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 10/07/2020 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 IMAGE AND SOUND 
IMAGE AND SOUND / An Injury to One (Une attaque contre un), un film de Travis Wilkerson (2002)
Date of publication at Tlaxcala: 23/02/2014
Original: An Injury to One, a Film by Travis Wilkerson (2002)
Translations available: Español  Italiano 

An Injury to One (Une attaque contre un), un film de Travis Wilkerson (2002)

Travis Wilkerson

Translated by  Manuel Talens (1948-2015)
Edited by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

 

USA, 2002
Noir et blanc et couleur
16 mm., 53’.
Metteur en scène : Travis Wilkerson
Scénario : Travis Wilkerson
Cinematographie : Travis Wilkerson
Musique : Divers
Édition : Travis Wilkerson
Son : Travis Wilkerson
Production : Susan Fink
Compagnie de production : Up Front Films
Sous-titres en français : Manuel Talens et Fausto Giudice, Tlaxcala

 


Une attaque contre un : un film de Travis Wilkerson

 

por Peter Rachleff

En 2005 a été célébré le 100e anniversaire de la fondation du syndicat Industrial Workers of the World, l'IWW, plus connu comme les « Wobblies ». L'organisation du travail la plus radicale à émerger dans l'histoire des USA, dont la devise était « Une attaque contre un est une attaque contre tous » [An Injury to One is an Injury to All]. Les Wobblies ont organisé des travailleurs qualifiés et non qualifiés, immigrants et nationaux, femmes et hommes, blancs et personnes de toutes couleurs. Ils pratiquaient l'internationalisme et étendirent leur organisation non seulement au Canada et au Mexique, mais aussi à travers le monde. Au niveau local, les Wobblies employaient des tactiques créatives comme la « grève sur le tas », la « grève du zèle » et le « sabotage », tout en appelant à une grève générale pour obtenir la « liberté industrielle ». Ils ont formulé une vision d'une nouvelle forme d'ordre industriel, social et politique où les travailleurs n'auraient à répondre à aucune autorité au-dessus de leurs propres organisations collectives. Et ils utilisaient la culture comme arme, de la poésie et de la musique à la bande dessinée, aux fresques murales, aux kermesses et aux pièces de théâtre. [1]




Il y a eu beaucoup de luttes difficiles et héroïques dans la courte histoire de l'IWW : les luttes pour « liberté d'expression » de Chicago au Nord-Ouest Pacifique ; les luttes des travailleurs du bois et des ouvriers agricoles immigrés de la Forêt du Saint-Laurent aux Grandes plaines ; la grève « du Pain et des Roses » à Lawrence, au Massachusetts en 1912 ; les grèves des ouvriers de la soie et des travailleurs du textile à Paterson et Passaic ; la grève d'Iron Range en 1916 ; la « déportation » des travailleurs à Bisbee, au Arizona, et plus, beaucoup plus. Dans ces luttes, des dizaines de milliers de travailleurs ont gagné un sentiment de puissance et de leurs propres capacités, une éducation politique et une expérience de syndicalisme industriel militant qui allait servir de base à la construction de nouveaux syndicats industriels pendant les années 1930 (comme le CIO ou Congrès des organisations industrielles). Mais dans ces luttes il y avait aussi des militants qui ont été emprisonnés, déportés et même assassinés, ce qui a créé un panthéon de héros. [2]

