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 25/05/2019 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 EUROPE 
EUROPE / Le plan B pour l’Europe de Varoufakis, Konstantopoulou, Mélenchon, Lafontaine et Fassina a un parfum de Soros
Date of publication at Tlaxcala: 17/09/2015
Original: Σχέδιο Β για την Ευρώπη των Βαρουφάκη, Κωνσταντοπούλου, Μελανσόν, Λαφοντέν και Φασίνα με άρωμα Σόρος

Le plan B pour l’Europe de Varoufakis, Konstantopoulou, Mélenchon, Lafontaine et Fassina a un parfum de Soros

Dimitris Kazakis Δημήτρης Καζάκης

Translated by  Christine Cooreman كريستين كورمان

 

 

Mélenchon, Lafontaine, Fassina, Konstantopoulou et Varoufakis ont publié un –soi-disant- plan B pour l’Europe. Ce manifeste annonce, au fond, la création d’un mouvement politique au niveau européen et l’appel à une conférence internationale qui devrait se dérouler début novembre. Ce mouvement entre dans la configuration de « l’espace politique unique » de l’Union européenne, annoncé par Barroso dès 2013. L’objectif est de remplacer les partis nationaux de chaque pays membre par des « partis européens », en tant que partie de l’opération de démantèlement des gouvernements et des parlements nationaux, d’ici 2025.

 
Il s’agit de la « Gauche de Soros », comme on a appelé -non sans raison- Lafontaine, Mélenchon et Fassina. Leurs activités politiques s’enchevêtrent avec une foule d’ONG et de financements peu clairs avec d’autres prétendues « organisations sociales » placées -directement ou indirectement- sous le parapluie de l’Open Society du gros spéculateur Soros.
 

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Dessin paru en avril 2015 dans la presse grecque après le voyage de Varoufakis, alors ministre, à Washington, où il avait rencontré, outre Obama et Draghi, Lee Buchheit, l'avocat spécialisé dans les restructurations de dettes souveraines et George Soros. C'était une semaine avant la "réunion de la dernière chance de l'Eurogroupe"
 

M. Varoufakis ne pouvait pas ne pas faire partie de cette bande. On se souvient dès 2011 avec quel empressement il devenait le porte-parole des intérêts de Soros et des spéculateurs les plus sauvages au niveau international. Auparavant, il présentait comme panacée les « euro-obligations » que Soros demandait avec insistance, à l’époque. Ensuite, il a voulu « vendre » les obligations perpétuelles (perpetual bonds) pour finir, aujourd’hui, par devenir le héraut des monnaies parallèles, doubles, électroniques - c’est-à-dire, de la plus grande arnaque jamais imaginée par les spéculateurs de devises. Et Soros est un des plus grands parmi eux.
 
D’ailleurs, il ne faudrait pas oublier que M. Varoufakis a admis que, sur ordre de Tsipras, l’on préparait l’introduction d’une monnaie parallèle sous la forme d’IOU (reconnaissances de dette). Bien entendu, cet aveu comporte de lourdes responsabilités pénales pour Varoufakis, Tsipras ainsi que toute autre personne impliquée dans le plan de monnaie parallèle. Introduire une monnaie seconde ou parallèle constitue une forme de contrefaçon de la monnaie que le pays utilise dans ses transactions. Par conséquent, si une justice existait dans ce pays, elle aurait dû avoir agi d’office contre Varoufakis sur la base des lois qui protègent la monnaie que le pays utilise.
 
Ce à quoi nous ne nous attendions pas c’était que le texte soit signé par Mme Konstantopoulou. Mais, c’est peut-être ainsi que s’explique également le fait que, depuis les affirmations de son discours inaugural en tant que présidente du Parlement, elle n’a jamais rien osé faire en pratique. Lorsqu’elle fut confrontée aux Actes à contenu législatif et aux chantages contre le parlement pour que le mémorandum anticonstitutionnel soit voté, elle a préféré déserter.
 
