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 18/07/2018 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 CULTURE & COMMUNICATION 
CULTURE & COMMUNICATION / Donald Trump à Gorino
Date of publication at Tlaxcala: 18/11/2016
Original: Donald Trump a Gorino

Donald Trump à Gorino

Girolamo De Michele

Translated by  Rosa Llorens
Edited by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

Trump avant Trump: la parodie anticipatrice de DFW

S'occuper des élections présidentielles US sans se laisser entraîner par l'attitude toujours pitoyable du supporter signifie se demander ce que révèlent certaines nouveautés : par exemple, la "variante Sanders", stupidement cataloguée comme "populiste" par ceux qui, après avoir méprisé comme un modernariat radicalisant les mouvements comme Occupy, qui ont nourri Sanders, recourent à un slogan bon pour toutes les occasions, donc pour aucune.

Et surtout Donald Trump, dont on ne peut ignorer que David Foster Wallace, dans son chef-d'œuvre Infinite Jest, a été capable de décrire les caractéristiques essentielles avec vingt ans d'avance ; pour citer un des nombreux howling fantods (terrorisés à mort) qui l'ont remarqué : "D'habitude, les parodies sont écrites après le fait qu'elles parodient.

Pourtant, David Foster Wallace a réussi à enfreindre cette règle et à se moquer d'un événement bien avant qu'il se produise."

Infinite Jest est, entre bien d'autres choses, un récit dystopique sur les liens entre capital financier (yes, I know, cette expression n'est pas dans le livre, ce qui a causé des problèmes de compréhension chez certains Jdanov de par chez nous), et divertissement comme processus d'assujettissement. Dans une Amérique où les USA ont annexé de fait le Canada et le Mexique, le président, qui a construit un mur gigantesque pour isoler le Maine et la Baie d'Hudson et en faire une énorme décharge pour déchets, est John Gentle, the Famous Crooner, "le fondateur du nouveau Parti Propre des USA qui, pendant trois ans, n'avait été qu'une sorte de plaisanterie nationale post-Perot, jusqu'à ce que le PPUSA, sans que personne s'y attende, remporte la victoire pour un mandat de quatre ans, grâce au sursaut réactionnaire d'un électorat devenu furieux ; les gens de l'UWSA, ceux de La Rouche et les Libertariens s'en mordirent les doigts d'envie, tandis que Démocrates et Républicains se contentaient de regarder, paralysés et muets, comme deux partenaires de double qui croient que l'autre attrapera certainement la balle."

Johnny Gentle, qui avait invoqué dans son Discours Inaugural une Nation plus Ordonnée et plus Propre. Qui avait promis de nettoyer le gouvernement, de le faire maigrir, d'éliminer d'un coup de balai les déchets, et laver au tuyau d'arrosage nos rues infestées de substances chimiques, de dormir peu jusqu'à ce qu'il ait trouvé le moyen de libérer la psychosphère américaine des débris déplaisants d'un passé bon à jeter ; qui avait promis de nous libérer des effluves toxiques qui empoisonnent nos autoroutes et salissent les axes secondaires, qui gâchent nos couchers de soleil, et souillent les ports où sont amarrés les péniches pleines d'ordures qu'on voit à la télévision, (ce fut la première fois qu'un président des USA prononça, en frissonnant, le mot "merde" en public), ces péniches qui se baladent sans fin le long des côtes sales de pétrole, ou se balancent, dans la puanteur, émettant du gaz carbonique, en attente de l'ouverture de nouvelles décharges souterraines et de dépôts de substances toxique que le peuple réclame à grands cris, mais jamais dans sa ville. Le Johnny Gentle, chef de gouvernement, qui abat sur la tribune un poing ganté de caoutchouc, si fort qu'il détache presque le Sceau, et déclare : "Putain ! Il doit bien y avoir quelqu'un, à part nous, sur qui rejeter la faute. Pour nous unir dans l'opposition à quelqu'un. " Et il promet de manger légèrement et de dormir très peu jusqu'à ce qu'il le trouve - parmi les Ukrainiens, ou les Teutons, ou ces fous de Latins. Il est probable - et ici il fait une pause, un bras levé, et la tête baissée, comme il le faisait à Las Vegas dans les moments cruciaux - qu'ils se trouvent plus près de nous qu'on ne pourrait l'imaginer. Il jure qu'il trouvera un Autre qui fera naître de nouveau cohésion et rénovation. Puis il prendra les décisions importantes [Infinite Jest, p. 459-462].

