TLAXCALA تلاكسكالا Τλαξκάλα Тлакскала la red internacional de traductores por la diversidad lingüística le réseau international des traducteurs pour la diversité linguistique the international network of translators for linguistic diversity الشبكة العالمية للمترجمين من اجل التنويع اللغوي das internationale Übersetzernetzwerk für sprachliche Vielfalt a rede internacional de tradutores pela diversidade linguística la rete internazionale di traduttori per la diversità linguistica la xarxa internacional dels traductors per a la diversitat lingüística översättarnas internationella nätverk för språklig mångfald شبکه بین المللی مترجمین خواهان حفظ تنوع گویش το διεθνής δίκτυο των μεταφραστών για τη γλωσσική ποικιλία международная сеть переводчиков языкового разнообразия Aẓeḍḍa n yemsuqqlen i lmend n uṭṭuqqet n yilsawen dilsel çeşitlilik için uluslararası çevirmen ağı

 30/09/2020 Tlaxcala, the international network of translators for linguistic diversity Tlaxcala's Manifesto  
English  
 LAND OF PALESTINE 
LAND OF PALESTINE / Le boycott menace l’économie israélienne
Date of publication at Tlaxcala: 06/02/2014
Original: المقاطعة تهدد الاقتصاد الإسرائيلي
Translations available: Español  Deutsch  Italiano 

Le boycott menace l’économie israélienne

Helmi Moussa حلمي موسى

Translated by 
Edited by  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 

On assiste depuis quelque temps en Israël à un regain de la polémique autour des dangers que fait peser le boycott économique sur l’État hébreu, dangers accrus par l’absence de perspectives d’accord de paix pour la région et de solution à la question palestinienne. Dans le sillage des préparatifs pour le Forum Économique Mondial de Davos, les grands décideurs économiques israéliens s’apprêtent à adresser à Netanyahou une mise en garde sur l’impact dévastateur sur l’économie israélienne  de l’échec des négociations de paix. 

Les grandes inquiétudes concernent surtout les nombreux effets du boycott en Europe, boycott qui ne cesse de s’amplifier et risque de s’étendre à d’autres endroits de la planète. Mais le ministre de l’Économie israélien, Neftali Benett, le chef du parti d’extrême-droite HaBayit HaYehudi  (Le Foyer Juif), pour sa part, soutient que c’est la solution de l’État palestinien qui détruirait l’économie israélienne. 

Hier 20 janvier est paru en première page du Yediot Aharonot un appel des grands dirigeants économiques demandant à Netanyahu que soit conclu au plus vite un accord politique.  Cet appel précise que pas moins de 100 grands dirigeants du monde des affaires-incluant la présidente du groupe Strauss, Ofra Strauss, le directeur de Google-Israël, Meir Brant,  le fondateur d’AMDOCS, Maurice Kahan, le PDG de Bezeq, Avi Gabay, l’industriel Gad Proper, l’ancien ambassadeur aux USA , le professeur Itamar Rabinovitch, l’ancien ambassadeur au Nations Unies Dan Gillerman, les hommes d’affaires Rami Lévy, patron des supermarchés israélien hard discount, Yossi Vardi, Benny Landa  sont membres d’un groupe non politique qui se fait appeler B.T I (Breaking the Impass Initiative- L’Initiative pour Briser l’Impasse) qui rassemble des centaines d’hommes d'affaires israéliens et palestiniens souhaitant impulser un règlement politique. Selon eux, un accord politique sur la base de la solution à deux États est une nécessité vitale aussi bien pour les Israéliens que pour les Palestiniens. 

Le journal affirme que ces personnalités vont encore présenter à Netanyahou, une fois à Davos, la demande qu’ils lui avaient faite la semaine dernière: « si Israël veut une économie stable, un avenir meilleur marqué par une croissance continue de l’économie, il faudra arriver à des accords. » A l’appui de cette demande, ils précisent que « le monde commence à perdre patience» et que « le danger des sanctions contre Israël ne fait que croître et, à cet égard, il faut sans tarder saisir l’opportunité de l’arrivée de John Kerry dans la région». La mise en garde insiste sur le grand danger que constitue le boycott en Europe, qui a récemment pris une nouvelle ampleur avec la décision du plus grand fonds d’investissements hollandais de mettre fin à ses investissements en Israël. Il semble que la grande inquiétude porte surtout sur les dangers que courent les institutions israéliennes qui financent les projets de  colonisation en Cisjordanie.