Nous nous sommes toujours demandé pourquoi autant de paroles mais si peu d’actes. N’oublions pas que si elle le voulait- elle, gardienne de la Constitution en tant que troisième instance de la République et en appliquant le règlement du Parlement- elle aurait pu faire sauter les coups d’État que représente l’adoption des prérequis et du nouveau mémorandum.
À quoi elle a préféré dénoncer de son coin et laisser passer ce qu’elle-même qualifia de coup d’État parlementaire. Comme si le président du parlement qui permet pareils coups d’État ne portait aucune responsabilité, selon la Constitution. Comme si le fait qu’elle ait déserté de son rôle institutionnel pour se livrer aux dénonciations verbales et anodines la dégageait de toute responsabilité pénale.
 
Mais, revenons à ce texte-manifeste que, évidemment, toutes les filiales ouvertes et secrètes de l’Open Society ont mené aux nues. Surtout dans la gauche bien connue de l’idéologie colonialiste de l’européisme.
 
Ce texte est une œuvre de Varoufakis. C’est ce qui explique l’incroyable verbiage qui le caractérise ainsi que l’absence de toute proposition concrète. Comme les rédactions sur l’idée européenne qu’on demandait dans le temps aux élèves de 16 ans. Le leitmotiv est connu depuis les années 1970, comme quoi il serait possible de créer une autre Europe. Dans le temps, on l’appelait « Europe des travailleurs ». Aujourd’hui, on l’affuble d’un adjectif quelconque pour cacher que tous ces « bons » ou ces « méchants » d’Europe partagent une même idée : celle de la haine contre l’autodétermination des peuples d’Europe. Ils nourrissent la même haine que Metternich, les empereurs d’Europe, Hitler.
 
Ils en arrivent au point de prétendre que la liberté d’un peuple, son droit à l’autodétermination équivaut à de l’isolationnisme. C’était exactement ce que disaient les représentants de l’Ancien régime, depuis l’ère du Saint-Empire romain du 15e siècle, de la Sainte-Alliance, du Concert européen et du Nouvel ordre colonialiste qui plongea par deux fois dans le sang l’Europe et le monde entier. C’est ainsi qu’ils dégradent la notion de la démocratie qui ne peut exister que sur un sol national. C'est-à-dire sur le territoire d’une patrie libre, souveraine et indépendante.
 
L’idée centrale du texte de Varooufakis est la même que celle du sermon des curés du Moyen-âge s’adressant à tous les opprimés : « Ne vous occupez pas des affaires de ce monde, occupez-vous de l’au-delà. » C’est ce que promettent les représentants du Plan B pour l’Europe : « Ne vous occupez pas de la destruction de vos pays. Ne vous soulevez pas contre la construction colonialiste de l’Union européenne, car nous modifierons les Traités. » « Waou ! », comme dirait Varoufakis.
 
Et combien de temps faudra-t-il pour que les Traités changent ? Combien de calendes grecques ? Et, jusqu’à ce que ce jour arrive, que doivent faire les peuples quand le sol se dérobe sous leurs pieds ? Que doivent faire les Grecs dont le pays est dépecé et liquidé dans les pires termes colonialistes ? Mais, c’est simple. Ils doivent prier la « Gauche de Soros » et subir les mémorandums jusqu’à ce que le Seigneur revienne sur terre, jusqu’au Jugement dernier, date à laquelle l’Europe colonialiste est susceptible de changer de caractère.
 
Toutefois, le texte atteint le summum en un seul paragraphe du  manifeste : « Notre plan A pour une Europe démocratique, soutenu par un plan B qui montre que les pouvoirs en place ne peuvent pas nous terroriser dans la soumission, vise à faire appel à la majorité des Européens. Cela exige un haut niveau de préparation. Les éléments techniques seront enrichis par le débat. Beaucoup d'idées sont déjà sur la table : l'introduction de systèmes parallèles de paiement, les monnaies parallèles, la numérisation des transactions en euros pour contourner le manque de liquidités, les systèmes d'échange complémentaires autour d’une communauté, la sortie de l'euro et la transformation de l'euro en monnaie commune. »
 
Avez-vous compris le fin fond de l’histoire ? Si ce n’est pas le cas, permettez-moi de vous l’expliquer. Ces messieurs et la dame qui signent le texte brûlent d’introduire les monnaies parallèles ou doubles dans les pays de la zone euro. En quoi leur logique diffère-t-elle de celle de celle de Schäuble qui proposait la « mise en jachère » de la Grèce, pour cinq ans ? En rien du tout !
 