Frank Little était un de ces militants martyrs. Né dans l'Oklahoma d'un père blanc et d'une mère Cherokee en 1879, il est devenu un « organisateur infatigable », un « agitateur » qui a déambulé de lutte de classe en lutte de classe pendant la deuxième décennie du XXe siècle. Pendant l'été 1917, en pleine Première guerre mondiale, il a apporté motivation et conscience à 16.000 mineurs en grève contre l'Anaconda Copper Company à Butte, au Montana. Le 1er août, des hommes masqués l'ont enlevé de la maison d'hôtes dans laquelle il se trouvait, l'ont attaché au pare-chocs d'une voiture, l'ont traîné jusqu'à la périphérie de la ville, l'ont battu et torturé et l'ont pendu d'un pont à tréteaux du chemin de fer. Ils lui ont épinglé une note : « Prenez note, vous autres ! Premier et dernier avertissement. 91 cm - 213 cm - 195 cm ». Ces chiffres, selon le cinéaste Travis Wilkerson, sont la taille standard d'une tombe au Montana et ont été la signature de tous les actes de justice expéditive. Les autorités locales ont décidé que Little avait été « assassiné par des inconnus » et n'ont jamais enquêté sur son assassinat. Huit mille hommes et femmes ont défilé derrière son cercueil, le cortège funéraire le plus massif de l'histoire de Butte. Après la mort de Little, les autorités ont déclaré la loi martiale, ont arrêté une centaine d' organisateurs de l'IWW pour « espionnage » et « sédition », ont cassé la grève et ont écrasé le syndicat. La loi sur la sédition du Montana a été transformée en loi fédérale et la vague de répression à Butte est devenue le modèle pour les « raids Palmer » fédéraux (du nom du procureur général A. Michell Palmer), qui a détruit l'IWW comme organisation viable en 1920. [3]
 
Le centenaire de la fondation de l'IWW et la mémoire de ces événements douloureux à Butte ont été célébrés en 2005 avec des projets culturels. Le syndicat IWW encore existant, à l'aide de bourses d'études des militants, a créé une exposition d'art visuel qui a parcouru les USA. [4] Des poètes, compositeurs, graffeurs, dramaturges et autres artistes ont utilisé leurs talents pour raconter ces histoires et les garder en vie pour les nouvelles générations. La poétesse et dramaturge Naomi Wallace a écrit un magnifique poème à propos de Little qui mérite d'être lu intégralement. [5] Le voici :
 
MORT D'UN WOBBLY AU MONTANA EN 1917
 
Il entend la poussée de la foule à l'extérieur de la petite prison :
un chaudronnier, un tailleur, des accro à la bière payés par
la banque, avec des langues aigres et pâteuses et des cordes huilées
dans leurs mains qui transpirent. Il n'y a de flics nulle part.
 
La porte battante éclate sur sa charnière
et la bouche du prisonnier manque de salive.
Les citoyens ouvrent sa cellule
avec des tuyaux en fer et le traînent vers les voies ferrées.
 
Vingt, trente paires de mains partout,
à son cou, ses chevilles, entre ses jambes,
coups de genoux, coups de poing, et ici et là quelque chose
de plus terrifiant que les coups : une caresse.
 
Sa chair résiste à cette indignation, mais ses membres
s'écoulent hors de lui comme de l'eau. Sale
rouge, tueur de flics, maudit syndicaliste, fainéant
de merde. La foule rend une justice expéditive.
 
La ville entière frissonne derrière ses portes
et lui est au centre d'une foule
qui sent l'enfant, la pisse, la grippe et les bonbons.
C'est l'année des émeutes raciales, du Ku
 
Klux Klan et de la conscription. C'est l'année
du gaz moutarde et des désertions des troupes,
des soldats empilés dans la boue belge
à Passchendaele, avec leurs cœurs morts cassés
 
en morceaux dans leurs poitrines comme des jouets bon marché.
C'est l'année où les grévistes prennent Petrograd.
C'est la décennie du rêve, obscène
dans sa faim et sa grandeur, lorsque les hordes
 
et la racaille revendiquent les machines, quand
le chaos croise les bras et le monde s'arrête.
Les mercenaires, aussi pauvres que n'importe quel homme,
s'étendent vers la rivière, enrichis par l'assassinat
 
et la récompense. Le syndicaliste pense qu'il ne devrait pas
mourir de cette façon, dans la terreur. Il veut
pleurer et mendier, mais il ne peut pas, sa bouche tourbillonne
avec les dents cassées et le sang. Certains de ses ravisseurs
 
n'ont pas de dents. Ils bâclent des blasphèmes comme un nourrisson
qui allaite. D'autres bourdonnent, déments
dans leur désir de laisser une marque sur
la décennie, de laisser une marque sur quelqu'un,
 
sur l'âme de quelqu'un. Leur chef est un boulanger.
La farine blanche forme un voile tamisé sur
son visage quand il lance la longue corde
sur le tréteau du pont et l'autre extrémité autour
 
du cou du jeune homme. Et puis brusquement
le délire s'arrête. Il est si calme qu'ils peuvent
entendre la rivière respirer contre ses rochers.
Ils conduisent le prisonnier plus près du bord.
 