 

Comme Gentle, Donald Trump ne juge pas acceptable la moindre imperfection, et se considère lui-même comme doté (de même qu'Howard Hughes, sa référence) de cette infaillible capacité à guider l'Amérique :" Le Président J G, le Célèbre Crooner qui dit qu'il ne profiterait pas de sa position pour nous demander de faire des choix difficiles, parce que ces choix, il les ferait pour nous : il ne nous demandait que de nous détendre et de profiter du spectacle."

Comme Gentle, qui " prévoyait de tailler dans la graisse budgétaire avec un gros couteau tout neuf", Trump promet une coupe immédiate et radicale dans le budget du gouvernement : "We are going to ask every department head in government to provide a list of wasteful spending projects that we can eliminate in my first 100 days. The politicians have talked about this for years, but I'm going to do it."

Avec Gentle, Trump partage l'aversion pour le sommeil : "I don't sleep more than four hours a night"; "I have friends who are successful and sleep ten hours a night, and I ask them : "How can you compete against people like me if I sleep only four hours ?""; mais aussi le culte de l'aspect extérieur, en particulier des cheveux : "Le Johnny Gentle qui, avec son PPUSA, a été le premier à comprendre que le renouveau américain ne pouvait être qu'une question esthétique."

Trump présente encore un autre trait réellement "gentlien', le complotisme, du réchauffement global créé par les Chinois pour affaiblir l'industrie américaine aux fausses rumeurs sur la nocivité de l'amiante, dont l'enlèvement, dans le World Trade Center, a été la vraie cause de l'effondrement des Tours le 11 septembre.

 

Mais surtout, Gentle et Trump partagent la phobie des germes et de la saleté, l'aversion pour les poignées de main et le contact physique - une phobie qui est peut-être la cause subjective de la xénophobie de Trump. Il n'est pas nécessaire de lire Foucault (même si ça aide) pour comprendre comment l'obsession immunologique a un rapport étroit, psychologique, et aussi historique, avec la naissance du racisme moderne, fondé non plus sur les répercussions des conflits entre nations sur les différends entre peuples, mais sur la classification de l'Autre comme infect, impur, contagieux.

Se demander ce que révèle le succès de Trump, son authentique populisme, signifie faire usage de la pensée critique pour interpréter, non seulement l'Amérique qui vient, mais celle qui rugit depuis le tréfonds de son ventre - à condition de ne pas se laisser entraîner par un sociologisme qui cherche des excuses à un sous-prolétariat produit par la crise, qui constituerait, dit-on, la base sociale de quelque rébellion barbare. Cela signifie étudier non seulement, ce qui est évident, la composition de classe de ces nouveaux barbares, mais aussi les processus de subjectivation qui les ont générés : on reconnaîtra ainsi d'évidentes analogies avec des processus beaucoup plus proches, géographiquement parlant, de nous.

Voyage dans la rancœur de l'opinion publique.

Un livre qui n'est marginal qu'en apparence nous fournit, entre les lignes, de précieuses indications : Tabloid Inferno. Confessioni di una cronista di nera [Confessions d'une rédactrice de la presse de caniveau] de Selene Pascarella (Alegre, 2016). Collaboratrice, pendant des années, d'une presse populaire constituée d'un maquis de revues qui vivent dans les marges des faits divers - mieux : qui les utilisent comme point de départ pour les recréer à l'usage d'un public plein de rancœur -, S. Pascarella décrit ses mécanismes spécifiques, ses scénarios, ses structures de base :

"Les récits de la presse de caniveau sont un flux continu. Un délit n'est jamais un délit, mais une fiction romancée qui se développe sur des années. Il faut tenir les fils de péripéties horizontales très compliquées et y insérer des développements verticaux, en pensant aussi bien à l'amateur au long cours qu'au néophyte. La fin doit toujours être laissée ouverte et, en même temps, il faut y insérer des jalons reconnaissables pour aider le lecteur à formuler un jugement sur les faits" [p. 32].

Les récits de la presse de caniveau ont une mission : mêler le récit judiciaire – "les histoires judiciaires tendant à faire paraître le monde comme évident en soi, comme un récit qui hérite d'un passé légitimé" [J. Brunner, La Fabbrica delle storie] - avec la fiction littéraire qui "évoque le familier dans le but de troubler nos attentes à son sujet" [loc. cit.], créant le vraisemblable par l'imitation de la réalité. Mêlant les deux styles, les récits de cette presse de caniveau réalisent "une sorte de continuité rétroactive", qui réadapte "le passé aux nouveaux développements narratifs, plaçant sous un nouvel éclairage des événements déjà décrits, des actions considérées comme déjà expliquées. L'univers qui unit le récit, les histoires judiciaires, et les faits divers sanglants devient plus cohérent à chaque ajustement rétroactif, gommant les discordances entre les territoires originels jusqu'à en rendre les limites indiscernables" [p. 83-84].