Pour sa part, l'analyste économique du Yediot, Sever Plocker, met en relief, dans un article intitulé «Netanyahou, c'est  d’économie qu'on parle ! »,   le contraste entre la prospérité qui régnait à l’époque des accords d’Oslo et la situation économique actuelle, moins reluisante, marquée par la dégradation de la situation sécuritaire. Il remarque que les milieux dirigeants de l’économie ont désormais compris qu’ils ne peuvent plus rester les bras croisés. Et leur position n’est pas du tout celle de Netanyahou, qui soutient que la politique et l’économie doivent être traitées séparément et qu’Israël est capable d’assurer la prospérité même sans la paix avec les Palestiniens. Il s’agit là, souligne- t-il, d’une prise de conscience dans les milieux d’affaires qu’aucune relance économique n’est possible sans la paix, même si c’est une paix tronquée et dictée par le pragmatisme.  
 
Mais hier encore, dans un discours enflammé où il attaque les hommes d’affaire qui prônent ce point de vue, Neftali Bennet, tout en martelant que des accords sur la base de la solution à deux États attirerait de grands maux sur Israël, a appelé à faire la guerre à ceux qui, colportant la peur du boycott, veulent imposer la paix. À l’appui de son discours, des cartes, qui, selon lui, montrent qu’un État palestinien signifierait la destruction de l’économie israélienne. Et de poursuivre : «  Nous assistons ces derniers jours à des campagnes qui parlent de la pression croissante que subirait l’économie israélienne et prétendent que si Israël n’accepte pas de partager la terre et d’offrir la capitale aux Palestiniens, la pression deviendra insupportable. J’affirme que la réalité est tout autre. Nous devons comprendre une fois pour toutes,» met-il en garde, que la Judée et la Samarie (la Cisjordanie) dominent toute la région qui comprend  Tel-Aviv, Azraël et Herzliya, tous les grands lieux d’affaires d’Israël. Vous n’avez qu’à copier-coller : prenez Ashdod et mettez-la sur le centre de Tel-Aviv, prenez Sderot et collez-la sur Herzliya. Imaginez ce que serait Israël si un missile tombait chaque jour sur la rue Shenker à Herzliya. Demandez-vous ce qui arriverait si, juste une fois par an, un avion s’écrasait en tentant de se poser à Lod. Ce serait la destruction de l’économie israélienne. »
 
Cependant, le boycott d’Israël prend des formes de plus en plus concrètes et menaçantes. Le mois dernier, une association US regroupant 5000 professeurs d’université (American Studies Association) a annoncé son intention de boycotter les universités israéliennes. Et ce n’est là qu’un fait récent parmi d’autres qui menacent l’économie et l’activité scientifique israéliennes. Récemment, des dizaines d’entreprises israéliennes affectées par le boycott se sont réunies pour étudier cette situation. Et bien sûr, à leur ordre du jour figure l’estimation de leurs pertes et de celles qu’elles encourent face à la menace d’un retrait de leur sein des investissements étrangers, et qui touche surtout celles qui ont des liens avec les colonies.
 
Ce qui est clair est que les entreprises qui se sont installées dans la zone industrielle de Barkan, près de la colonie d’Ariel, en Cisjordanie, commencent à ressentir les effets du boycott au bout de quatre ou cinq ans, quand celui-ci a pris de l'ampleur par rapport au début, quand il était seulement promu par les secteurs pro-palestiniens. Aujourd’hui, depuis que l’Union Européenne a pris des résolutions à caractère contraignant, la menace est devenue encore plus grande. Et cette menace ne concerne pas seulement les entreprises implantées dans les colonies mais aussi  celles qui travaillent avec elles. Il semble que les milieux d’affaires israéliens sont en train de prendre conscience qu’il y a un consensus universel autour de l’idée que les colonies constituent un obstacle essentiel à la paix.
 

La zone industrielle de Barkan, près de la colonie d'Ariel, dans le Nord-ouest de la Cisjordanie



 





Courtesy of Tlaxcala
Source: http://www.manar.com/page-14364-ar.html
Publication date of original article: 21/01/2014
URL of this page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=11325

 

Tags: PalestineBDSIsraëlBoycott d'Israël
 

 
Print this page
Print this page
Send this page
Send this page


 All Tlaxcala pages are protected under Copyleft.