C'est l'année où les USA entrent dans
la première guerre mondiale et les Britanniques prennent
Bagdad. C'est le mois où les grands hommes
à Butte, au Montana, payent les pauvres diables
 
pour qu'ils détruisent l'un de leurs. C'est l'heure
où la rivière se signe, blanche
dans la lumière du matin de l'assassinat. Et pourtant
l'eau que le prisonnier entend ci-dessous
 
ne le couvrira jamais. Il se balancera pendu
du tréteau du pont dans son costume noir comme un gibier
tombé du ciel. Si ce jour se fait
histoire, ce syndicaliste ne le saura jamais.
 
Il ne peut plus voir parce que ses yeux
sont partis, des petits bourgeons bleus sous les bottes
des hommes perdus. Les mains qui l'on battu
sont plus douces maintenant, comme les ailes d'un oiseau
 
sous l'eau. Même les mots anarchiste,
cochon, traître, sont une caresse. Mais une seule voix
survole la volée (ou sont-ce deux ?)
et lui chuchote tout près, pardonne-moi, c'est la voix
 
de la main lourde, point mort sur son dos.
Et au fur et à la mesure que le prisonnier perd pied
elle veut lui dire, je t'aime, car elle a ne l'a dit
que deux fois dans sa vie et ce ne semble pas
 
assez. La voix implore à nouveau, pardonne-moi
pardonne-moi, et le jeune homme dit : Non.
 
Une attaque contre un, le remarquable film de Travis Wilkerson, offre une riche élaboration culturelle de l'histoire des Wobblies. Mais il ne s'agit pas seulement d'un projet culturel. Il a également adopté une approche particulièrement pédagogique à son sujet. Plutôt que de proposer un simple récit historique des Wobblies, de la vie et la mort de l'organisateur Frank Little et de la lutte de classe à Butte, au Montana, au début du XXe siècle, Wilkerson a choisi une approche plus indirecte, intuitive et créative. Comme il fait valoir dans le film, étant donné qu'une grande partie de la documentation historique a été perdue ou détruite et que les récits dominants qui restent ont été massivement manipulés par la compagnie, le récit de l'histoire de Frank Little est un projet de création, pas seulement un rassemblement de fragments d'information et une lecture entre les lignes des compte-rendus officiels et à contrepied des articles de journaux, mais aussi un travail créatif sur diverses sources qui pourraient ne pas sembler avoir, au premier ou même au deuxième coup d'œil, de lien logique entre elles.
 
Un spectateur inattentif de ce film est susceptible de se sentir dépassé par ses bits d'information, ses photos d'archives non identifiés et des images contemporaines, ses textures granuleuses et ses projections de textes fragmentés. Il y a des références occasionnelles à des dates qui semblent presque au hasard, des paroles de chansons qui ne sont pas directement liées à la narration, des cartoons et des affiches qui ne sont pas crédités et des chiffres dont la signification n'est pas complètement expliquée. On est tenté de se demander s'il s'agit du premier film « postmoderne » de l'histoire du mouvement ouvrier. Mais non, la folie apparente de Wilkerson fonctionne avec une parfaite méthodologie et obtient des résultats intéressants et efficaces.
 
Il est impossible de ne pas se laisser prendre par la beauté de ce qu'il a créé. Le rythme, le son, les couleurs, le texte, les images, tous se fondent dans l'antithèse d'une masse désorganisée d'épaves. Une rare beauté émerge et s'offre aux spectateurs. Mais il ne faut pas se limiter à ceci. L'utilisation que Wilkerson fait du texte, une sorte d'exagération de l'utilisation brechtienne de la signalisation, pousse le spectateur à penser par soi-même, à suivre non seulement les mots mais aussi les idées, à réfléchir. Le film commence avec une représentation ligne par ligne, même mot-à-mot, des premières lignes du « Préambule » du syndicat IWW : « La classe ouvrière et le patronat n'ont rien en commun... ». Le rythme et la mise en place du texte semblent encourager les téléspectateurs à mâcher chaque mot. À des moments clés du film, le texte parlé, le texte projeté, la musique et les effets visuels sont discordants en juxtaposition, mais le rythme est toujours assez lent pour laisser le temps de réfléchir.

