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 21/11/2018 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 EUROPE 
EUROPE / La continuité historique de l’extrême droite grecque
Date of publication at Tlaxcala: 03/11/2018
Original: Το ιστορικό συνεχές της ελληνικής Ακροδεξιάς

La continuité historique de l’extrême droite grecque

Spyros Marchetos Σπύρος Μαρκέτος

Translated by  Christine Cooreman كريستين كورمان
Edited by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

Au 20ème siècle, l’extrême droite a contribué à forger l’idéologie nationale et, entre 1909 à 1974, elle a souvent dirigé le destin de la Grèce. Depuis le Schisme national [période 1915-1917 marquée par le conflit entre le Premier ministre de l’époque, Eleftherios Venizélos, et le roi, NdlT] jusqu’à la chute de la dictature des colonels (1974), elle a été protagoniste de la vie politique ou a agi à l’avant-scène. Toutefois, elle n’a jamais assuré d’unité politique ou idéologique, ni acquis quelque légitimité plus large.

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Eurofascisme : la cristallisation autoritaire de l’UE

Au cours du 20e siècle, l’extrême droite, dans toute l’Europe, était tout sauf marginale ou anti-systémique,. Elle est une des forces politiques qui ont formé le capitalisme que nous connaissons actuellement. Qui plus est, elle a joué un rôle de premier plan dans ce sens. Son influence sera encore plus marquée dans les décennies à venir, si l’on en croit l’analyse d’Immanuel Wallerstein (qui, jusqu’à présent, se confirme) selon lequel c’en est fini de l’hégémonie du libéralisme.

Selon cette analyse, la contestation de l’hégémonie du libéralisme à la suite du soulèvement de 1968 a ouvert la voie à la confrontation mondiale entre la gauche anticapitaliste et une certaine droite qui rêve d’un système qui combinerait les pires éléments du capitalisme aux aspects les plus odieux des anciens systèmes de pouvoir. C’est cette droite que les capitalistes sont en train de construire de nos jours. Notre tâche consiste à créer la gauche anticapitaliste. Et à vaincre.

L’essayiste français Emmanuel Todd a lancé un avertissement sur le danger présent et immédiat de ce qu’il appelle l’eurofascisme, qui est encore plus odieux que la montée des nostalgiques éhontés du nazisme. Todd a proposé cette notion d’eurofascisme à l’occasion du traitement réservé à la Grèce par les élites européennes, en février 2012. Il définit l’eurofascisme comme étant la cristallisation de la zone euro en un système hiérarchique de pays avec, à sa tête, l’Allemagne et la France comme second couteau. Partant de la Grèce, un dispositif autoritaire d’extraction de la plus-value se met en place « d’en haut »  par l’intermédiaire de la Banque centrale européenne, qui détruit les conquêtes démocratiques des pays, les uns après les autres.

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Eleftherios Vénizélos contre Konstantin Ier : le Schisme National, ou le match du siècle

 

 Le continuum historique

Sur le plan historique, l’échec de l’extrême droite grecque était dû à ses liens directs avec les désastres de 1897 [la « Guerre malheureuse » opposant la Grèce à l’Empire ottoman, qui se solda par une défaite cinglante et l’obligation pour l’État grec de contracter un énorme emprunt pour payer des réparations de guerre à l’Empire ottoman, NdlT], de 1922 [année de la « Catastrophe d’Asie mineure », suite à la campagne menée par la Grèce contre l’Empire ottoman, NdlT], de 1941-49 [occupation nazi-fasciste, suivie de l’occupation anglo-US, NdE] et de 1974 [occupation turque de Chypre, NdE].

L’extrême droite grecque se constitue, sur les plans politiques et idéologiques, parallèlement aux autres camps politiques, à la fin du 19e siècle. Avec la déposition du roi bavarois Othon Ier (1862) et au fur et à mesure que le parlementarisme s’enracine, les opposants à la démocratisation s’efforcent de forger une influence massive, comme ils l’ont fait auparavant dans d’autres pays et, de façon très caractéristique, en France. Un camp antidémocratique émerge progressivement, présentant de multiples racines, qui manifeste une opposition radicale aux revendications populaires de la gauche en formation.