Et, en effet, cela ne manque pas de nous surprendre. Eux qui considèrent la liberté et l’autodétermination des peuples comme une « utopie » ou comme synonyme de l’isolationnisme, dans le monde « globalisé » d’aujourd’hui. Ceux qui rêvent de faire revivre les parliamenti médiévaux au niveau européen. Ceux qui jurent et invoquent la peste, les séismes et le ciel qui va nous tomber sur la tête rien qu’à entendre parler de monnaie nationale -l’unique solution réussie de la question monétaire pour les peuples, depuis au moins deux siècles- ces mêmes personnes n’hésitent pas du tout de présenter comme « Plan B » les pires inventions des spéculateurs.
 
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Tous ces « systèmes parallèles de paiement, les monnaies parallèles, la numérisation des transactions en euros, les systèmes d’échange complémentaire autour d’une communauté… » ne sont que des plans tirés sur la comète. Partout où ils furent appliqués, ils ont apporté la catastrophe et ont permis aux spéculateurs en devises d’écrire de nouvelles pages de gloire aux dépens des travailleurs et de l'économie réelle.
 
Pourquoi ne se donnent-ils pas la peine de nous dire où et quand ces « idées » ont été mises en œuvre ? Où et quand ont-elles représenté une issue en faveur de la majorité des citoyens ? Jamais et nulle part. Toutes ces idées ne sont qu’une entreprise sciemment orchestrée par les spéculateurs de type Soros les plus féroces pour exploiter l’écroulement de l’euro et l’écroulement parallèle des économies de la zone euro.
 
Quant à la « sortie de l'euro et la transformation de l'euro en monnaie commune », si ce n’est pas une pure vue de l'esprit  ! La seule économie qui soit en mesure d’y arriver, c’est l’Allemagne et, peut-être, l’axe franco-allemand. En d’autres termes, les gens de gauche nous proposent ce qui est aussi le plan alternatif de l’Allemagne, en cas d’écroulement total de l’euro.
 
Et il faut poser la question : où et quand a-t-on été témoin de pareille transformation d’une monnaie commune en une autre ? Cela ne peut se produire que dans des conditions de dictature et d’autoritarisme. Seulement dans des conditions d’annexion ouverte des plus petites économies par l’économie dominante. Seulement à la manière dont la Prusse a créé le  Reich allemand ou à celle dont Hitler avait entrepris de créer l’Europe unie.
 
Ce n’est pas un hasard si, dans chacun de ces cas, il y avait toujours une gauche qui, sous le Kaiser, prétendait que le problème ne résidait pas dans le colonialisme mais dans « ses procédés inhumains ». Et, sous Hitler, elle prétendait que, même si c'était sur un mode barbare (par la Wehrmacht et les SS), l’Europe Unie nazie constituait un progrès historique car elle abolissait « l’État national » qui était dépassé.
 
Les Varoufakis, Konstantopoulou et autres de la « Gauche de Soros » actuelle sont les dignes descendants de la gauche colonialiste des Kaiser et de la gauche révolutionnaire sous Hitler. Les mêmes logiques, les mêmes arguments, les mêmes objectifs. Il faut ouvrir les yeux. Et cela concerne surtout ceux qui sont aveuglés par l’adjectif de « gauche ». Et soyons en alerte. La gauche vendue des mémorandums et du colonialisme européen ne semble pas avoir dit son dernier mot avec Tsipras. Elle pourrait engendrer de nouveaux monstres. Ne lui permettons pas d’en accoucher.

 





Courtesy of Tlaxcala
Source: http://dimitriskazakis.blogspot.gr/2015/09/blog-post_15.html
Publication date of original article: 15/09/2015
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=15951

 

Tags: Plan BVaroufakisKonstantopoulouLafontaineMélenchonFassinaGauche SorosSpéculateursBankstersGauche européisteGrèceEurozoneEurope
 

 
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