En même temps, Wilkerson expose son propre effort pour assembler des morceaux disparates. Les techniques de tissage de Wilkerson sont, tout simplement, magnifiques. Au début du film, il présente l'histoire de Dashiell Hammett et son très populaire roman policier « noir », La Moisson rouge, qui est situé à Poisonville, euphémisme de Hammett pour Butte. A ce moment du film, Wilkerson semble faire simplement un geste pour établir l'emplacement de Butte dans la culture populaire USaméricaine. Cependant, plus tard il rattrape le fil de Hammett et le tresse avec d'autres informations pour construire un argument convaincant. Il signale que Lillian Hellman, l'amie intime de Hammett, écrit que Hammett lui avait révélé que, pendant qu'il était employé par l'agence de détectives Pinkerton pendant la Première Guerre mondiale, l'Anaconda Copper Company lui avait offert 5000 dollars pour qu'il tue Frank Little. C'est à ce moment-là, lui avoua Hammett, qu'il avait réalisé à quel point la corruption était enracinée dans la vie USaméricaine. À la fin du film, Wilkerson raconte l'histoire d'une volée d'oies qui, prises dans une tempête en novembre 1995 ont atterri dans le lac Berkeley, une masse d'eau d'un kilomètre et demi de largeur et deux cents soixante quinze mètres de profondeur, à Butte. Connu localement comme le « puits Berkeley » (« comme une plaie ouverte », ajoute Wilkerson), ce lac artificiel est plein d'eau polluée semblable dans sa composition chimique à l'acide d'une batterie. Il est la plus grande masse d'eau contaminée du pays. Des centaines d'oies sont mortes. Butte est devenue, littéralement, la réincarnation de la « Poisonville » de Hammett. [6]

Wilkerson oppose et entremêle autres bits inattendus d'informations pour construire son analyse. Il veut que les spectateurs travaillent à travers le brouillard et les miasmes des récits officiels pour arriver au cœur de l'histoire de Little. Dans son récit, il répète « On dit... On dit » (par les journaux de Butte) qu'il était un « agitateur », qu'il pratiquait la « sédition », qu'il a exhorté les mineurs à la violence. Mais le récit de Wilkerson souligne que l'ordre économique créé par Anaconda et protégé par les gouvernements locaux et étatiques a créé les conditions dans lesquelles 10 000 mineurs sont morts d'accidents, de blessures et de maladies. Le taux de mortalité dans les mines d'Anaconda était plus élevé que sur les champs de bataille d'Europe dans la Première guerre mondiale, signale Wilkerson, et, un peu plus tard dans le film, il ajoute qu'Anaconda a obtenu quelque 25 milliards de dollars de bénéfices à Butte avant d'abandonner la communauté et la laisser dans son état pollué. Lorsque Wilkerson raconte à ses spectateurs que le journal local a rapporté que Little avait décrit l'image « d'un monde différent », il est difficile de ne pas réfléchir à ce que cette « l'image » aurait pu être et comment elle différait de la communauté dominée par la compagnie où il a rencontré la mort.

Parmi les cent Wobblies arrêtés pour « sédition » à la suite de la grève, Wilkerson trouve, paradoxalement, un homme nommé Joseph McCarthy ! Quand il mentionne ce détail, le spectateur peut considérer cette information comme grain à moudre pour une ironique lecture postmoderne. Mais plus tard dans le film Wilkerson revient sur le thème du maccarthysme et de l'influence du chasseur de rouges du Wisconsin dans les années 1950. Dashiell Hammett fut lui-même arrêté et emprisonné en 1951 par la Commission sénatoriale de McCarthy pour avoir refusé de donner des noms. Le récit suggère que c'est à la suite de cette expérience que Hammett aurait fait sa confession à Lillian Hellman de l'offre de 5000 dollars en 1917 pour tuer Little. Énigmatiquement, puissamment, la voix ajoute : « Parfois, chez les esprits les plus complexes c'est l'expérience la plus simple qui accélère les roues qui étaient déjà en mouvement ».