1924

Au début du 20ème siècle, se constituent des courants de l’extrême droite qui, tantôt collaborent et, tantôt, s’opposent entre eux, dans le contexte du Schisme National. Même si les deux principaux partis bourgeois de l’entre-deux-guerres, les Libéraux et les Populaires, n’étaient pas d’extrême droite dans l’ensemble, une partie significative de leurs membres appartenaient à des courants d’extrême droite. Même dans l’Union Démocratique, créée par le socialiste réformateur Alexandros Papanastasiou, il existait des fascistes et militaristes faisant ouvertement état de leur appartenance idéologique, tels que Pangalos, Kondylis et Hadjikyriacos.



Le général Theodoros Pangalos

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Georgios Koundylis (moustachu prenant la pose napoléonienne) avec le maréchal Papagos

En tout premier lieu, il y avait une extrême droite totalitaire composée de membres des familles politiques traditionnelles qui se réunirent autour du roi Constantin, espérant la création d’une monarchie absolue. Cette tendance fut dissoute à la suite de la défaite et du décès du monarque.

Il existait également une extrême droite libérale. Son tronc était composé des hommes politiques qui promouvaient l’exploitation pure et dure du peuple par l’intermédiaire de l’Union monétaire latine [créée en 1865 par la Belgique, la Bulgarie, la France, la Grèce et la Suisse, NdE] et du Contrôle financier international [1893-1936], ancêtres de l’euro et des mémorandums imposés par la Troïka au XXIème siècle. Une partie devint membre du Parti des Libéraux et, l’autre, du Parti Populaire. Cette extrême droite libérale a également cherché à restreindre le droit de vote. Après les guerres des Balkans, elle s’efforça d’exclure tous ceux qui n’était pas considérés Grecs, parmi lesquels les adeptes de Venizélos comptaient les « étrangers » tandis que les Populaires y incluaient les refugiés [d’Asie mineure].

Une troisième tendance émergea, l’extrême droite protofasciste, organisée en formations opposées dans le contexte du Schisme national, d’une part, par Ioannis Metaxas et, d’autre part, par ses opposants. Elle incluait le mouvement des « Epistratoi » [« réservistes », groupe paramilitaire royaliste, qui affronta les Alliés durant les Vêpres de Novembre 1916, NdE] et les mouvements opposés à Venizélos. À ce mouvement participaient deux des premiers politiciens bourgeois qui tentèrent de former des partis à large base : le représentant charismatique du protofascisme en Grèce, Ion Dragoumis, et le Macédonien slave Sotirios Gotzamanis [fondateur du Parti national pour la Réforme en 1936, collabo des occupants nazi-fascistes, condamné à mort en 1945, ce qui ne l’empêcha pas de se présenter à des élections en 1954 et 1958, NdE]

Une quatrième tendance émergea également : l’extrême droite militariste, organisée autour de l’armée et qui était tantôt divisée en camps opposés, comme lors des périodes 1897-1923 et 1932-1935, et tantôt agissait unie. C’est elle qui organisa le Coup de Goudi, en 1909, qui imposa en 1922 le premier gouvernement militaire du pays et resta sur le devant de la scène jusqu’en 1974. C’est en son sein que se mouvaient des militaristes adeptes de Venizélos, tels que Plastiras et Gonatas, et des monarchistes, tels que le maréchal Papagos et l’amiral Sakellariou, mais aussi bon nombre de personnages qui se déplaçaient entre les camps, dont les plus connus sont Théodoros Pangalos, ouvertement adepte de Mussolini, et Georgios Kondylis, dont Hitler était le modèle.

Une cinquième extrême droite, fondamentaliste sur le plan religieux et conservatrice sur le plan politique, était systématiquement renforcée par le système d’éducation et développa plusieurs aspects relevant du nationalisme agressif, en coordination avec les courants équivalents qui, à l’époque, se développaient en Europe. Invoquant la pureté sacrée d’une version ultraconservatrice de l’orthodoxie, elle mit en place des organisations parareligieuses et, à l’occasion, développait un discours anticapitaliste.

Ces tendances n’étaient pas toujours organisées de manière distincte et leurs représentants ne se décrivaient pas, en général, en ces termes. Les idées et les pratiques principales qui les définissaient se rencontraient souvent chez les mêmes personnes ou organisations politiques. Selon la conjoncture et le contexte politique, certaines personnes ou organisations mettaient en avant l’une ou l’autre tendance, sans que cela signifie qu’elles y étaient attachées d’une façon durable. Ioannis Metaxas, par exemple, se présentait comme défenseur de la monarchie absolue, militariste et patron des fondamentalistes religieux, mais ses visées politiques et ses priorités idéologiques ne se modifièrent pas.