 

De cette façon, S. Pascarella nous montre la fabrication d'une opinion publique "pulp", de même que deux autres études sur les hate speeches (discours de haine) - L'Odio online de Giovanni Ziccardi et Morti di fame de Lipperini et Arduino - montrent les dynamiques de la culture de la haine en ligne, sur laquelle même Stephen King a pris position ( à propos d'un article du Time).

 

Pascarella va encore plus loin : en même temps qu'elle montre la fabrication de l'opinion publique "pulp", elle montre comment les désirs et les passions tristes d'une opinion abreuvée de rancœur construisent une information dont on attend des neverending stories (histoires sans fin) et des coupables vraisemblables mais alternatifs, pour satisfaire ce désir nocturne de réduire en miettes les ennemis, à travers une imagination qui sublime les mauvaises tendances qu'on ne peut satisfaire au grand jour. Pour le moment.

Plus encore : S. Pascarella montre aussi -même si elle ne l'affronte pas - la dynamique de la progressive transformation "pulp" de l'information mainstream qui, glissant à la surface du ténébreux maquis pulp, en partage les narrations toxiques. Et elle explique, comme les livres de Ziccardi et Arduino-Lipperini, comment la narrative construit des réalités qui, à leur tour, réclament des narrations orientées vers la recherche de l'ennemi : un ennemi fictif mais vraisemblable.

 

Même sans recourir à Spinoza et Gramsci – n'en déplaise aux interdits de Tronti et Bordiga évidemment -, il suffit d'utiliser son cerveau pour comprendre le cercle vicieux, le feed back négatif qui se crée entre la cause et l'effet : il existe des raisons profondes pour expliquer la rancœur des petites communautés périphériques, qui se perçoivent comme exclues, voire victimes, des processus globaux qui semblent les marginaliser - Aldo Bonomi a écrit là-dessus des choses importantes, depuis Il Rancore, jusqu'à La Società circolare, en passant par La Comunità maledetta qui, et ce n'est pas fortuit, avait pour toile de fond la guerre civile dans l'ex-Yougoslavie. Mais la compréhension des causes sur une longue durée ne peut pas devenir un alibi sociologisant pour passer du caractère politique de cette rancœur à l'absolution. Une rancœur qui se montre aujourd'hui, sans alibi ni justifications, dans la lie raciste de Gorino.

 

Le village aux fenêtres qui rient

Il est vraiment curieux que les chantres des communautés de la rancœur, les théoriciens de l'organisation des nouveaux barbares - à la façon de Carlo Formenti, l'auteur de La variante populista pour s'entendre -, ceux qui rêvent de diriger la catastrophe la nuit et, le jour, errent comme des Don Quichotte hébétés de par le monde, incapables d'y lire autre chose que la confirmation de leurs propres signes et rêves, et la matérialisation de leur ressentiment atavique, n'aient rien dit sur la révolte de Gorino. Aucune lecture de la structure de classe des barricades racistes de la plaine ferraraise, pas même chez ceux qui n'avaient eu aucun scrupule à glisser sur le sexisme de Trump en parlant d'un "lynchage médiatique" (aucune camarade féministe "en liberté" ne lui assénera sur le crâne quelques idées de base ?) ; ou à construire des narrations complotardo-pulp sur l'assassinat de la députée travailliste Jo Cox dans les jours précédant le Brexit ; ou à exalter l'inévitable barbarie du fascisto-djihadisme, crachant ainsi sur la mémoire de notre camarade Valeria Solesin (une misérable habituée du milieu universitaire qui allait "consommer un apéritif mérité dans quelque Bataclan", pour citer Gigi Ruggero) : face aux barricades de Gorino, il n'y a pas d'alibi qui tienne.

Face à quelques femmes sans défense, qui plus est chrétiennes, aucun alibi ne pouvait masquer le fait qu'on ne voulait pas d'elles parce qu'elles étaient noires, de celles qui salissent les bus, des singes inférieurs, comme les Noirs d'Éthiopie qu'Elena, la très fasciste grand-mère de Gorino, a exploités au temps de sa jeunesse colonialiste. S'enfoncer dans le flux de cette barbarie populiste a un prix : celui de se retrouver en train de chanter tous ensemble - de Naomo Lodi* aux fascistes du troisième millénaire, en passant par les Skrewdriver*, L'avenir m' appartient.