Wilkerson ne se contente pas de connecter la domination patronale et la répression gouvernementale, la répression locale et la répression nationale, l'histoire du mouvement ouvrier et l'histoire de l'environnement, la culture populaire et l'histoire de la lutte de classe. Il raconte aussi cette histoire d'une façon qui relie le passé et le présent. Il ramène ses spectateurs à la Butte contemporaine en leur proposant des images étranges et touchantes des résidents au travail et au jeu, et nous dit que « malgré tout, la ville résiste ». Cependant, la péripétie des oies surprises par la tempête lui permet de suggérer que, malgré la destruction de documents, le silence des témoins et le voile de répression, « l'histoire ne peut pas être expurgée si facilement ». Ce sont ces oies qui nous « ont guidés vers la scène du crime ».

À la fin, conclut Wilkerson, l'histoire de l'assassinat de Frank Little montre comment « une attaque contre un » est, fondamentalement, essentiellement, définitivement, « une attaque contre tous ».

 
Notes

[1] Sur l'histoire de l'IWW, les lecteurs devraient consulter Red November, Black November, de Salvatore Salerno (Albany: State University of New York Press, 1989); We Shall Be All, de Melvyn Dubofsky (Urbana: University of Illioins Press, 2000); Rebel Voices, de Joyce Kornbluh, ed. (Ann Arbor: University of Michigan Press, 1964); The Fragile Bridge, de Steve Golin (Philadelphia: Temple University Press, 1988); A Tale of Three Cities, de David Goldberg (New Brunswick: Rutgers University Press, 1989) et Wobbly: The Rough-and-Tumble Story of an American Radical, de Ralph Chaplin (Chicago: University of Chicago Press, 1948).

 [2] Joe Hill: The IWW and the Making of a Revolutionary Working-Class Culture, de Franklin Rosemont (Chicago: Charles H. Kerr, 2003). Lire la note de lecture sur ce livre, "Rhymesters and Revolutionaries: Joe Hill and the IWW", par Peter Linebaugh, CounterPunch, 5 octobre 2003.

[3] Aliens and Dissenters, de William Preston (NY: Harper and Row, 1963); The Centralia Tragedy of 1919, de Tom Copeland (Seattle: University of Washington Press, 1993).

 [4] Pour plus d'informations sur ce projet, contactez Paul_Buhle@Brown.edu.

[5] "Death of a Wobbly in Montana, 1917", de Naomi Wallace Massachusetts Review 40:1 (Spring 1999). L'œuvre la plus récente de Wallace, "Things of Dry Hours", explore la vie intérieure et extérieure d'un communiste afro-USméricain en 1932 à Birmingham, en Alabama. Sa première mondiale eut lieu en avril 2004 au Public Theater de Pittsburgh. Pour une autre extraordinaire élégie poétique sur les militants de l'IWW, voir le début de la Letter to an Imaginary Friend, de Thomas McGrath (Chicago: The Swallow Press, 1970). Mark Nowak, l'éditeur de la revue XCP: CROSS CULTURAL POETICS (bfn.org/~xcp/ ou écrire à manowak@stkate.edu) a écrit un poème épique intitulé "1916; The Mesabi Miners’ Strike Against U.S. Steel" dont certaines parties ont paru dans les magazines indie CHAIN, TRIPWIRE et FACTURE).

[6] À propos de la Butte polluée actuelle, voir "Something About Butte", de Jeffrey St. Clair, CounterPunch, January 4, 2003. À propos de l'historie de Butte, voir The Butte Irish: Class and Ethnicity in an American Mining Town, 1875-1925, de David Emmons (Urbana: University of Illinois Press, 1989).

 

Peter Rachleff est professeur d'histoire à l'université de Macalester. Ses nombreuses publications comprennent Black Labor in Richmond, 1865-1890 (University of Illinois Press, 1989) et Hard-Pressed in the Heartland; the Hormel strike and the Future of the Labor Movement (South End Press, 1993).

 

Source: http://mrzine.monthlyreview.org/2005/rachleff010805.html

 





Courtesy of Tlaxcala
Source: http://tlaxcala-int.org/article.asp?reference=11448
Publication date of original article: 19/06/2002
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=11487

 

Tags: EE.UU.Amérique du NordUne attaque contre unAn Injury to OneTravis WilkersonmaccarthysmeButteMontanaAnaconda Copper CompanyWobbliesFrank LittleLutte de classeMines de cuivrePuits Berkeley
 

 
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