Ainsi, l’extrême droite formait un continuum d’idées et de pratiques et les frontières entre ses acteurs n’étaient pas toujours claires. Cependant, elle demeura divisée tout au long de la période que nous examinons. Les agrégats d’extrême droite, mis en place sur des base politiques plutôt qu’idéologiques, n’arrivèrent pas à s’unir et se mouvaient habituellement dans le cadre d’un des deux camps bourgeois opposés. D’ailleurs, à l’exception de la tendance fondamentaliste et conservatrice -plutôt populiste- ils n’obtinrent qu’un appui populaire limité, jusqu’à l’Occupation. Ils formaient ensemble le même bouillon de culture antidémocratique, avaient les mêmes objectifs et, souvent, se chevauchaient. Toutefois, de temps à autres, les relations entre eux étaient les pires possibles.

Tant qu’il existait une certaine normalité, c'est-à-dire, jusqu’à la défaite de 1897 et l’imposition du Contrôle financier international, l’extrême droite ne trouvait pas d’espace politique lui permettant d’obtenir un appui massif. Les conditions qui en firent décoller l’influence, d’abord parmi les couches de la bourgeoisie et de la petite-bourgeoise urbaines, furent mises en place dans la décennie de guerres allant de 1912 à 1922. Ses idées politiques et ses formations organisationnelles prirent forme à l’époque, à tâtons, au travers des efforts concurrents de mobilisation des masses par les adeptes et les opposants de Venizélos. La tâche qu’elle avait à accomplir était difficile et sans mode d’emploi tout prêt. Elle avançait donc forcément en procédant par essais et erreurs.

Afin de s’étendre et de s’établir, elle devait en premier lieu éloigner ou transformer le conservatisme de droite qui dominait en son sein et qui était une attitude politique aux références idéologiques peu claires. Ce conservatisme mettait l’accent sur la version dominante traditionaliste de l’orthodoxie, la défense du pouvoir établi et, en règle générale, de la monarchie. Depuis la seconde moitié du 19e siècle, elle défendait également l’institution de la propriété ainsi qu’un nationalisme plus ou moins chauviniste. Toutefois, elle était en même temps mue par une puissante disposition démocratique, tandis que l’idéal de la démocratie des petits propriétaires, qu’elle défendait souvent, entrait en conflit avec les prescriptions de la concentration du capital qu’impliquait le développement du capitalisme. C’est précisément pour cette raison que le grand capital ne se sentit jamais à l’aise avec elle et rechercha des solutions alternatives auprès des Libéraux, des militaires et des versions d’extrême droite du mouvement anti-Venizélos.

Les deux camps politiques du Schisme national comportaient des ailes démocratiques, absolutistes et d’extrême droite, bien qu’inégalement réparties. Le camp venizélien était le protagoniste non seulement de réformes très insuffisantes en faveur du peuple mais aussi d’attaques contre les conquêtes démocratiques. C’est lui qui organisa sept des huit mouvements militaires entre la Révolution de 1922 et le coup d’État antimonarchiste de Venizélos et du général Plastiras, en 1935, qui échoua. Mais, sa tendance autoritaire n’exprimait pas quelque goût particulièrement débridé des Libéraux pour le pouvoir. Elle marquait simplement leur prédominance dans l’armée. Leurs opposants firent, à leur tour, la même chose, lorsqu’ils se retrouvèrent en position hégémonique.

Tous ensemble, ainsi que les intérêts capitalistes qu’ils représentaient, empêchèrent par leurs choix la Grèce d’entrer dans la décennie fatale de 1940 armée d’un degré tolérable de légitimation politique et de progrès social. C’est ainsi qu’ils ouvrirent la voie aux ruptures de l’Occupation et de la Guerre civile.

Metaxas, auteur du coup d’État de 1936, avec son éminence grise Konstantinos "Kostas" Kotzias, maire d’Athènes de 1934 à 1936 au nom du « Parti des Libre-Penseurs (sic) puis pendant 6 mois en 1951 au nom de l’Alignement politiquement indépendant (resic)

Les guerres nourrissent l’extrême droite

Les atrocités militaires formèrent les conditions ayant permis au fascisme de fleurir.

