSF analysent "les meurtres de journalistes, les emprisonnements, les agressions contre les journalistes, les attaques contre les médias, les cas de censure et de répression, ainsi que les représailles, arrestations et poursuites judiciaires contre les journalistes, professionnels ou citoyens, dont le seul crime était d'exercer leur droit à informer", ce qui pourrait se référer à la situation au Sahara occidental, où la présence des journalistes internationaux est interdite et les journalistes sahraouis combattent le blocus informatif marocain qui mène à des arrestations et des emprisonnements.

En conséquence de leur travail, six journalistes sahraouis sont emprisonnés dans des prisons marocaines à plus de 1000 kilomètres du Sahara occidental : comme dans les rapports précédents, ils ne sont pas cités par RSF : ce sont Abdallahi Lekhfaouni, arrêté en novembre 2010 et condamné à la prison à vie ; Hassan Dah, arrêté en décembre 2010, condamné à 25 ans de prison ; Mohamed Lamine Haddi, détenu depuis novembre 2010, condamné à 25 ans ; El Bachir Khada, en prison depuis décembre 2010, condamné à 20 ans ; Mohamed Banbari, arrêté en août 2015, condamné à 6 ans de prison, et Saleh Lebsir, condamné en juin 2015 à 4 ans.

Intervention de l'ONU

Le cas de Mohamed Banbari a attiré l'attention du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, qui a demandé sa libération immédiate, considérant qu'il est en prison pour son travail de journaliste dans la ville sahraouie de Dakhla, où il était correspondant de l’agence Equipe Media et faisait état de violations des droits humains. Il a filmé en 2011 les graves incidents qui ont eu lieu à Dakhla après un match de football et quatre ans plus tard, il a été arrêté et accusé d'avoir participé aux altercations.

Kerry Kennedy, présidente de la Fondation Robert F. Kennedy pour les droits humains (RFKC) a déclaré que le Maroc a emprisonné Banbari pour avoir osé exercer son droit à la liberté d'expression, et qu'il y en a beaucoup plus comme lui au Sahara occidental ; pour Maran Turner, directeur exécutif de l'organisation US Freedom Now, la détention de Banbari était arbitraire et illégale et indique comment le Maroc réduit au silence la liberté d'expression au Sahara occidental.

En 2018, les persécutions de journalistes se sont poursuivies dans les territoires occupés du Sahara occidental, mais ces cas ne figurent pas non plus dans le rapport de RSF : en mars, Mohamed Salem Mayara et Mohamed El Joumayi de Smara News et des correspondants de SADR TV ont été arrêtés et condamnés à deux ans de prison ; ils ont été libérés le 27 septembre, en attendant un jugement de la Cour de cassation.

La police marocaine a arrêté en mai le photographe et rédacteur en chef du Centre Bentilli Laaroussi Ndour, qui a passé deux mois en prison, en juin les journalistes Zahara Essin et Khadi Essin, en décembre la correspondante de RASD TV Nazha ElKhalid, qui avait déjà été arrêtée en août 2016, et aussi en ce mois le photographe Brahim Dihani, en tout état de cause dans l'exercice de leur profession.

Le harcèlement des journalistes sahraouis se poursuit en 2019. Le 13 janvier, Mohamed Mayara, coordinateur d'Equipe Media, est agressé par la police à l'aéroport d'El Ayoun après son arrivée des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf et interrogé pour les activités d’EM ; Mayara et sa famille ont été menacés à plusieurs reprises et lui et sa femme ont perdu leur travail.

Un autre membre d'Equipe Media, Mohamed Barkan, est arrêté à l'aéroport d'El Ayoun le 16 janvier après son arrivée de Suède ; le 26 janvier, il est de nouveau arrêté et interrogé pendant huit heures sur des manifestations en 2013 et sur le court métrage "Three stolen cameras", réalisé en 2017. Le 31, il a comparu devant le tribunal d'El Ayoun accusé d'incitation et de participation à des manifestations non autorisées et a été remis en liberté sans inculpation.

Le 4 février, le correspondant de SADRTV, Hammoud al-Laili, a été arrêté alors qu'il couvrait un sit-in à El Ayoun ; la police a confisqué deux caméras et l'a interrogé pendant plus de quatre heures.

Le rapport de Reporters sans frontières a été présenté à Madrid par le président de la section espagnole, Alfonso Armada, le 8 février au siège de l'Association de la presse de Madrid (APM), définie par sa présidente, Victoria Prego, comme " la maison non seulement des journalistes de Madrid, mais aussi de l'Espagne et du reste du monde ".

Des journalistes du monde entier, à l'exception du Sahara occidental, dont le territoire apparaît sur la carte du rapport RSF sans nom et séparé du Maroc avec une ligne à peine perceptible.

mapa-e1549733625784.png

Sur la carte de RSF, le Sahara occidental n'existe pas

 

 

 

 





Courtesy of Tlaxcala
Source: https://contramutis.wordpress.com/2019/02/10/los-periodistas-saharauis-presos-ignorados-por-reporteros-sin-fronteras/
Publication date of original article: 10/02/2019
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=25330

 

Tags: Journalistes sahraouis emprisonnésRSFSahara occidental occupéOccupation marocaines
 

 
Print this page
Print this page
Send this page
Send this page


 All Tlaxcala pages are protected under Copyleft.