[Dans le village de Gorino, près de Ferrare, on avait prévu d'accueillir quelques dizaines de réfugiées avec leurs enfants ; un mouvement anti-migrants s'y est violemment opposé, dont Elena, 76 ans, est l'une des leaders : interrogée par un journaliste, elle se plaint de ne plus se sentir chez elle en Italie, de ne plus pouvoir sortir le soir, de peur de se faire attaquer ; elle attribue aux migrants un quotient intellectuel inférieur, et a peur de les voir un jour prendre le pouvoir en Italie. Elle fait aussi l'éloge de l'Afrique du Sud blanche, et regrette qu'on ait donné le pouvoir à Mandela qui était alors "un terroriste qui tuait des Blancs". On apprend qu'elle est née en Érythrée, où elle a souffert, et qu'elle a dû quitter (le journaliste lui fait remarquer que les Italiens n'étaient pas chez eux là-bas et qu'ils se conduisaient mal à l'égard des Érythréens) ; elle considère qu'elle a le droit maintenant de vivre en paix dans le petit village où elle s'est installée. Certes, elle a de la peine pour les migrants et admet qu'on les aide, mais ce n'est pas une raison "pour les faire venir tous en Italie". ]

 

En vérité, Gorino montre parfaitement le visage de cette aigreur commune à la lower middle-class (couche inférieure de la classe moyenne) rurale britannique qui a joué un rôle déterminant dans le Brexit et à la classe sociale qui, aux USA, soutient Trump - avec une différence : ici, on ne peut pas sortir de sa manche une fantasmatique working class, britannique ou US, pour sauver la chèvre marxiste et le chou populiste. Les habitants de Gorino ont peur des migrants, ou plutôt de leur ombre (mais non de leur propre ignorance) car ils vivent dans des endroits où il n'y a pas de migrants, et ils défendent férocement et obstinément leur intention de rester immobiles dans un monde traversé par des mutations irréversibles.

 


Sur les 641 habitants de Gorino, dix sont étrangers, dont 8 Européens, 1 Africain et 1 Asiatique

Comme cette lower middle-class qui a voté Leave, ils vivent essentiellement en province, ne connaissent pas les migrants, mais c'est justement pour cela qu'ils les craignent encore plus que ceux qui sont en contact avec eux et qui ont un statut générationnel à défendre ; ils ont un diplôme moyen-inférieur ; ils ne sont pas culturellement et socialement équipés pour faire front aux transformations sociales apportées par la globalisation.

Ils défendent un individualisme de petit propriétaire, mesquin et avide, traversé par toutes les nuances de rancœur qu'expriment le Trump "réel" et le littéraire (mais justement pour cela très réel) Johnny Gentle. Ils défendent un monde clos, lourd de complicités, dont La Maison aux fenêtres qui rient [film d'horreur de Puppi Avati de 1976] nous avait déjà tout dit ; comme le démontre un crime villageois, l'assassinat de Willy Branchi, survenu justement dans ces lieux, et enveloppé par trente années de silence, qui semble écrit par Pupi Avati (ou Selene Pascarella).

Seuls ceux qui sont incapables de lire les processus de subjectivation d'une populace réactionnaire (le Mouvement des Fourches* ne nous a-t-il rien appris ?) que de prétendus apprentis sorciers croient pouvoir conduire (comme les apprentis sorciers du Tea Party croyaient pouvoir le faire, sans se rendre compte qu'ils créaient les conditions qui ont permis à Trump de lancer une OPA sur le Parti Républicain), ne voient pas les signes pourtant bien évidents d'un populisme fasciste à l'égard duquel, comme le disait un philosophe allemand (qui citait un essai oriental), il faut tracer une ligne de démarcation nette - c'est là, avec la permission de ceux qui croient qu'"intellectuel" est un adjectif, la façon philosophico-politique la plus correcte de traduire et interpréter l'expression "pensée critique".

NdE

*Nicola Naomo Lodi est le "responsable Sécurité et Immigration" de la Ligue du Nord à Ferrare

*Skrewdriver : groupe de punk rock britannique partisan du "Pouvoir blanc" qui a sévi de 1976 à 1993. Ils ont notamment repris Tomorrow belongs to me, une chanson "nazie" composée par John Kander et Fred Erb pour le film Cabaret (Bob Fosse, 1972), dont l'original était en anglais, ainsi devenue un hymne de skinheads néonazis.

*Le Mouvement des Fourches (Movimento dei Forconi) a été un éphémère mouvement néo-poujadiste surgi en Sicile en 2012, analogue aux Bonnets rouges bretons.





Courtesy of Tlaxcala
Source: http://www.euronomade.info/?p=8229
Publication date of original article: 02/11/2016
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=19304

 

Tags: Donald Duck TrumpUSAJohn GentleDavid Foster WallaceRacismeDiscours de haineGorinoItalietta
 

 
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