En Grèce, tout comme dans le reste de l’Europe, les guerres devinrent un facteur fondamental de développement de l’extrême droite. Les pratiques violentes qui, plus tard, seraient systématisées par le fascisme, s’étendirent dans les Nouveaux Pays [les parties annexées par la Grèce à la suite de la défaite de l’Empire ottoman, soit l’actuelle Grèce du Nord, c'est-à-dire, la Macédoine, la Thrace occidentale et l’Épire, NdlT] à l’époque des guerres des Balkans et, ensuite, dans toute la Grèce, dès la première période du Schisme. La décennie de guerres (vingt ans, en Macédoine, où les conflits majeurs avaient commencé dès 1903) fut à l’origine de polarisations sociales qui s’opposaient aux revendications populaires de démocratisation. La population vivant sur les théâtres de opérations militaires eut à endurer des souffrances et des persécutions inédites, habituellement -mais pas toujours- perpétrées par les « ennemis nationaux », tandis que les réservistes participaient, incités par ou avec la tolérance des supérieurs, à des atrocités qui, de façon justifiée, faisaient naître la crainte de représailles, tout comme le faisait la répression systématique et l’expropriation violente des « étrangers ».

La répression national-religieuse notamment qui accompagna les opérations militaires – destructrice, non seulement pour les victimes mais aussi, en fin de compte, pour les bourreaux eux-mêmes, dans la mesure où elle mit en place de façon durable les tensions nationales – fit que toutes les populations qui refusaient ou ne pouvaient pas revêtir le manteau de l’hellénitude se retournèrent contre les Libéraux. Mais, la politique des monarchistes impliquait, elle aussi, l’oppression des « étrangers », qui créa les récepteurs mentaux, l’infrastructure para-institutionnelle et la technologie du Schisme et, ensuite, du fascisme.

La mobilisation forcée, les atrocités militaires et les pillages qui furent à l’origine de vagues de réfugiés, ainsi que l’instillation d’un militarisme nihiliste dans les conceptions de nombreux réservistes composaient une expérience cauchemardesque analogue, sous plusieurs aspects, à celle qui dans d’autres pays en guerre créa les infrastructures psychologiques et organisationnelles des premiers mouvements fascistes.



« Scouts » et leurs « moniteurs » de l’Organisation nationale (fasciste) de la Jeunesse (EON) , qui dura le temps de la dictature de Metaxas (1936-1941)

L’extrême droite s'enracine chez les bourgeois après les années 1930

Tandis que les nouvelles conditions favorisèrent surtout l’extrême droite absolutiste et militariste, l’extrême droite conservatrice connut d’importantes défaites. Il s’agissait de la reconnaissance du droit de vote aux citoyens d’origine étrangère et aux réfugiés ­ d’Asie mineure], qui fut finalisée en 1923. En outre, le Schisme provoqua l’éclatement de l’extrême droite, entraînant certains de ses cadres vers le camp venizélien et, d’autres, vers le camp opposé. Mais, le coup le plus important lui fut porté par la réforme agraire, c'est-à-dire, par la distribution des grands domaines aux paysans pauvres, la réforme la plus radicale de toutes celles qui furent appliquées à l’Ouest de l’Union soviétique.

Mais, cette réforme – qui était le fruit de dizaines d’années de mobilisations et de soulèvements des paysans pauvres mais aussi de la peur du renversement qui envahit les bourgeois après la Catastrophe d’Asie mineure – détruisit immédiatement un groupe dominant de l’extrême droite, celui des grands propriétaires terriens et, indirectement, soulagea les tensions sociales qui, dans d’autres pays, favorisèrent la diffusion de la gauche radicale qui, par ricochet, favorisait la montée de l’extrême droite. Enfin, en donnant à d’importantes parties du peuple l’espoir que les mobilisations pouvaient améliorer leur sort, la composante psychologique du désespoir qui alimentait le fascisme fut détruite.

Si l’extrême droite eut du mal à s’enraciner dans le peuple, elle fut, d’un autre côté, dramatiquement favorisée par sa diffusion relativement précoce parmi les couches supérieures de la population dont étaient issus, quasi-exclusivement, les intellectuels influents, jusqu’à l’entre-deux-guerres. La crise du capitalisme entrava la gouvernance parlementaire et l’anticommunisme réunit les bourgeois. L’extrême droite domina sur la scène politique des années 1930, lorsque le pouvoir se rendit compte que, dans le contexte démocratique, il perdrait ses privilèges.

 

 





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Source: https://bit.ly/2JCD4U7
Publication date of original article: 28/10/2018
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=24508

 

Tags: EurofascismeExtrême droite grecqueHistoire grecque XXème siècleFascisme grecGrèceUErope
 

 
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